Auber sans la Peur
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COMITÉ DE VIGILANCE D'AUBERVILLIERS
CONTRE LES EXPULSIONS DES FAMILLES ET ÉLÈVES SANS-PAPIERS
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Le Comité de Vigilance d'Aubervilliers contre l'expulsion des familles et élèves sans-papiers a été mis en place en 2006 à l'initiat
ive de l'association du forum social d'Aubervilliers et de la mairie d’Aubervilliers, face aux situations de détresse exprimées par les familles de sans-papiers et leurs soutiens, confrontés au durcissement de la politique migratoires et à l'arbitraire de l'administration préfectorale.

Toutes les bonnes volontés y sont bienvenues, l'appartenance à aucun groupe politique ni association n'est requise.
Les soutiens peuvent résider hors de la commune. Faute des moyens nécessaires notre action se limite aux familles de la ville d' Aubervilliers et à celles ayant des enfants scolarisés sur la commune. Nous participons aussi aux actions départementales et nationales aux cotés d'autres associations ayants les mêmes objectifs . Pour les connaitre, visitez la page "Nos Alliés" en cliquant ici.

Réunion Hebdomadaire du Comité tous les jeudi soir, à 18h30
au Foyer Ambroise CROIZAT
166 avenue Victor HUGO
93300 Aubervilliers.
 
  (merci de ne pas venir avec les enfants en bas âge)
Affiche du Comité disponible
en cliquant ici
Imprimez et Diffusez-la
à Aubervilliers.

Composé à l'origine par quelques familles et leurs soutiens, nous avons, très vite, été rejoint par la plupart des familles de sans-papiers de la ville.
Face à l'espoir né de la circulaire Sarkozy de juin 2006, ordonnant aux Préfets d’examiner la situation des parents d'enfants scolarisés, de nombreuses familles ont fait appel à nous pour préparer leur dossier. Les soutiens, voisins, amis, enseignants de ces familles, qui les aidaient jusqu'alors individuellement dans leurs démarches se sont fait connaître et ont rejoint le comité. Chacun a découvert qu'il n'était pas seul, à Aubervilliers, à se battre contre l'administration, pour faire accéder ses familles à un statut légal. Pour beaucoup de sans-papiers habitués depuis des années à longer les murs et à rester très discrets sur leurs difficultés, ce fut une grande première de découvrir que des citoyens de la ville s'inquiétaient du sort qui leur était réservé et qu'il devenait maintenant possible de prendre la parole en public et d'enfin raconter les affronts subis et l'inquiétude ressentie en permanence.

Beaucoup de familles se lièrent d'amitié, découvrant soudainement que les parents des camarades de leurs enfants étaient aussi sans papiers, ce qu'elles ne soupçonnaient pas jusqu'alors.
Tout le monde ayant des choses à dire il nous fut bien difficile d'imposer des prises de paroles successives, et les premières grandes réunions du comité se firent dans un brouhaha sympathique, ponctués de fréquents rappels à l'ordre sans effets. Il fallait laisser s'écouler le flot des mots si longtemps tus.

Les premiers refus de séjour de la mi-août 2006 vinrent assombrir l'ambiance. Puis l'avalanche des invitations à quitter le territoire de la fin août et de septembre, alors que les enfants rentraient à l'école, fit naître quelques moments de révolte et de désespoir. Des familles s'étaient pour la première fois, signalées à la Préfecture, y laissant toutes leur coordonnées, elles craignaient maintenant d'être les prochaines cibles de la Préfecture. Elles n'avaient pas tort.

Les membres du comité de Vigilance prirent alors la décision de lancer un appel aux enseignants de la commune en vue de participer à la rédaction des 300 recours gracieux à la Préfecture qui devaient être rédigés dans les deux mois suivants le refus. La mairie d’Aubervilliers a mis tout en oeuvre pour nous aider dans ce travail, des élus et conseillers municipaux ont eux aussi prêté main forte; de nombreux enseignants de la ville ont rejoint le comité et rédigés de nombreux recours.

Les premiers Arrêtés de reconduite à la Frontière, suivis peu après des premières arrestations de parents, avec tentatives de soustraction des enfants dans les écoles, ont fait se resserrer le comité. Les nombreuses manifestations au départ d'Aubervilliers vers la Préfecture de Bobigny nous ont fait rencontrer beaucoup de monde dans la ville.

Parrainage en Mairie Aout 2006
De nombreux élus ont aussi pris part au comité, et nous ont particulièrement aidé au cours des accompagnements de familles en Préfecture et par leur participation aux manifestations lorsque la grande majorité des familles a été frappée d'Arrêtés de reconduite à la Frontière.
 Des cérémonies de parrainages des enfants d'Aubervilliers ont eu lieu en Mairie, dès 2006, sous la présidence du Maire de l'époque Monsieur le Maire Pascal BEAUDET qui a pris notre action très à coeur.
Les militants d'Aubervilliers, de la ligue des droits de L'homme, du MRAP, de la CGT, de la FSU etc...
 ont pris part aux initiatives du comité, et nous ont fait part de leur expérience.
 Le site www.auber-sans-la-peur.org a été créé par des bénévoles, sa mise à jour se fait sans aucun financement extérieur.
Antoine Avignon, président du Forum Social d’Aubervillierss’est investi entièrement dans ce combat.
Ses journées de travail furent très longues et son dynamisme mérite les éloges du comité.

Les enseignants d'Aubervilliers, en contact quotidien avec les familles nous ont rejoints en nombre. Ils étaient bien souvent les seuls confidents des familles et se trouvaient souvent désarmés face aux situations rencontrées.

En aout 2006, toutes les familles avaient déposé une demande de séjour en même temps, et avaient reçu le refus dans les semaines qui suivirent. Le Comité de Vigilance et toutes les bonnes volontés s'étaient mobilisées sans trève, pour parvenir à ce que la quasi totalité des familles puissent saisir à temps le tribunal administratif pour contester le refus de séjour.
De décembre 2006 à février 2008, plus de 100 familles ont été accompagnées au Tribunal Administratif de Cergy, par des membres du Comité de Vigilance.
Les dossiers que nous avons constitué ont été présentés aux avocats de permanence, le jour même de l'audience. Les familles ont pu enfin exposer leur situation familiale, et faire valoir leur droit au séjour.
Dans plus de 70% des cas, le juge a décidé d'annuler la décision de reconduite à la Frontière prise par la Préfecture, et a ordonné un réexamen de situation.  Une très grande partie de ces familles ont été ensuite régularisées.
Malheureusement plusieurs dizaines de familles n'ont pas eu la chance d'être convoquées au Tribunal Administratif, ce Tribunal étant débordé de requêtes en annulation des décisions de la Préfecture. De nombreux non-lieux à statuer ont été envoyés aux familles. Elles devront donc refaire une demande de séjour, et en cas de refus, saisir de nouveau le Tribunal. Les lois Ceseda en vigueur depuis 2007, leur imposent maintenant de faire un mémoire écrit, très argumenté sur le plan juridique, il est presque impossible, maintenant, de se passer d'un avocat spécialisé.

Venez avec nous.Le nouveau Maire d'Aubervilliers, Monsieur Jacques SALVATOR, élu en Mars 2008, nous a immédiatement assuré son soutien, en particulier lors des arrestations de parents de la ville.
Comme précédement, nous tenons informé régulièrement le Cabinet du Maire des multiples arrestations qu'ont subies les parents d'élèves de la ville, et même quelque fois les élèves jeunes majeurs.
Monsieur le Maire est intervenu à plusieurs reprises auprès des représentants de l'état en faveur de parents ou d'élèves menacés d'une reconduite imminente à la frontière.
Une grande cérémonie de parainage Républicain des enfants scolarisés de familles sans papiers a été organisée le 17 janvier 2009 en Mairie d'Aubervilliers.
176 certificats de parrainages ont été établis ce jour-là
en présence de nombreuses personnalités du département.
Lire le compte rendu ici

Aujourd'hui (2009) la vie familiale n'est plus qu'un critère de régularisation parmi d'autres, obtenir une carte de séjour vie privée et familiale est devenu exeptionnel. La Préfecture a pour mission de délivrer presque uniquement des "Cartes de Séjour Salarié", liées à l'embauche, et dont le renouvellement n'est pas garanti.
Le Comité de Vigilance est maintenant occupé à préparer avec grand soin, les demandes de séjour de ceux qui veulent tenter leur chance en Préfecture. Depuis 2007, tout refus de séjour est systématiquement accompagné d'une obligation à quitter le territoire.
Il est donc primordial de préparer soigneusement sa demande de séjour pour espérer pouvoir échapper à cette cruelle décision administrative.
La situation des parents frappés d'une obligation à quitter le territoire est particulièrement précaire, en cas d'arrestation ils peuvent être reconduits sans délai dans leur pays d'origine.
Le comité doit aussi faire face aux arrestations qui se succèdent sans relâche.
Nous devons alors nous mobiliser sur le champ, pour réunir le dossier de la personne concernée, et le faire parvenir au plus vite aux personnes décisionaires pour que la situation familiale puisse être considérée.
Notre but premier est d'éviter le placement en centre de rétention, toujours très traumatisant pour les parents et leurs enfants.
Si nous n'y parvenons pas, nous devrons tout faire pour éviter la reconduite effective d'un papa, d'une maman, ou d'un élève jeune majeur à la frontière. A plusieus reprises, nous avons dû affronter des situations très dramatiques.
Dans ces cas, l'action du Comité n'est peut-etre pas étrangère, au changement de destinée de quelques familles d'Aubervilliers.
Leur reconnaissance est la meilleure des récompenses.

Les membres du comité ont assisté aux audiences des tribunaux et ont visité des parents en centre de rétention, elles ont, là, pris conscience de ce que la loi française, combinée à l'acharnement administratif, pouvait imposer à des pères et mères de familles coupables d'avoir choisi la France pour assurer un avenir à leurs enfants.

Les nombreux parents que nous avons vu sortir de centre de rétention, étaient bien souvent méconnaissables, ravagés par le stress et l'insomnie.
Face à une telle détresse, les membres du Comité ont changés eux aussi et se sont renforcés dans leurs convictions d'agir pour que la France ne devienne pas le pays du mépris, berceau des conflits à venir.
 
Si vous pensez la même chose, venez nous aider.
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