Samedi
17 Janvier 2009
Parrainage Républicain à
partir de 16h en
Mairie d'Aubervilliers. Cérémonie
présidée par Monsieur le Maire d'Aubervilliers
A l'initiative du Comité de Vigilance
d'Aubervilliers contre l'Expulsion des Familles et Elèves Sans-Papiers, la municipalité vous invite
à la cérémonie
parrainage d'enfants scolarisés de familles sans-papiers
Plusieurs
centaines de familles d'Aubervilliers ne parviennent toujours pas à
obtenir leur régularisation administrative.
Leurs
enfants vont à l'école et vivent leur vie d'enfant d'Aubervilliers.
Quelquefois le père ou la mère de l'un ou l'autre est placé en garde à
vue, puis en rétention administrative. L'administration peut décider la
reconduite à la frontière.
C'est
alors
des jours d'angoisse pour la famille et les soutiens, qui doivent tout
faire pour éviter que la famille ne soit détruite. Les
enfants, même très jeunes, comprennent très bien que le sort de la
famille est en jeu.
L'absence
du parent peut aller jusqu'à 32 jours derrière les barbelés
et jusqu'à plusieurs années en cas d'expulsion effective. Les
parents qui
parviennent à sortir du centre de rétention sont toujours très choqués
par l'épreuve.
Le Comité de Vigilance
d'Aubervilliers contre l'Expulsion des Familles et Elèves Sans-Papiers
travaille pour la régularisation. Beaucoup
de familles ont ainsi pu accéder à une vie normale, sans la peur
permanente de l'arrestation. Beaucoup
reste à faire, rejoignez-nous !
Réunion
Hebdomadaire du Comité tous les jeudi soir,
à
la Bourse du Travail, 13 rue Pasteur à
Aubervilliers. 17h30
pour les soutiens, 18h30
pour les familles
Affiche
du Comité disponible en
cliquant ici Imprimez
et Diffusez-la
à Aubervilliers.
La salle des mariages était
comble ce samedi 17 janvier 2009. Les
familles étaient fort impressionnées de se voir conviées par les
autorités de la ville, à cette cérémonie publique.
Les parents ont eu pendant quelques heures le sentiment de ne plus être
clandestins
et d’être devenu citoyens à part entière. La hantise de l’arrestation a
été repoussée au loin, et chacun a pris place pour écouter les prises
de paroles successives. Monsieur le Maire, Jacques
SALVATOR
nous a rappelé les combats qui avaient été déjà été menés à
Aubervilliers lorsque la menace planait sur des familles étrangères à
d’autres époques, combats auquel il avait pris sa part. Monsieur le Sénateur Jack
RALITE
a lui aussi évoqué les combats anciens et les résultats obtenus par la
mobilisation des citoyens et des élus contre des politiques de mépris
des personnes. Monsieur le conseiller
régional Mouloud AOUNIT a lui aussi pris la parole. Les
travaux du Comité de Vigilance ont été présentés par Catherine ALLIER, et Antoine
AVIGNON,
président du Forum social d’Aubervilliers. Un hommage a été rendu à la
précédente municipalité, qui avait été à l’initiative des premières
cérémonies de parrainages de septembre 2006 des enfants des familles
déboutées en masse de la circulaire SARKOZY, qui laissait croire à une
régularisation des familles. De
nombreux membres de l’équipe municipale était aussi présents à la
tribune, dont Madame
Yacine DIAKITE adjointe chargée du Conseil Consultatif des Résidents
Etrangers de la ville.
Après les discours, est venu le temps de distribuer les Certificats de
Parrainage. Le tout
premier a été remis à la fille de Monsieur NICOLAS, alors que son papa
se trouvait en
rétention à BOBIGNY.
La maman très éprouvée avait tenu à paraître à la réunion, Monsieur le
Maire a ensuite pris soin de suivre particulièrement cette affaire.
A l’appel
de son nom, chacune
des familles est venue à la tribune pour se faire remettre très
officiellement par les personnalités présentes, un certificat de
parrainage pour chacun des enfants scolarisés. Nous avons
eu le
plaisir de voir des familles au complet, ce qui est rarement le cas
lors de nos réunions du jeudi, ou nous déconseillons de venir avec les
jeunes enfants. La fierté des enfants, et la
reconnaissance des parents nous récompensèrent de toutes
les heures passées à préparer ce parrainage. C’est dans une ambiance
très chaleureuse que la cérémonie s’acheva. 176 certificats de
parrainages ont été établis ce jour-là,
une partie des familles n’est pas venue les retirer en Mairie, mais
préfèrera le faire plus tard, lors de nos réunions. Mis à part les
étourdis qui ont oublié la date, nous savons que certaines familles
n’ont pas encore osé franchir le cap se faire connaître publiquement
comme étant sans-papiers. « Auber
sans la peur » reste un slogan d’actualité.
Comité de
Vigilance et équipe municipale ont échangés des remerciements
respectifs pour le bon déroulement de la cérémonie.
Aujourd'hui,
en France, accueillir,
accompagner, ou simplement aider une personne sans-papiers est devenu
un délit.
Supprimons
le délit de solidarité !
Objectif chiffré de reconduites à
la frontière pour 2010 : 28 000
Objectif chiffré d’interpellations d’aidants
pour 2010 : 5 500
(source : Loi de finances 2009)
Mercredi
8 avril 2009 à 13 heures, Place Saint Michel à PARIS
AVEC NOUS, MOBILISEZ-VOUS !
Le 18 février 2009, à 7H45, une
bénévole des « Restos du coeur » et de « Terre d’errance » est placée
en garde à vue.
Il lui est reproché d’avoir aidé des personnes en situation
irrégulière, notamment en rechargeant leurs téléphones portables, en
donnant de la nourriture et des habits aux migrants présents dans la
région de Calais.
Dans tout
le pays, de nombreux exemples similaires
touchent aussi bien des associations, des structures agréées par
l’Etat, leurs agents et les bénévoles dans les missions qu’ils assument
au quotidien, que des femmes et des hommes qui agissent par des gestes
d’humanité pour que des personnes dans la détresse retrouvent leur
dignité.
Ces cas
sont emblématiques du climat
d’intimidation visant à dissuader toute aide, tout geste de solidarité
et de fraternité, y compris familiale, envers des étrangers en
situation irrégulière. La France que nous aimons est celle
qui met en avant la solidarité et la fraternité plutôt que la peur des
étrangers.
Aujourd’hui,
la loi punit toute personne qui aurait, par aide directe ou indirecte,
facilité ou tenté de faciliter, l’entrée, la circulation ou le
séjour irréguliers d’un étranger en France (Article L622‐1 du Code
d’Entrée et de Séjour des Etrangers). Aucune distinction n’existe entre
des réseaux de passeurs qui prospèrent sur la détresse humaine et les
associations, ainsi que les personnes qui agissent par
solidarité et pour le respect des droits fondamentaux.
Nous,
associations, syndicats, partis politiques et citoyens signataires
déclarons que nous avons soutenu, soutenons ou soutiendrons des
étrangers en situation irrégulière pour préserver leurs droits, leur
dignité ou leur intégrité physique. Nous demandons à être
solidairement poursuivis pour ce délit et le déclarerons d’abord le 8
avril, devant les palais de justice et les préfectures.
La fraternité
érigée aux frontons de toutes les mairies de France ne doit plus être
réprimée.
Plusieurs initiatives venant de députés et de sénateurs le permettent
dans les prochaines semaines. C’est notamment le cas, dès le 30 avril,
lors d’un débat à l’Assemblée nationale.
Nous
exigeons que le délit de solidarité soit supprimé de notre législation.
Premiers signataires :
ACASEA/ Action Consommation/ ADDE (Avocats pour la Défense Des Droits
des Etrangers/ ADN (Association pour la
démocratie à Nice)/ Agir Ensemble pour les Droits de l'Homme/ ANPASE/
Association Toits du monde – Orléans / ATTAC/
ATD Quart Monde/ Cimade/ CLARA/ Collectif SDF Alsace/ Collectif Les
Morts de la Rue/ Comede / Emmaüs France/ FASTI/
Fédération Sud Education/ FNARS/ Forum Réfugiés/ France Terre d’asile/
FSU/ Gisti / Groupe Gauche démocrate et
républicaine assemblée nationale/ Groupe socialiste, radical et citoyen
à l'Assemblée nationale/ Homosexualités et
Socialisme/ ICEM ‐ pédagogie Freinet/ Information Solidarité Réfugiés/
La Pastorale des Migrants / L'Assemblée Citoyenne
des Originaires de Turquie/ Les Alternatifs/ Les Verts/ Le CRAN/ Ligue
des Droits de l’Homme/ Médecins du Monde /
Migration santé Alsace/ MPEF / MRAP/ Osiris/ Parti Communiste Français/
Parti de Gauche / Parti Socialiste/ Réseau
Chrétien immigrés/ RESF/ Revue Mouvements/ SALAM Nord‐Pas‐de‐Calais/
SOS Racisme / Syndicat des avocats de France/
Syndicat de la Magistrature/ Sud Education/ Terre d'errance/ Union
syndicale Solidaires/ Pétition
signée par le Comité de Vigilance d'Aubervilliers
contre
l'expulsion des familles et élèves sans papiers le 4 avril 2009
Ecoutez
la Chronique juridique d'Olivier Duhamel dans l'émission les matins de
France
Culture du 10 avril 2009.
La
Manifestation à Saint Michel Triste temps
pour une manifestation, le ciel gris est bas, la pluie
menace. La Préfecture
de Police a refusé le lieu initial qui était la Place
Dauphine, il a fallu se satisfaire de la place Saint Michel, un
triangle coincé entre deux larges rues, le troisième coté étant la
fontaine Saint Michel.
A
notre arrivée la place était déjà noire de monde, il n'y avait que
peu de pancartes et banderoles, mais presque tout le monde portait l'autocollant: "Aidant, je suis
prêt à être poursuivi".
Nous
sortîmes notre pancarte Auber Sans la Peur, qui attira aussitôt
les regards. Cantonné sur
cette petite place, la foule était très dense, il était
difficile de nous frayer un passage. Une estrade
avait été construite dos à la fontaine, des orateurs s'y
succédaient. Un sono
catastrophique, dans laquelle les bruits d'eaux de la fontaine
trouvaient leur chemin, rendait les discours inaudibles à tous.
Nous fîmes une tentative de nous approcher de l'estrade mais c'était
impossible, seuls les premiers rangs ont pu entendre quelque chose.
Une fois de plus nous avons pu tester l'efficacité de la pancarte, nous
fumes rejoints par des enseignants de la ville, et par des personnes
liées à Aubervilliers, à qui nous avons pu donner quelques
renseignements. Des
personnes, avec qui nous dialoguons par email depuis des mois, se
firent connaitre. La
composition de la foule était assez différente des
manifestations précédentes, nous n'avons vu que très peu de
sans-papiers, le manifestant type se rapprocherait plus tôt du français
moyen, un peu âgé, celui qui va à la Foire de Paris et passe l'été en
Bretagne.
Rares pancartes et très artisanales qui
prouvent que les participants
ne sont pas des professionnels de la manif, mais se sentent maintenant
concernés par les menaces que contient la loi française.
Un chef
d'entreprise en costume était aussi venu, content d'être avec
nous. Nous avions le sentiment que tous ces gens n'étaient pas
des habitués de l'agitation politique, ils préféraient discuter entre
eux,
plutôt que de crier des slogans. Nous avons eu
chaud au cœur de reconnaitre ici notre identité
nationale, la vraie, pas celle du Ministère.
Lire ici le témoignage de Pierre LAURET, mis en garde à vue:
Manifestation
unitaire le 2 juin 2009 à Bobigny
à l'appel de la Cimade 93 Répondez
à l'appel de la Cimade qui est forcée de quitter définitivement le
centre de rétention de Bobigny sur décision du Ministre Besson. La
mesure est pour l'instant suspendue par jugement du Tribunal
Administratif. Manifestation
maintenue le 2 juin 2009 à Bobigny : Pour
Aubervilliers le rendez-vous est à 17 h Place de la Mairie.
Appel à mobilisation le 2 juin
2009 Centres de
rétention : dehors ou dedans, nous restons aux côtés des étrangers !
A
partir du 2 juin 2009, la Cimade ne sera plus présente dans le centre
de rétention de Bobigny. Sa présence dans les centres de rétention, son
action d'accompagnement juridique des personnes retenues, sa prise de
parole publique indépendante, ses analyses et ses rapports nationaux
d'observation gênent les autorités de l'État. Sa mission pour la
défense des étrangers enfermés freine la machine à expulsion et gêne le
gouvernement et ses objectifs de quotas d'éloignement.
C'est
pourquoi le ministère de l'Immigration a décidé d'éclater une mission
associative nationale en huit lots partagés dorénavant par six
associations. Ce morcellement géographique supprime toute réelle
possibilité de vision nationale de la société civile dans ces lieux
d'enfermement. Plus grave, la mission a été redéfinie et réduit l'aide
à l'exercice effectif des droits des étrangers à une simple mission
d'information.
Mais les droits de l'Homme ne sont pas à vendre !
Il est ici question de libertés fondamentales, nous nous opposons à
cette logique marchande et à la mise en concurrence des associations.
Un tel dispositif n'est pas compatible avec le respect des droits des
personnes retenues et une parole citoyenne indépendante et cohérente.
En
1939, la Cimade a été créée pour agir en solidarité auprès des
populations déplacées et enfermées dans les camps d'internement. En
1984, elle entre dans les centres de rétention. Après 25 ans de
solidarité active et de soutien juridique apporté aux étrangers
enfermés dans tous les centres de rétention de France, la Cimade reste
fidèle à ses valeurs et à ses engagements. Ainsi, elle entend bien
continuer à aider tous les étrangers pour assurer l'exercice effectif
de leurs droits.
Associations,
syndicats, avocats, citoyens, à l’intérieur ou en dehors des centres de
rétention, nous continuerons avec la même détermination à aider les
étrangers pour la défense de leurs droits et de leur dignité. Dans les
permanences, dans les tribunaux, dans
les préfectures, dans la rue, dans les aéroports, nous poursuivrons nos
actions auprès des étrangers et de leurs familles.
Nous réaffirmons aux étrangers enfermés que nous ne les abandonnons
pas. Nous vous appelons
à vous rassembler avec nous le mardi 2 juin à 18h devant le centre de
rétention de Bobigny pour une manifestation solidaire afin
de réaffirmer aux étrangers
enfermés
notre soutien et notre vigilance, ainsi que notre attachement à
l’indépendance et à la liberté de parole des associations.
Une
initiative soutenue dans le 93 par : LDH 93, RESF 93,
Droits Devant !!, CGT 93, Solidaires 93, MRAP 93, les Verts 93,
Coordination 93 de lutte pour les sans papiers, L'Union des Comoriens
d'Aubervilliers pour la Solidarité, Comité de Vigilance
d'Aubervilliers,
Association des résidents de Michelet Bondy, Jacques SALVATOR (maire
d'Aubervilliers), le Vice Président du CG93, CGT éduc'action93, Les
alternatifs, Amoureux au ban 93, Secours catholique 93, Eliane Assassi
(sénatrice 93), Elisabeth Guigou (députée 93), IACD (Initiatives et
Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement), RAIDH,
Daniel Goldberg (député 93), le PCF 93, Pascal Beaudet (conseiller
municipal d'Aubervilliers), Jean-Jacques Karma (conseiller général
d'Aubervilliers), Gilles Poux (maire de La Courneuve), le 93 au coeur
de la République.
Soutiens
nationaux
: ACAT-France, ADDE, Amoureux au ban, Anafé, CCFD, Terre Solidaire,
CEDETIM, Comede, Emmaüs-France, Gisti, La Cimade, Fédération de
l'Entraide Protestante, Femmes de la Terre, Ligue des droits de
l'Homme, Mission Populaire Evangélique, MRAP, RAIDH, Réseau éducation
sans frontières, le Secours catholique, SOS Racisme, le Syndicat des
avocats de France, Syndicat de la magistrature, Terre d'errance.
La
Cimade 93 • 1, boulevard de Gourgues 93600 Aulnays-sous-Bois • tél. 01
48 66 62 68 • der.aulnaylacimade.org
La
Cimade est une association de solidarité active avec les migrants, les
réfugiés et les demandeurs d'asile. Avec ses partenaires à
l'international et dans le cadre de ses actions en France et en Europe,
elle agit pour le respect des droits et de la dignité des personnes.
La Cimade, service œcuménique d'entraide, est une association régie par
la loi de juillet 1901. SIRET 775 666 597 00049 SIÈGE
64, rue Clisson 75013 Paris TÉL
01 44 18 60 50 FAX
0145560859 E-MAIL
infoslacimade.org
SITE
www.lacimade.org
Pour
télécharger et imprimer l'appel de la Cimade cliquez-ici
vous y lirez aussi l'historique du centre de
rétention de Bobigny A
lire aussi, mais distribution maintenant interdite aux retenus:
Lettre
ouverte de la Cimade
aux
personnes enfermées dans les
centres de rétention
A partir du 2 juin 2009,
nous ne serons plus présents à vos côtés dans le centre de rétention de
Bobigny. Comme dans 14 centres de rétention en France, le ministère de
l'immigration
a en effet décidé de nous retirer cette mission associative nationale
et de la
diviser en huit morceaux partagés entre sixassociations.
Ce
choix du gouvernement
est clairement dirigé contre l'action de la Cimade en rétention et
contre vos
droits : notre action pour la défense des étrangers enfermés freine la
machine
à expulsion et gêne le gouvernement et ses objectifs de quotas
d'éloignement.
En
effet, depuis 25 ans,
la Cimade n'a cessé d'aider les étrangers enfermés par la rédaction de
recours
devant les tribunaux et de saisines individuelles en direction des
administrations compétentes. Nous avons eu à cœur de développer un
travail de
relations avec vos familles, vos avocats et l'ensemble de vos soutiens
associatifs et syndicaux. Nous avons assumé la rédaction de rapports et
de
communiqués de presse pour alerter l'opinion publique sur les pratiques
administratives et les drames humains créés par la politique du chiffre.
Contraints
par le
gouvernement à quitter le centre de rétention de Bobigny, nous vous
promettons
de développer d'autres moyens d'action pour vous accompagner dans vos
démarches
avec la même déterminationet
témoigner
publiquement de vos situations et de vos conditions d'enfermement.
Nous,
bénévoles et
salariés de la Cimade, intervenants en centre de rétention, tenons à
vous
manifester plus que jamais notre solidarité et notre soutien.
Dehors
ou dedans, nous ne
vous abandonnons pas et restons auprès de vous conformément aux valeurs
et aux
engagement de la Cimade depuis son origine en 1939 pour agir en
solidarité
auprès des populations déplacées et enfermées.
Pour
télécharger et imprimer la lettre ouverte de la Cimade aux
retenus: cliquez-ici
(distribution maintenant interdite aux retenus)
Pour
en savoir plus sur les procédés utilisés par le Ministre BESSON, lisez,
sur le site de la cimade:
Le
tribunal Administratif a décidé, le 30 mai 2009, de suspendre la mesure. Le
ministre prolonge de 3 mois la mission de la Cimade. Mais
il n'a pas renoncé pour autant, la réforme est toujours en cours. Plus
que jamais il est important de venir nombreux, ce 2 juin 2009 à Bobigny: Pour
Aubervilliers le rendez-vous est à 17 h Place de la Mairie. Communiqué Cimade 93 du 2
juin 2009:
Bonjour,
Comme
vous le savez certainement déjà, le Tribunal Administratif a décidé
samedi de suspendre l’application des contrats signés par Eric Besson.
En attendant le jugement au fond du juge administratif sur la légalité
de l'appel d'offre et la décision du Conseil d'Etat sur la légalité du
décret, le ministre a proposé à la Cimade de prolonger sa mission en
rétention pour une durée de trois mois.
Cette décision du
tribunal administratif imposant la suspension de la procédure est une
victoire importante pour l'action associative et pour les étrangers,
d'autant plus qu'elle porte sur le fond et plus particulièrement sur la
notion d’accès effectif des étrangers à leurs droits.
Cependant,
malgré ce revers imposé au ministre par la justice, la reforme du
Ministère est toujours en cours : il n'a jamais été question pour
celui-ci de remettre en cause la procédure d'appel d'offre, la
marchandisation du droit des étrangers et l'éclatement de la mission de
défense des étrangers en rétention.
La mobilisation prévue le
2 juin est donc plus que jamais d'actualité afin de réaffirmer haut et
fort notre solidarité et de défendre, ensemble, une défense effective
du droit des étrangers en rétention.
Le
jugement du Tribunal Administratif est disponible ici
27 pages à télécharger cliquez-ici
Manifestation du 2 juin 2009 au
centre de rétention de bobigny
Partis
d’Aubervilliers, nous sommes arrivés en avance à la station Pablo
Picasso à Bobigny. Après
quelques minutes d’incertitude, ou nous pensions être seuls, nous fumes
soudainement entourés par une troupe sortie du métro, parmi laquelle
nous reconnaissions les têtes habituelles des militants du 93. Après
avoir déroulé les banderoles et emmanché les pancartes, mégaphone en
tête nous sommes partis vers le parvis de la Préfecture, bien que le
rendez-vous soit à l’opposé à l’Hôtel de Police. Il était difficile de
retenir les sans-papiers présents, pour qui la préfecture restera
toujours la destination d’une manifestation à Bobigny. Après
un petit tour sur le parvis, nous sommes passés en bas du bâtiment des
étrangers, dont l’entrée est en travaux. La pose d’un auvent pour
abriter ceux qui font la queue serait-elle enfin en cours de
réalisation ? Après
un court parcours nous avons rejoint le rassemblement devant l’Hôtel de
Police rue Carency. La place était déjà pleine de monde. Après
la reprise en cœur des slogans habituels, des prises de paroles ont eu
lieu qui toutes soulignés le rôle primordial que joue la Cimade pour
aider les retenus à faire valoir leur droits face aux décisions
administratives arbitraires et cruelles qui les frappent. Il a bien été
souligné que le sursis accordé le 30 mai, par le tribunal administratif
n’était qu’une péripétie dans la bataille judiciaire, et que l’objectif
du gouvernement restait de restreindre toujours plus les possibilités
de recours des étrangers enfermés, au mépris des droits de l’homme, des
droits de l’enfants et autres textes de lois signés par la France. Les
tribunaux administratifs, saisis dans l’urgence, jugent bien souvent
que les décisions de l’administration sont illégales. Plutôt que de
rejoindre la légalité, l’option choisie semble plutôt celle de réduire
encore les possibilités de recours. Sous
l’œil de quelques policiers en tenue, qui ont cru utile de suspendre
des flashballs à leur ceinturon, l’assistance s’est montré très
attentive aux discours. Au dessus de l’assemblée les fenêtres de
l’Hôtel de Police s’entrouvraient, puis se refermaient. L’indifférence
semblait être la consigne, mais la curiosité était parfois plus forte. Le
récit d’une expulsion d’un jeune kurde par un militant de la Cimade a
ému tout le monde. Parmi les intervenants se trouvait Madame le Maire
de Bobigny. Sous un ciel
totalement bleu, le soleil tapait dur. La présence de
nombreux sans-papiers imposait un départ groupé. Nous
sommes passés sous les sinistres façades du centre de rétention en
espérant avoir été entendu des retenus. Puis escortés par un véhicule
de Police nous avons rejoint le Métro. La presse indiquait
le chiffre de 100 à 150 participants à Bobigny et plusieurs centaines à
Paris.
Comme
chaque année, le Comité était présent à la fête réunissant
toutes les associations d'Aubervilliers. Nous avons passé la
journée à exposer nos travaux, et expliquer notre démarche. Bien peu de
Français et d'étrangers régularisés ont conscience de l'adversité que
les sans-papiers ont à affronter de nos jours. Pour
beaucoup, il est inconcevable que l'état français puisse décider de
reconduire à la frontière des pères de familles, en France depuis 10
ans et plus, et qui font vivre leur famille. C'est pourtant les
décisions qui sont prises, bien souvent, par les Préfectures, à l'issue
d'une garde à vue. Nous
avons eu la visite de Monsieur le Maire, qui a été très remercié par un
papa, sorti de rétention grâce à nos efforts conjugués.
MANIFESTATION le dimanche 29 Novembre 2009 à Paris 14h30 au Métro LUXEMBOURG
NON à une immigration jetable
Des enfants arrêtés
Des bébés en centre de rétention
Des familles et des couples séparés
Des lycéens et des étudiants forcés d’arrêter leurs études
Des malades privés de soins des exilés pourchassés
Des travailleurs qui cotisent et n’ont aucun droits sociaux
Une main-d’oeuvre immigrée maintenue volontairement dans la précarité
Quotas d’expulsion, quotas de délits de solidarité, fichage,
appels
à la délation, traitement arbitraire et suspicion à tous
les niveaux de l’administration, contrôles au faciès, enfermement, ...
Les
politiques d’immigration française et européenne désignent les
étrangers comme une menace. Elles orientent nos sociétés vers une
xénophobie d’Etat. Sous couvert de défendre une prétendue
identiténationale, elles incitent au racisme et au repli communautaire.
Elles
sont utilisées pour aggraver les régressions sociales dirigées contre
toutes et tous. L’instrumentalisation politique des questions
d’immigration entraîne nos pays sur des pentes dangereuses. La
France ne respecte pas ses engagements comme signataire de la
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Convention
Européenne des Droits de l’Homme, de la Convention Internationale des
Droits de l’Enfant, des textes qui défendent et protègent le droit de
toutes et tous.
Nous n’acceptons pas les politiques commises en notre nom ! Nous voulons l’égalité des droits ! Pour une politique de l’immigration respectueuse des droits fondamentaux
Soyons nombreux pour dire NON Imprimez et distribuez le tract: