Auber sans la Peur
Nouvelles
de 2006




COMITÉ DE VIGILANCE D'AUBERVILLIERS
CONTRE LES EXPULSIONS DES FAMILLES ET ÉLÈVES SANS-PAPIERS
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JOURNAL du COMITÉ de VIGILANCE d'AUBERVILLIERS
contre l'expulsion des familles et élèves sans papiers.
Année 2006.
20/ 06/2006
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Demande des élus d'Aubervilliers, auprès du réseau éducation sans frontières, de la ligue des droits de l'homme, de la Cimade, et autres organisations de défense des sans papiers, en vue d'organiser une réunion d'information suivie d'un parrainage des enfants des familles d'Aubervilliers menacées d'une reconduite à la frontière, qui se sont confiés à des citoyens d'Aubervilliers, des enseignants ou des élus.
26/06/2006 Première réunion d'information, pour les familles de sans papiers d'Aubervilliers, venues en nombre dans la salle des mariages de la Mairie, accompagnés de nombreux parrains. Prise de parole des membres du réseau éducation sans Frontière, de la ligue des droits de l'homme, de la Cimade, et autres organisations à propos de la situation nouvelle créée par la Circulaire du 13 juin, diffusée à tous les Préfets par le ministre de l'intérieur, proposant des aides financières au retour, et laissant entendre que les familles qui refuseraient cette aide et remplirait certains critères,  verraient leur situation réexaminée avec bienveillance.
Beaucoup d'interrogations sont posées face à l'opportunité qui se propose et aux risques  que courent les familles à se signaler auprès de la Préfecture et à y être convoqués.
Certains critères de la circulaire étant très flous, leur appréciation dépendra beaucoup des consignes que les fonctionnaires recevront du ministère. Rien ne laisse croire à un changement de point de vue du ministre vis à vis des étrangers.
Parrainage en MairieLes élus prennent eux aussi la parole. Le discours du Maire d'Aubervilliers, Pascal BEAUDET est très émouvant, il est suivi par le parrainage des nombreux enfants présents auxquels les parrains et les élus remettent un certificat de parrainage nominatif, par lequel ils s'engagent à veiller sur eux. Il est annoncé la création du Comité de Vigilance d'Aubervilliers contre l'expulsion des élèves sans papiers. Le comité et la Mairie mettent en place un numéro d'appel d'urgence à disposition des familles, en cas d'arrestation ou de tentatives d'arrestation. Le comité annonce qu'il se réunira chaque semaine pour faire le point.

Juillet 2006
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 Le comité organise le parrainage des enfants de sans papiers de la commune d'Aubervilliers par des citoyens et des élus et apporte tout son soutien aux familles, qui remplissant les critères énoncés, et doivent préparer leur dossiers en vue d’examen en Préfecture. De nombreux accompagnements de familles sont faits en Préfecture à la demande de celles-ci qui craignent d’être l’objet d’intimidations ou de manœuvres visant à leur refuser l’accès au séjour.
20/07/2006 Alerte retransmise par le Réseau Education sans Frontières qui signale qu'Aminata DIALLO, lycéenne malienne de 19 ans de Sarreguemines est en cours d'expulsion.

Cette jeune fille est née à Aubervilliers mais elle a passé son enfance au Mali avant de revenir pour passer son bac et poursuivre ses études en France chez son oncle.
Elle est parrainée par le Maire d'Aubervilliers. Elle était en rétention à Strasbourg depuis 15 jours, la Police de l'Air et des Frontières de Moselle l'a extraite du centre de rétention pour la placer dans un avion à destination de Roissy. Elle doit être expédiée à Bamako dans l'après-midi.

Cette reconduite l'empêchera de faire valoir les droits au séjour. La naisance à Aubervilliers avant les lois Pasqua, aurait pu être l'argument clef d'une procédure qu'elle ne peut mener depuis le Mali. Un appel à tous les parrains et soutiens est lancé, pour se rendre immédiatement à Roissy pour tenter d'empêcher l'expulsion.
Le comité de Vigilance, les membres du Réseau Education sans frontières et de nombreuses autres associations, se rendent à l'aéroport et expliquent la situation à chacun des passagers en attente d'embarquement. La grande majorité des passagers nous offre son soutien et promet de tout faire pour empêcher le décollage, tant qu'Aminata ne sera pas débarquée. Des numéros de portables sont échangés, afin que nous puissions savoir ce qui se passe dans l'avion. Un parlementaire et de nombreux élus sont venus. La police, présente en très grand nombre, nous tient en respect et laisse planer le doute sur la présence de la lycéenne à bord. Les passagers les plus vindicatifs sont menacés d'être débarqués et de perdre ainsi le prix du voyage.
Les compte rendus que nous avons depuis l'avion sont flous et contradictoires un prétendu membre de l'équipage, joint au téléphone, nous affirme qu'Aminata n'est pas dans l'avion.
L'avion décolle avec bien du retard. Une fois en l'air, la police de l'aéroport nous annonce qu' Aminata se trouve dans l'appareil et que leur mission a été pleinement remplie.
Nous rentrons amers à Aubervilliers. 


LIBERATION QUOTIDIEN : Vendredi 21 juillet 2006 - 06:00 Par Catherine COROLLER
Retour au Mali sans détour pour Aminata, 19 ans
Née à Aubervilliers, la jeune fille a grandi en Afrique. Elle était revenue en France l'an passé pour passer le bac. Et était hébergée par son oncle.
Sarkozy n'a pas cédé. Aminata Diallo, lycéenne malienne de 19 ans, a été expulsée hier de Roissmako (Mali) par le vol Air France 796. Née à Aubervilliers, cette jeune fille a passé son enfance au Mali, avant de revenir en France en août 2005 pour s'inscrire en terminale à Sarreguemines (Moselle) chez son oncle. Sans papiers, elle a été placée le 5 juillet en centre de rétention à Strasbourg. Aussitôt, la mobilisation s'est organisée. Pour le Réseau éducation sans frontières (RESF), Aminata Diallo doit bénéficier de la circulaire Sarkozy du 13 juin qui prévoit la régularisation de certains sans-papiers scolarisés.
Hier, après l'expulsion de la jeune fille, le ministère de l'Intérieur a répondu dans un communiqué qu'Aminata n'est «arrivée dans notre pays qu'en août 2005, sous couvert d'un visa de tourisme qui ne l'autorisait à séjourner en France que pour une période de trois mois. Inscrite dans un lycée, elle s'est maintenue illégalement sur le territoire et, au demeurant, a échoué aux épreuves du baccalauréat» .
Soutiens. Depuis son interpellation, les appels à la clémence se sont multipliés. Le 12 juillet, les élus d'Aubervilliers ont organisé un parrainage d'enfants sans papiers scolarisés, dont Aminata. Hier, Marie-George Buffet (PCF) et François Hollande (PS) ont écrit à Sarkozy pour lui demander de «surseoir» à cette expulsion. «Le ministère de l'Intérieur a pris note des interventions de diverses personnalités» , répond la Place Beauvau, mais «rien ne s'oppose à ce que, en vertu de la loi, mademoiselle Diallo soit reconduite dans son pays d'origine.»
Jusqu'au bout, les associations ont bataillé pour éviter l'expulsion. Hier, RESF avait donné rendez-vous à ses militants à Roissy pour tenter d'empêcher le départ de l'avion. Egalement présents, des responsables de la CFDT Air France et des militants CGT. Les militants interpellent les voyageurs : «N'attachez pas vos ceintures !»  «Allez aux toilettes, n'en sortez plus, et dites que vous avez mal au ventre» , conseille un syndicaliste. Les passagers sont plutôt coopératifs, plusieurs laissant leur numéro de portable pour pouvoir raconter ce qui se passe dans l'avion. Un bagagiste affirme à Mouloud Aounit, président du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap), que lui et ses collègues vont tenter de retarder le départ de l'appareil. Le portable d'un syndicaliste sonne : un camarade a parlé au commandant de bord : «Il dit que si c'est le bordel dans l'avion, il sort tout le monde.» Le moral des troupes remonte.
Puis une rumeur se propage : des «gens» rappelleraient aux passagers les sanctions auxquelles ils s'exposent s'ils empêchent le décollage de l'appareil (une lourde amende). Le moral chute. Contactés sur leur portable, certains passagers décrivent un soulèvement dans l'avion. D'autres affirment que la place d'Aminata Diallo est vide.
22000 euros ? L'avion décolle. Les militants s'interrogent : la lycéenne était-elle à bord ? Un responsable dey vers Ba la police de l'air et des frontières le confirme. Coût de l'opération pour le ministère de l'Intérieur, selon les syndicalistes d'Air France : 22 000 euros. Soit 1 500 euros l'aller simple pour Bamako pour chacun des trois expulsés (Aminata Diallo et deux autres), et 2 500 l'aller-retour pour chacun des sept membres de l'escorte.

22/07/2006 Nous apprenons par un couple d'amis de la famille Jiang, que Monsieur et Madame Jiang, demeurant à Aubervilliers, ont été arrêté à la faveur d'une intervention de l'inspection du travail dans un atelier clandestin de confection. Monsieur Jiang a été expulsé en Chine, et sa femme le sera dans la journée. Le couple d'amis nous présente l'enfant Huahua Jiang, que ses parents ont préféré laisser en France, plutot que d'être expulsés avec lui.
Il est âgé de 10 ans et est scolarisé dans la commune.
L'enfant est caché à Aubervilliers. Il nous est très difficile d'intervenir si tardivement et nous ne pouvons empêcher l'expulsion de sa maman.
L'enfant se retrouve donc seul à Aubervilliers, pris en charge provisoirement par les amis de la famille. Nous prenons les dispositions nécessaires pour garantir sa sécurité et tenter de remedier au traumatisme subi.
Nous aprendrons ultérieurement que son père a été emprisonné à son arrivée en Chine, être expulsé étant considéré comme un délit .

23/07/2006 Nous apprenons qu'une lycéenne, habitant Aubervilliers, se trouve en rétention après avoir été interpellé là où elle effectuait un job d'été. Il s'agit d' Aminata (et oui, encore…) Sambou, lycéenne à L. Michel (Epinay sur Seine).

Malienne, née en 1987, elle a 19 ans. Elle est en France depuis quatre ans (août 2002), date à laquelle elle a été placée par sa maman auprès de son frère, résident en France, lors de la séparation des parents. Suivie par le collectif Resf de son lycée, elle avait rendez-vous le 16 août à la préfecture de Seine Saint-Denis ! C’est donc une lycéenne en cours d’études et qui pouvait espérer une régularisation qu’on cherche à expulser.

retour Expulsion de la lycéenne albertivillarienne Aminata Sambo, elle est extraite du centre de rétention devant ses copines en larmes pour être conduite sous bonne escorte à Roissy, puis vers le Mali.

26/09/2006
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Nous apprenons en cours de matinée que de nombreuses forces de Police sont déployées à Aubervilliers et que des arrestations de parents d’élèves de l’école Anne Sylvestre sont en cours. Les enseignants gardent les enfants à la cantine, et espèrent que leurs parents pourront revenir les chercher le soir. Un contrôle URSAFF dans un atelier clandestin de la rue Henri Barbusse, tourne à la course poursuite sur les toits. Un travailleur tombe dans la cour de l’école Jules Guesde, la police entre dans l’école pour l’interpeller. Les pompiers appelés à son secours ont du tenir tête à la police qui tentait de l'arrêter en dépit de ses blessures.

Les enfants et enseignants témoins sont profondément choqués.

Des collégiens ont vu un de leur camarade embarqué dans une voiture de Police alors qu’il regagnait son domicile.

Un rassemblement spontané et massif des élus, des enseignants, des élèves, des associations et de nombreux citoyens de la commune se forme devant l’Ecole Anne Sylvestre puis se dirige ensuite vers l’école Jules Guesde.

18/10/2006
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Nous sommes très occupés sur les recours et les aprf... beaucoup de personnes solidaires prennent en charge l'accompagnement des familles pour les recours mais nous devons aussi les traiter avant l'envoi... environ 100 recours sont déjà partis ou partent...

23/10/2006

Nous préparons la manifestation du 25 Octobre à la Préfecture.
Tract diffusé au Métro 4 Chemins, et à la sortie des écoles.
Nous sommes très occupés par les recours : 120 réalisés...
L'élargissement de la mobilisation des soutiens a pu vraiment aider... mais il reste 280 recours à écrire... et les aprf tombent en nombre...

28 et 29/10
et  01/11/06

Trois journées non-stop de rédaction des recours, par tous les soutiens disponibles. Les familles se succèdent tout au long de ces 3 jours, nous faisons le tri des pièces et rédigeons un recours adapté à chacun des cas. A l'issue des trois jours nous parvenons à rédiger le dernière recours dans le délai de deux mois après le refus qui nous était imposé par la Préfecture.
Nous voulons espérer que ces recours seront lus, et que la Préfecture découvrira la qualité des dossiers présentés et reviendra sur le refus.

L'espoir est grand dans les familles, bien qu'elles soient maintenant très nombreuses à être touchées par des arrêtés de reconduite à la frontière, avant meme que le délai de recours de deux mois n'ait expiré.

30/10/2006

Nous apprenons l'interpellation de Madame Huang, mère de deux enfants dont un scolarisé à Aubervilliers, l'autre n'ayant que 14 mois. Le père et les enfants sont actuellement cachés à Aubervilliers. Nous ne savons pas ou Madame Huang est détenue.

31/10/2006 Nous parvenons à localiser Madame Huang, la ligue des droits de l'homme propose un avocat qui est accepté par la famille. Madame Huang doit être présentée devant le juge de la détention et des libertés au Palais de Justice de Paris. La conseillère Liliane Ballu se porte garante de Madame Huang. Grâce au savoir faire de l'avocat, Madame Huang sort libre du Palais de Justice. Sur le trottoir, nous sommes rejoints par son mari qui est très ému et nous invite à déjeuner. Madame Huang est assez traumatisée, elle a passé 2 nuit au dépôt, dans une cellule équipée de deux lits pour trois personnes, alors qu'a quelques mètres des touristes, s'extasient sur le charme de l'Ile de la Cité.
Paris by night, sans les mêmes souvenirs.
Sans comprendre le chinois, je crois deviner que la patronne du restaurant accorde une forte remise à Monsieur Huang, elle sait comme nous qu'il s'est déjà endetté pour payer l'avocat.

08/11/2006
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Nous apprenons l'interpellation de plusieurs parents dans un atelier clandestin à La Courneuve.
Au moins deux familles albertivillariennes sont concernées. La garde-à-vue a pris fin ce matin et, malgré nos interventions et le conseil d'un avocat, les parents ont été enfermés au centre de rétention de Bobigny pour les hommes et du Mesnil-Amelot pour les femmes.
 
09/11/2006 Nous en savons plus sur les interpellations à La Courneuve. Il s'agit de trois couples d'Aubervilliers, le père et la mère ont été arrêtés ensemble, car ils travaillaient cote à cote dans le même atelier, un papa de La Courneuve a aussi été arrété. La police n'a pas tenté d'enlever les enfants dans les écoles, ils ont été pris en charge par de la famille et sont maintenant cachés en ville. Les couples ont été séparés, les femmes sont au centre de rétention du Menil Amelot, les hommes à Bobigny.
Deux couples ont des enfants scolarisés à Aubervilliers, l'autre couple a un bébé de deux mois.
La maman cherche à tout prix à protéger son bébé, et nie tout d'abord avoir un enfant, pour que la police ne se mette pas à sa recherche. Une fois l'enfant en lieu sûr, nous faisons parvenir le certificat de naissance, dans l'espoir de faire libérer la mère.
Nous sommes en contact avec la Cimade, présente dans le centre de rétention, et lui faisons parvenir les recours et les requêtes en annulation d'Aprf que nous avions déjà fait pour une partie des familles.

10/11/2006 Audiences devant le juge des libertés et de la détention pour les couples arrêtés à La Courneuve.
Les hommes serons jugés à Bobigny, les femmes à Meaux aux mêmes heures. Il nous est impossible d'être aux deux endroits à la fois. Nous décidons de nous rendre tous à Bobigny pour soutenir les parents. Nous exposons brièvement les cas aux avocats commis d'office. La mobilisation a dépassé nos espérances, la salle est pleine de monde, l'audience se déplace vers une plus grande salle, mais bon nombre de personnes  doivent rester debout. Nous sommes un peu inquiets de voir tant de sans papiers dans la salle, d'autant plus que des renforts de police arrivent pour faire face à d'éventuelles manifestations de mécontentement. Nous reconnaissons dans la foule, le bébé de deux mois, dont les deux parents ont été arrêtés, qui a été naïvement amené par la famille qui pensait que sa mère pourrait le voir et l'allaiter. Nous procédons immédiatement à son évacuation discrète. A midi, nous conseillons aux sans-papiers de quitter les lieux, sans attendre la fin des audiences. L'après midi les audiences se poursuivent dans un climat plus serein, et sans qu'aucune arrestation ne soit à déplorer. Un avocat commis d'office nous fait faux bond, pour partir en week-end, il doit être remplacé au pied levé, sans que nous puissions transmettre les informations sur le cas de la famille.
A l'issue de l'audience, deux pères sont libérés et assignés à résidence chez eux jusqu'à la toute prochaine audience du Tribunal Administratif. Le père du bébé est maintenu en détention. Les trois mères, par contre, jugées à Meaux sans soutiens ont été maintenues en détention.
13/11/2006 Audience devant la cour d'appel de Paris pour les trois mamans.
Des membres du comité, conseillère municipale et élu, sont présents.
Grâce à l'habileté de l'avocat choisi par les familles, deux mamans sont libérées et peuvent retrouver leurs enfants. Les couples n'ont plus de passeport et sont assignées à résidence, sauf une mère libérée pour vice de forme.
Seul, un couple, mari et femme, restent en rétention. Nous nous faisons beaucoup de souci pour eux.
Leurs enfants, 14 et 18 ans, vivent cachés à Aubervilliers, il leur a été conseillé de ne pas rester au domicile familial.  
17/11/2006 Audience devant le Tribunal Administratif pour requête en annulation d'Arrêté de Reconduite à la Frontière pour le père détenu. Les élèves et enseignants du collège Diderot et du lycée d'Alembert, ou sont scolarisés les parents sont venus en nombre assister à l'audience.
Le juge découvre que la mère a été elle aussi arrêtée, il doit même l'apprendre à l'avocat de la Préfecture, qui  n'en n'a meme pas été informé par sa hiérarchie. Le juge exige que les deux parents soient jugés ensemble, il ordonne que lui soit présentée la maman. Une escorte va la chercher au centre de rétention.
L'audience est très éprouvante pour les jeunes élèves présents.
Le juge semble confirmer l'arreté de reconduite à la frontière.
22/11/2006 Les deux parents sont libérés et assignés à résidence, pour pouvoir dire au revoir à leurs enfants, avant de les laisser seuls en France. Ils sont régulièrement convoqués au commissariat, et pourrons être reconduits en Chine, dès que le ministère de l'intérieur le décidera.
Les enfants s'apprêtent donc à vivre seuls en France, sans le soutien de leurs parents. L'avenir de leur scolarité est très compromis.
23/11/2006 Monsieur Yu d'Aubervilliers a été arrêté à son domicile ce matin ...Il était assigné à résidence depuis une dizaine de jours suite à sa première rétention.  Il s'agirait d'un contrôle; le commissariat de Bobigny nous informe qu'il ne se serait pas présenté à l'embarquement il y a quelques jours . Madame et le bébé n'ont pas été emmenés.

24/11/2006 Nous apprenons la libération de Monsieur Yu, sans en savoir  la raison, ni si ce qui lui a été reproché est vrai.
25/11/2006 Précisions sur le cas de la famille YU.
Monsieur YU, père d'un enfant de 2 mois est assigné à résidence à Aubervilliers, il doit se présenter régulièrement aux autorités, qui sont susceptibles d'un jour à l'autre de le conduire à l'aéroport.
Il laissera alors sa femme et son bébé derrière lui, à Aubervilliers.

 04/12/2006
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Monsieur ZHU  père de deux enfants scolarisés a été arrêté à Reims sur son lieu de travail.
Sa femme se retrouve seule à Aubervilliers avec les enfants, elle est désemparé et n'a même pas les moyens  de lui rendre visite en centre de rétention. Nous n'avons aucune nouvelle du parcours juridique que suit Monsieur ZHU. Madame Zhu n'a pas les 3000 € demandés par l'avocat et ne peux qu'espérer en la providence pour revoir son mari.

 05/12/2006 Monsieur ZHU est libéré
Monsieur ZHU, après 15 jours de rétention a été libéré (monsieur Zhu n'a pas été assigné à résidence, il conserve donc son passeport) ... il retrouve sa femme et ses deux jeunes enfants dont l'un est scolarisé ... Monsieur et Madame sont en ce moment avec nous et remercient le comité et la mairie du soutien actif apporté dès la garde-à-vue ...
12/12/2006 Toutes premières convocations pour audiences au Tribunal Administratif, suite à nos requêtes en annulation d'arrêtés de reconduite à la frontière. Six couples d'Aubervilliers sont convoqués dans deux jours, nous préparons dans l'urgence totale les compléments de requêtes, afin de mettre les pièces à disposition des avocats commis d'office.
14/12/2006

Nous nous rendons en très grand nombre au Tribunal  Administratif, accompagnés d'enseignants et d'élèves, camarades des enfants des parents convoqués. La Mairie a la gentillesse de nous fournir un car. Des élus et conseillers municipaux nous accompagnent.
28/12/2006 Nous avons maintenant tous les résultats des audiences du 14 décembre, au Tribunal Administratif:
  • APRF abrogé par la Préfecture avant l'audience pour un couple
  • APRF annulés par le juge pour trois couples, la Préfecture est invitée à réexaminer la situation des familles.
  • APRF confirmés pour deux couples.
Le délai d'appel est de un mois, rien de garanti pour l'instant. Nous espérons que la Préfecture sera clémente pour ces familles.

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