Auber sans la Peur
Les parents en captivité
ou assignés à Résidence.
     
COMITÉ DE VIGILANCE D'AUBERVILLIERS
CONTRE LES EXPULSIONS DES FAMILLES ET ÉLÈVES SANS-PAPIERS
Fermez la Page.
Machine à broyer les familles, comment ça marche ? Cliquez ICI
Dernières arrestations, dernières libérations
Cliquez sur l'image pour savoir qui est derrière les barreaux


Un père de famille libéré après 15 jours de rétention
Il retrouve, enfin, sa femme et ses trois enfants, laissés seuls à Aubervilliers
Cliquez-ici

Mis à jour le
 04/12/2006
Monsieur ZHU  père de deux enfants scolarisés a été arrêté à Reims sur son lieu de travail.
Sa femme se retrouve seule à Aubervilliers avec les enfants, elle est désemparé et n'a même pas les moyens  de lui rendre visite en centre de rétention. Nous n'avons aucune nouvelle du parcours juridique que suit Monsieur ZHU. Madame Zhu n'a pas les 3000 € demandés par l'avocat et ne peux qu'espérer en la providence pour revoir son mari.

Monsieur YU, père d'un enfant de 2 mois est assigné à résidence à Aubervilliers, il doit se présenter régulièrement aux autorités, qui sont susceptibles d'un jour à l'autre de le conduire à l'aéroport.
Il laissera alors sa femme et son bébé derrière lui, à Aubervilliers.

Monsieur et Madame YE, parents d'une collégienne de 14 ans et d'un lycéen de 18 ans, ont obtenus d'être assignés à résidence afin de pouvoir dire au revoir à leurs deux enfants avant d'être reconduits en Chine.
Les enfants s'apprêtent donc à vivre seuls en France, sans le soutien de leurs parents. L'avenir de leur scolarité est très compromis.
Mis à jour le 05/12/2006 Monsieur ZHU est libéré
Monsieur ZHU, après 15 jours de rétention a été libéré (monsieur zhu n'a pas été assigné à résidence, il conserve donc son passeport) ... il retrouve sa femme et ses deux jeunes enfants dont l'un est scolarisé ... monsieur et madame sont en ce moment avec nous et remercient le comité et la mairie du soutien actif apporté dès la garde-à-vue ...
10/12/2006
Madame D... d'Aubervilliers, mère d'un enfant scolarisé dans un collège d'Aubervilliers, a été libérée (non assignée) samedi matin ... Elle était en rétention depuis jeudi soir au Mesnil-Amelot . Nous avions été alerté vendredi par un enseignant de notre comité et étions en contact avec la Cimade et la famille .
04/01/2007
Une famille, inconnue jusqu'alors, vient nous prévenir qu'un père de famille a été gardé à vue dans des conditions très pénibles, au dépôt de Paris-cité. Le papa terrorisé a été libéré après qu'on lui ait présenté un papier à signer. Epuisé il a signé sans comprendre de quoi il s'agissait. La famille n'a pas cru bon de se faire lire ce papier par une personne compétente, avant de nous le présenter. Nous découvrons qu'il s'agit d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière, et que le délai de recours, de 48 heures est dépassé.
Le cas est d'autant plus désolant que le papa, s'il avait été présenté devant un juge, avait des chances d'être régularisé. La Préfecture peut maintenant décider de détruire la famille, d'un moment à l'autre, sans qu'aucun recours juridique ne soit plus possible.

Des personnes nous informent qu'un autre papa, M. Hu, est en garde à vue, dans les Hauts de Seine. Nous connaissons M. Hu car nous avons fait avec lui, un recours gracieux, puis une requête en annulation d'arreté de reconduite à la Frontière, auprès du Tribunal Administratif. Dans l'attente du jugement M. Hu est légalement protégé. 
06/01/2007

retour
Nous faisons parvenir, au commissariat dans lequel est détenu M.Hu, toutes les preuves nécessaires à sa libération immédiate, c'est à dire l'accusé de réception du Tribunal Administratif, prouvant qu'il est en attente du jugement.
M. Hu est libéré après 24 heures de garde à vue, mais il lui a été remis une "Mise en Demeure de Quitter le Territoire sous un mois", signée par le sous-préfet des hauts de Seine, en contradiction flagrante avec la protection dont il bénéficie dans l'attente du jugement. Nous aidons M Hu à faire appel de cette décision administrative, qui nous semble improvisée par la Préfecture des Hauts de Seine.
Nous sommes très curieux de connaître l'avis du juge sur cette initiative de la Préfecture des Hauts de Seine. M Hu retrouve sa femme et ses enfants, la peur demeure.
11/01/2007
Le Réseau Education sans Frontières vient d'etre contacté par un élève d' Aubervilliers qui annonce bien tardivement que sa mère est en rétention depuis le 7 Janvier.
Le lycéen, qui ne sait comment faire face à la situation, a omis de prévenir son lycée.

 Sa mère a été arrêtée lors d'un contrôle des forces de l'ordre sur la voie publique. Elle est depuis en centre de rétention à Paris (Cité) et doit être expulsée vers la Chine, son pays d'origine d'un moment à l'autre, son APRF a été maintenue. Mme Wang vit sur le territoire français depuis 1999. Elle est arrivée de Chine avec son mari cette année là afin de rejoindre l'oncle de Mr Wang, qui travaille en France depuis de nombreuses années et possède un restaurant en banlieue parisienne. Leurs deux enfants les ont rejoint en décembre 2001. Depuis, ils suivent une scolarité régulière en France. Pei Lei, leur plus jeune garçon, est inscrit au lycée JP Timbaud à Aubervilliers, où il prépare un BEP de comptabilité. Depuis 8 ans, c'est en France que Mme Wang vit, élève ses enfants et a construit de nombreux liens. De plus, l'expulsion vers la Chine de cette mère de famille placerait ses enfants dans une situation encore plus précaire que celle qu'ils vivent actuellement. Comment imaginer poursuivre une scolarité dans de bonnes conditions lorsque votre mère a été expulsée du pays dans lequel vous tentez de vous intégrer ?
16/01/2007 Les lycéens du lycée J.-P Timbaud à Aubervilliers manifestent pour obtenir la libération de la mère, sans papiers d'un camarade de classe
Aujourd'hui, une centaine d'élèves et d'enseignants du lycée professionnel Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers (93) ont manifesté et se sont rassemblés sur le parvis de la préfecture de la Seine-Saint-Denis. Ils demandaient la libération de la mère d'un de leur camarade de classe, Mme Wang actuellement en rétention au dépôt du TGI de Paris (Cité).  Voir plus haut ............./...........
Par cette action, la communauté éducative mobilisée – professeurs et élèves - faisait acte de solidarité en refusant de poursuivre les cours alors que la mère d'un des élèves était menacée d'expulsion.
Malgré la mobilisation et la demande d'audience, les représentants de la préfecture ont refusé tout rendez-vous.
 Pour autant, les enseignants et élèves mobilisés ne désarment pas et ont prévu de revenir dès le lendemain matin, mercredi, afin être reçu cette fois.
18/01/2007
retour
Troisième jour de mobilisation du lycée Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers pour la libération de Mme Wang, toujours en centre de rétention.
Hier encore, une centaine de lycéens et d'enseignants s'étaient rassemblés sur le parvis de la préfecture de la Seine-Saint-Denis pour exiger la libération de Mme Wang, mère d'un jeune lycéen du lycée Jean-Pierre Timbaud en 2nd BEP. Ils demandaient aussi à être reçus, ils ont obtenu une audience auprès de Mme Magne, directrice du service des étrangers de la Préfecture de Seine-Saint-Denis et Mme Brisset, responsable du Bureau des Examens Spécialisés.
La délégation, composée de deux élèves, une enseignante et une élue, a exigé, au nom des élèves et enseignants mobilisés, la libération de Mme Wang, elle a aussi exposé la situation de la famille Wang dans son ensemble. Les membres de la délégation ont abordé également la question des jeunes majeurs scolarisés sans papiers, nombreux sur le lycée (une vingtaine de situations connues), et ont déposé une liste d'élèves ayant déjà un dossier en Préfecture.

Mme Magne, après avoir rappelé le droit, a assuré qu'elle transmettait immédiatement au Préfet de la Seine-Saint-Denis, la demande de libération de Mme Wang.

Aujourd'hui, les lycéens se sont à nouveaux mobilisés, ils ont ce matin manifesté dans les rues d'Aubervilliers, et sont allés rencontrer les lycéens des trois autres lycées de la ville (D'Alembert, Wallon et le Corbusier). Ces derniers ont rejoint les élèves du lycée Jean-Pierre Timbaud pour former un cortège d'au moins 250 élèves.

En début d'après-midi, une manifestation s'est à nouveaux formé et s'est dirigée vers la Préfecture de Bobigny pour, de nouveau, exiger du Préfet la libération de Mme Wang.

Les lycéens ont une fois encore demandé une audience qu'ils n'ont pas obtenue.
Les élèves du lycée Jean-Pierre Timbaud ont décidé de rester vigilants et se réunissent demain vendredi en assemblée générale pour décider de la suite à donner à leur action.
18/01/2007
Nous apprenons qu'un père de famille d'Aubervilliers, Monsieur M.... Sénégalais, en a été mis en garde à vue à la suite d'un contrôle d'identité. Sa femme sans nouvelles de lui pendant plusieurs heures, a contacté le comité dès que la police l'a informée de l'endroit ou se trouvait son mari.
Les parents ont trois enfants dont deux sont scolarisés à Aubervilliers, à "Jules Guesdes" et à "Paul Bert",  les petits sont pris en charge par la famille.
 
19/01/2007 A l'issue de sa garde à vue, d'une durée record de 48 heures M. M...  a été mis en rétention et doit passer devant le juge des libertés et de la détention. M. M.... a pourtant fait une requête en annulation d'un arrêté de reconduite à la Frontière, et est en attente de jugement au Tribunal Administratif; nous sommes étonnés que M M.. est pu être placé en rétention alors qu'il attendait déjà son jugement, et que la préfecture en était informée.
La mairie d'Aubervilliers s'est mobilisé. Liliane Balu, conseillère municipale a été présente toute la journée de samedi jusqu'à 19h00 au centre de rétention puis au tribunal avec Francis pour obtenir la libération de Monsieur M ... . Nous remercions la Mairie et tout particulièrement Liliane Ballu qui est intervenue en Audience à la demande du juge.
 Le juge a finalement décidé d'assigner à résidence M. M... , et de le laisser retrouver ses enfants.
Un autre papa d'Aubervilliers, que nous ne connaissions pas, rencontré samedi par Liliane et Francis au tribunal, a pu lui aussi sortir de rétention ... mais les 9 autres personnes en audience et venant d'autres villes ont été maintenues en rétention.
La situation de la famille M... reste donc fragile mais le papa ne sera pas immédiatement expulsé et ne reste pas en rétention.
25/01/2007




Mme Wang, la mère d'élève en centre de rétention depuis 15 jours et pour laquelle enseignants et lycéens du Lycée Professionnel  J.P Timbaud à Aubervilliers s'étaient largement mobilisés (Trois manisfestations devant la préfecture de Bobigny + audience etc.) a été libérée ce matin.
Le comité remercie tous ceux qui ont participé à la mobilisation d'une manière ou d'une autre, et en particuliers, les élèves et enseignants et le réseau Education sans Frontières.
01/01/2007
Nous apprenons, par le Réseau Education sans Frontières RESF93, qu'un élève jeune majeur du lycée Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers, a été arrété à Bondy, et va être conduit au centre de rétention à l'issue de sa garde à vue. 
02/02/2007 Nous apprenons par RESF93 l'issue heureuse et inattendue de la mise en rétention du lycéen
Communiqué de presse de RESF 93 du 02/02/2007:
"Bobigny, le 2er février 2007
Yannick Libéré !
RESF 93 et la famille de ce jeune majeur scolarisé ont rencontré Sarkosy par hasard et se félicitent d'avoir obtenu la libération de Yannick. Dommage que ce soit le fait du prince !
Yannick Bosey, jeune majeur scolarisé au lycée Jean-Pierre Timbaud à Aubervilliers, était en centre de rétention depuis jeudi soir. Il avait été arrêté lors d'un contrôle sur la voie publique à Bondy mercredi soir.
Il est en France, depuis octobre 2000. Il avait 13 ans et quelques mois à son arrivée, ces quelques mois l'empêchent de rentrer dans les dispositions du CESEDA. A 13 ans moins un jour, il aurait pu être régularisé automatiquement. Il a de plus toutes ses attaches ici. Sa mère est en situation régulière et son père, également. Plusieurs oncles et tantes vivent en France.
Yannick a déjà tenté de régulariser sa situation et a déjà déposé une demande de titre de séjour “Vie privée et familiale”. Cette demande a été rejetée en mars 2006 par la préfecture de la Seine Saint Denis. Il a envoyé un recours gracieux au préfet, qui est resté sans réponse. Il allait contester ce refus auprès du tribunal administratif, avant d'être arrêté.
Maintenu en centre de rétention, il devait être expulsé, une place sur un avion était d'ores et déjà prévue. Comme pour de trop nombreux étrangers vivant dans le 93 la préfecture restait sourde au drame humain de cette expulsion programmée.
Le hasard a mis Nicolas Sarkosy, un pool de journalistes et une campagne électorale sur la route de Yannick. En effet, des militants de RESF 93 accompagnaient cet après-midi la famille de Yannick venue le visiter au centre de rétention de Bobigny alors que le ministre de l'intérieur faisait dans le commissariat attenant une conférence de presse. Interpellé devant les journalistes par la mère de Yannick puis par les militants de RESF, Mr Sarkosy a usé de son pouvoir pour résoudre cette situation dramatique.
Yannick ce soir est libre, sa convocation au tribunal est annulée et il a un rendez-vous lundi en préfecture en vue d'une très probable régularisation.
Nous nous réjouissons que les autorités préfectorales aient enfin pris en compte les éléments qui renforçaient l'injustice de cette expulsion.
Mais nous pensons à tous les autres sans papiers qui n'ont pas bénéficié de l'opportunité de cette rencontre. Ils sont des milliers à se voir refuser par les préfectures le droit de rester vivre là où ils ont construit leurs vies. Eux n'ont pas bénéficié du fait du prince.
N. Sarkozy a été clair lors de ce court échange avec les militants de RESF : il acceptait d'intervenir pour un cas, mais ne débattrait pas de la situation d'autres sans papiers en centres de rétention, et des jeunes majeurs scolarisés exactement dans la même situation. Pourtant RESF réaffirme qu'il n'y aura pas de politique juste dans un règlement au cas par cas de la situation des sans-papiers.
RESF 93"
Le comité se félicite de cette libération et de voir que le Ministre s'émeuve enfin des décisions cruelles de la Préfecture.
Quel dommage que les deux lycéennes d'Aubervilliers, déjà expulsées, n'aient pu bénéficier de sa soudaine clémence.
Est-il normal en République Française, en 2007, que, seul le hasard d'une rencontre, puisse faire échapper un sans papier à l'arbitraire administratif ?
Fermez la Page.
15/02/2007
Dans l'après midi, nous avons appris l'arrestation d'un père de famille pakistanais, que nous connaissons bien, et que nous avons aidé à faire les recours suite à son refus de séjour.
M. Chaudhry remplit tous les critères imposés par la circulaire Sarkozy, et même au delà.
Arrivé en France en 2000, ses 3 enfants sont nés en France. Les deux ainées sont scolarisés à l'école maternelle Jean Jacques ROUSSEAU et à l'école primaire Eugène VARLIN .
Monsieur Chaudhry a été placé au centre de détention de Vincennes, un Arrêté de Reconduite à la frontière lui a été notifié. Il passe samedi 17 février devant le juge de la liberté et de la détention, qui doit juger s'il présente assez de garanties pour être assigné à résidence chez lui, plutôt que maintenu en détention, jusqu'à son tout prochain passage devant le Tribunal administratif.

M. Chaudhry a déposé une requête en annulation de l'arrêté de reconduite à la frontière, il doit passer très prochainement devant le Tribunal Administratif de Paris.

Des membres du comité et des soutiens seront présents demain matin au Palais de justice de Paris.
Madame Chaudhry et les enfants sont livrés à eux-mêmes, la solidarité s'organise de la part des voisins et amis de la famille.

17/02/2007 Audience devant le Juge des libertés et de la détention.
M. Chaudhry, bien que présentant toutes les garanties de représentation qui lui aurait permis d'être assigné à résidence chez lui, dans l'attente de la convocation au Tribunal Administratif, a été maintenu en détention à Vincennes, car il n'a pu fournir le passeport en temps utile, alors que nous croyons tous qu'il était déja remis à la police.
Plusieurs membres du comité, et des amis de la famille étaient présents à l'audience.
Nous sommes très décus.
La famille est désemparée et les enfants réclament leur père.
M. Chaudhry est déja éprouvé par la détention, il craint beaucoup être reconduit au Pakistan.
19/02/2007 M. Chaudhry passe Mercredi 21 Février au TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS 9 heures.
7 rue de Jouy 75004 PARIS
75181 Paris Cedex 04
Greffe du contentieux des arrêtés de reconduite à la frontière : 01 44 59 44 81
 Accès par transports publics  
 Métro    Saint-Paul (Le Marais) [ligne 1]    ou  Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7] 
Mercredi
 21 Février 2007
Fermez la Page.
M. Chaudhry , père de famille d' Aubervilliers, en rétention depuis le 15 février, passe au Tribunal Administratif de PARIS.
Le juge doit décider de la légalité de l'Arreté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture.
Si le juge le confirme, M. Chaudhry sera reconduit au Pakistan, et devra abandonner sa femme et ses trois enfants à Aubervilliers.
Nous connaissons bien M Chaudhry à Aubervilliers, nous suivons son dossier, et l'avons aidé à faire son recours suite à l'inexplicable refus de séjour reçu, dans le cadre de la circulaire Sarkozy.
M. Chaudhry, remplissait tous les critères exigés. Il parle et comprend le francais.
Il est arrivé légalement en 2000 avec un contrat de travail. Les trois enfants sont tous nés en France.
Les deux ainées sont scolarisés l'une à l'école maternelle Jean Jacques ROUSSEAU et l'autre à l'école primaire Eugène VARLIN, en CP. Elle sait déjà lire et est avide de lecture.
Les enfants ne connaissent pas d'autre pays que la France.
M. Chaudhry craint beaucoup de tomber entre les mains des autorités pakistannaises.
En cas de retour forcé du soutien de famille, Madame Chaudrhy et les trois enfants seront réduits à la misère à Aubervilliers.
L'émotion est grande parmi les amis de la famille et les membres du comité.

Le Comité de Vigilance d'Aubervilliers appelle tous les soutiens, enseignants, parents d'élèves, élus et citoyens à venir soutenir la famille Chaudhry Mercredi 21 Février 2007 à 9 heures.
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE PARIS
7 rue de Jouy 75004 PARIS
75181 Paris Cedex 04
 Accès par transports publics  
 Métro    Saint-Paul (Le Marais) [ligne 1]    ou  Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7]   
22 Février 07
Fermez la Page.
GRANDE NOUVELLE
M Chaudhry est libre.
Le juge a annulé l'arrêté de reconduite à la frontière pris par le Préfet de Paris.

Les membres du Comité de Vigilance, rejoints par RESF75 ont assisté à l'audience du 21 février 2007, au tribunal administratif de Paris. Des voisins et amis français de la famille étaient là aussi.

Grâce au travail acharné de son avocate, et malgré l'opposition systématique de l'avocat de la Préfecture, le juge a décidé d' annuler l'arrêté de reconduite à la frontière, qui aurait conduit M Chaudhry à devoir abandonner sa femme à Aubervilliers avec leurs 3 enfants nés en France.
M. Chaudhry craignait beaucoup de tomber entre les mains des autorités pakistanaises.
Il aurait très probablement connu la prison pour de nombreuses années, et n'aurait pas pu voir grandir ses enfants.
M. Chaudhry se trouve maintenant avec ses enfants à Aubervilliers.
Il vous adresse à tous ses plus profonds remerciements.

M Chaudhry n'est pas pour autant régularisé, la Préfecture peut faire appel.
Le juge n'a pas le pouvoir d'ordonner sa régularisation, il peut simplement demander à la Préfecture de réexaminer la situation.


Les enfants de M. Chaudhry garderont longtemps le souvenir de leurs vacances de Février 2007, nous comptons sur les maitresses pour les apaiser.

Seule la Préfecture peut autoriser la famille Chaudhry à vivre à Aubervilliers, sans la peur.
Nous ne désespérons pas de son humanité.

Grand merci à la CIMADE du centre de détention de Vincennes qui a accompagné M. Chaudhry dans ses démarches.
2 Avril 2007
Le père d'un élève du lycée Jean-Pierre Timbaud en rétention
Mr Abdulkakir SAIYED, le père d'un élève, a été arrêté à Calais dimanche 25 Mars.

 Il est en centre de rétention à Coquelles depuis et attend d'être jugé. Il risque d'être expulsé dans les prochains jours.
Sa femme et ses 3 fils sont en France depuis 2005. Tous les enfants sont scolarisés, l'aîné Mohammed prépare un BEP maintenance automobile dans notre établissement au lycée Jean Pierre Timbaud à Aubervilliers.
Toute la famille a fui les persécutions religieuses dans le Gujarat en Inde. Elle n'aspire qu'à vivre en sécurité et en paix en France.
 A plusieurs reprises, leurs vies ont été menacées, leur retour est donc impossible.
Dès leur arrivée en juillet 2005, ils ont fait une demande d'asile auprès de l'OFPRA, qui leur a été refusée. Ils ont fait appel auprès de la Commission des Recours des Réfugiés qui a confirmé le refus.
Mohammed qui a 19 ans et sa mère ont reçu un APRF en décembre dernier.

MR SAIYED est convoqué au Tribunal Administratif de Lille lundi 2 avril à 8h30. Il nous est impossible d'y être. La présence de militants RESF locaux serait souhaitée dans la mesure du possible.
Il est également urgent de protester auprès de la préfecture du Pas de Calais :
Par fax au  03-21-19-70-71
Vous pouvez envoyer un mail à cette adresse
http://www.pas-de-calais.pref.gouv.fr/nous_ecrire_form.php?id_contact=57

et à la préfecture de la seine-Saint-Denis
où ils ont leurs dossiers :
courrier¤seine-saint-denis.pref.gouv.fr
arlette.magne¤seine-saint-denis.pref.gouv.fr (Directrice du service des étrangers)

Messages de Mobilisation pour Mardi 3 Avril 2007
Solidarité avec les élèves du lycée Jean-Pierre Timbaud
103 avenue de la République
93300 AUBERVILLIERS   Métro Quatre Chemins.

demain mardi vers 9h00 rendez-vous au lycée jean-pierre timbaud ... solidarité avec les élèves et leurs parents sans-papiers ... une délégation devrait être reçue à la préfecture ... antoine avignon
message pascale b. :
Les élèves se réuniront dans la cour à partir de 9 h 00 et devraient partir
accompagnés des enseignants grévistes dans la demi-heure qui suit.
7 avril 2007 Mr Abdulkakir SAIYED, arrêté à Calais le 25 mars et père d'un élève du lycée Jean Pierre Timbaud d'Aubervilliers, a été jugé. Son arrêté de reconduite à la frontière a été maintenu par le juge. Il est toujours en détention et peut être expulsé d'un jour à l'autre.
La famille se verra donc privée soudainement du soutien de famille.
Notre élève d'Aubervilliers aura de grandes difficultés à poursuivre sa scolarité, sans l'appui paternel.
16 avril 2007 Nous apprenons la libération de M. Saiyed, samedi 14, sans plus de détail.
Nous remercions tous ceux qui sont intervenus auprès des Préfectures concernées. 
16 avril 2007
Vers 15 heures, plusieurs dizaines de gendarmes arrivés dans une armada de fourgons sont intervenus de façon extrêmement brutale dans un atelier clandestin de textile rue André Karman à Aubervilliers : portes défoncées, hurlements, cavalcades, poursuites et interpellation violente de ceux qui tentaient d’échapper sous les yeux des enfants du centre de loisirs.
Une femme qui tentait de s’échapper par une échelle est tombée et a dû être hospitalisée.
 21 personnes, dont plusieurs parents d’enfants scolarisés ont été placés en garde à vue puis en rétention.
Deux enfants (10 ans et 1 an) qui habitaient un logement contigu à l’atelier ont été eux aussi arrêtés.

Ils sont actuellement au centre de rétention de Oissel avec leurs parents. Deux autres enfants dont les parents ont été placés en rétention ont été recueillis par des amis.
Un bébé de deux mois dont la chambre jouxtait l’atelier est décédé.
Aucun lien n’est établi pour l’heure entre ce décès et l’intervention de la gendarmerie. La famille demande qu’une enquête médicale détermine de façon certaine les causes du décès de cette fillette.
Suite aux interventions du Comité de Vigilance, une mère est libérée.
18 avril 2007 Réunion d'urgence en Mairie, de membres du Comité, d'élus d'Aubervilliers et de membres du Réseau Education sans Frontières. Nous tentons de localiser les personnes arretés, après de multiples coups de fil nous dressons le bilan suivant:
 20 personnes ont été placées en centre de rétention, mais pas au même endroit, ce qui ne facilite pas les démarches du comité et du réseau éducation sans frontières:
  • 5 hommes à Vincennes
  • 8 femmes et 2 hommes au Mesnil Amelot
  • 1 couple et deux enfants à Oissel près de Rouen
  • 1 femme à Paris
Ces gens sont pourtant domiciliés à Paris et Aubervilliers.
Tous (sauf les 2 enfants)se sont vu notifiés un Arreté de Reconduite à la Frontière, ils ont 48 heures pour faire une requête en annulation devant le Tribunal Administratif. Ils doivent passer entre-temps devant le juge des libertés et de la détention, qui peut décider de les assigner à résidence plutôt que les maintenir en détention.

Une manifestation est décidée pour le 20 avril au métro Quatre-Chemins, pour protester contre ce type d'intervention de la gendarmerie.
20 avril 2007 A l'issue de la manifestation au métro Quatre-Chemins, le bilan est le suivant:
  • Vincennes: des libérations sont annoncées, nous en attendons confirmation.
  • Mesnil Amelot: Un vice de forme dans la procédure a permis de libérer les 10 personnes.
  • Oissel: la femme et les deux enfants sont libres, l'homme est maintenu en détention car son passeport ne serait pas parvenu au juge.
  • Paris: la femme est maintenue en détention.
Les personnes pour lesquelles la Cimade ou les avocats ont fait, à temps, une requête en annulation de l'arrété de reconduite à la frontière, devraient passer dans les prochains jours au Tribunal Administratif.
5 juin 2007
Message de Antoine Avignon  17H30.
objet : Monsieur M. d'Aubervilliers, père de 2 enfants scolarisés arrêté hier soir à s...
monsieur M... d'Aubervilliers, père de 2 enfants scolarisés a été arrêté à la gare de s... hier soir vers 18h30 alors qu'il rentrait du travail /// le Comité de Vigilance avec Liliane Balu, élue à la mairie d'Aubervilliers, est en train d'intervenir auprès du commissariat pour faire libérer monsieur M... toujours en garde à vue /// enfants et maman à l'abri /// je vous informe de la suite ... antoine avignon
19H
Suite aux appels répétés de Liliane Balu, au commisariat, Monsieur M. a été libéré ce soir, sous condition (?). Il a pu enfin rejoindre sa femme et ses deux enfants à Aubervilliers.
Nous espérons en savoir plus, pour la réunion de jeudi soir à 18h30.
28 juin 2007
Nous apprenons l'arrestation le 27 juin de M. G......, au cours d'un contrôle routier.
Après la garde à vue, et malgré nos interventions, ce père de famille d'Aubervilliers a été placé en centre de rétention à Bobigny.
M. G..... est le fils d'un citoyen Français ancien combattant, il est en France depuis 2001.
Il a deux frères de nationalité française.
Son fils, jeune majeur est régularisé.
Sa petite fille de 7 ans est scolarisée à l'école Primaire Firmin GEMIER.
Lui et sa femme, font partie des parents d'Aubervilliers, qui ont reçu un refus inexplicable, à leur tentative de régularisation au mois d'Aout 2006, dans le cadre de la circulaire Sarkozy.
Comme la grande majorité des parents ils ont reçu à l'automne 2006 un arrêté de reconduite à la frontière en provenance de la Préfecture. Ils ont fait immédiatement une requête en annulation, qui a été enregistrée au Tribunal Administratif, ils attendaient d'y être convoquées avec d'autres familles d'Aubervilliers.
Beaucoup de Français auront du mal à croire, qu'un de leur enfants puisse se voir un jour reconduit de force à l'étranger, et forcé d'abandonner femme et enfants à Aubervilliers.
Le père de M. G..... pouvait-il envisager celà lorsqu'il se battait pour la France?

Suite à l'arrestation, la Préfecture a notifié, ce jour, un second Arrété de Reconduite à la Frontière, ce qui est pour le moins étonnant, et confirme le sort qu'elle réserve à un fils et frère de Français, qui ose demander un titre de séjour pour vivre auprès des siens.
Une requête en annulation a été faite au Tribunal Administratif contre ce nouvel arrêté.
M G...... doit passer devant le juge de la liberté et de la détention qui doit décider ou non de le maintenir en rétention jusqu'à son passage au Tribunal Administratif.
29 juin 2007
Maintien
en Rétention


Passage devant le Juge de la liberté et de la détention
Accompagnés des membres de la famille de M. G......, dont 4 Français et les autres avec titre de séjour, des membres du comité se sont rendus au Tribunal à Bobigny.
Nous avons dû patienter de longues heures, et assister à plusieurs audiences, plus étonnantes les unes que les autres, nous avons vu entre autres:
- des individus, tout récement arrêtés à l'aéroport, maintenir une version qui n'avait absolument rien à voir avec celle de la Police, y compris en ce qui concerne la provenance du vol.
- un jeune policier de l'escorte, se laisser convaincre, d'autoriser une personne agée, visiblement indisposée, à accéder aux toilletes, la crainte d'une tentative d'évasion ayant motivé un refus initial.
- Un touriste, titulaire d'un visa en cours de validité se voir repprocher de n'avoir que 400 € en poche, pour un séjour de 15 jours, et ne pouvoir présenter à l'audience l'ami qu'il disait connaître en France. Il a dit que son ami avait été empêché de venir par son travail. Le juge a répondu sceptique: "un samedi?". Nous noterons que nous étions samedi, et que juge,avocats, policiers, greffiers étaient au travail, eux aussi. Les vacances de ce Monsieur, qui s'est engagé à quitter la France, se poursuivront en centre de rétention.
- Un avocat justifier son retard en indiquant qu'il était en prière à l'église avant d'être avisé de rejoindre le tribunal. L'avocate de la Préfecture, indisposée par des interruptions continuelles, a prétendu peu après, au cours d'un vif échange, qu'il ne s'était tout simplement pas réveillé.
-La juge indiquer aux prévenus que rien ne les empêcherait de revenir légalement plus tard en France, dans de meilleurs conditions. Nous avons reconnu ce discours déja entendu de la bouche de représentants de la Préfecture de Paris, nous ne pensions pas qu'un juge l'adopte aussi.

Nous n'avons vu aucune des personnes arrêtés, être libérée.  Le climat des audiences était assez houleux. La juge a imposé de longues interruptions pour rédiger ses conclusions.

Malgré les garanties de représentation dont aurait pu justifier M. G....avec tout le soutien de sa famille, et d'une élue d'Aubervilliers, et avant même que ce point n'ait été abordé, le juge a décidé son maintien en rétention, sans aucune considération pour sa femme, sa fille, et son fils plongés dans l'inquiétude totale.

Dure matinée de samedi.
Nous attendons maintenant pour le début de la semaine prochaine l'audience au Tribunal Administratif de Cergy.
4 juillet 2007 Un papa en rétention passe au Tribunal Administratif, à Cergy, le jeudi 5 Juillet 2007, avec sa femme.


Papa en rétention depuis le 27 juin 2007
Monsieur  G……, père de famille d’Aubervilliers a été arrêté le 27 juin 2007, .
Après la garde à vue, et malgré nos interventions, ce père de famille d'Aubervilliers a été placé en centre de rétention à Bobigny.
  • Monsieur G..... est en France depuis 2002.
  • Il est le fils d'un citoyen Français ancien combattant
  • Il a deux frères de nationalité française, et deux soeurs régularisées.
  • Son fils aîné est régularisé et vit en France.
  • Sa petite fille de 7 ans est scolarisée à l'école Primaire Firmin GEMIER à Aubervilliers.
  • La famille remplit tous les critères de la circulaire Sarkozy, et bien au delà.
Monsieur G….et sa femme, font partie des parents d'Aubervilliers, qui ont reçu un refus inexplicable, à leur tentative de régularisation au mois d'Aout 2006, dans le cadre de la circulaire Sarkozy.
Comme la grande majorité des parents ils ont reçu à l'automne 2006 un arrêté de reconduite à la frontière en provenance de la Préfecture. Ils ont fait immédiatement une requête en annulation, qui a été enregistrée au Tribunal Administratif, ils attendaient d'y être convoqués avec d'autres familles d'Aubervilliers.
Suite à l'arrestation, la Préfecture a notifié,  un second Arrêté de Reconduite à la Frontière, ce qui est pour le moins étonnant, et confirme le sort qu'elle réserve à un fils et frère de Français, qui ose demander un titre de séjour pour vivre auprès des siens.
Une requête en annulation a été faite au Tribunal Administratif contre ce nouvel arrêté.

Monsieur G...... est passé ce samedi 30 juin devant la juge de la liberté et de la détention qui a décidé de le maintenir en rétention jusqu'à son passage au Tribunal Administratif. La présence de 7 membres de la famille (4 français et 3 avec titre de séjour), et de deux membres du Comité de Vigilance n’a pas été considérée suffisante pour que M G… soit assigné à résidence.
La juge a choisi de le maintenir en rétention. L’avocat a fait Appel de ce jugement. Mais la cour d'appel n'a pas décidé de le libérer. Il devra donc affronter le Tribunal Administratif, sans avoir pu se remettre de sa semaine de détention, qui a été très éprouvante.
Sa femme a été, elle aussi, convoquée au Tribunal, elle y comparaitra libre, aux cotés de son mari en rétention.
Toute la Famille Française ou régularisée de Monsieur G...., compte sur les soutiens du Comité de Vigilance, et sur tous les citoyens pour rassurer le couple en détresse.
5 juillet 2007
Audience
à
CERGY
Monsieur G.... était jugé au Tribunal Administratif
Des membres du Comité ont accompagné la famille de Monsieur G..... au Tribunal Administratif avec Madame G.... qui était aussi convoquée, Monsieur G.... avait été conduit là, par la Police, depuis le centre de rétention. L'avocat est arrivé le dernier, ajoutant encore du stress à la famille venue en nombre. En cours d'audience, il s'est avéré qu'une bonne partie des pièces manquaient au dossier, nous avons eu la chance de voir le Président proposer d'écouter la plaidoirie, puis de suspendre la séance, pour permettre à l'avocat de finir son travail. A l'issue de la plaidoirie,  beaucoup de choses restaient à dire et ne l'avait pas été, l'irritation de la famille était à son comble, une fois les pièces fournies,  le juge a accordé un droit de réponse à la Préfecture, mais l'avocat n'avait plus droit à la parole.
La Préfecture avait décidé d'abroger l'Arrêté de reconduite à la Frontière le plus ancien, c'était donc le plus récent qui a été jugé.
Devant la complexité du cas le juge a mis l'affaire en délibéré, nous sommes sortis du Tribunal assez énervés et avons oublié de dire au revoir à l'avocat.
Madame G..... est allée retrouver sa petite fille à Aubervilliers, et Monsieur G..... a été reconduit en centre de rétention. La décision s'est fait attendre tout l'après midi.
Ce n'est que vers 19 heures que nous avons enfin appris, en pleine réunion du Comité de Vigilance, que Monsieur G..... était libre, ce que nous avons aussitôt annoncé aux familles.
Applaudissements fournis. Dans le feu de l'action, la vague d'émotion, a vite été absorbée, par les soutiens les plus impliqués. Ce n'est que dans les heures qui suivent que nous réalisons vraiment, ce qui a été évité à ce papa, que la Préfecture voulait contraindre à abandonner deux enfants vivants en France, dont l'un régularisé, et l'autre agée de 7 ans.
Nous attendons de voir le détail du jugement pour connaître les éléments retenus par le juge.
Notre joie n'est pas complète ce soir, car nous avons appris qu'un autre papa avait été arrêté aujourd'hui, et lui aussi placé en rétention.
5 Juillet 2007




Monsieur  M... demeurant avec sa famille à Aubervilliers, a été arrété à la station Fort d'Aubervilliers, tôt ce matin, en se rendant à son travail.
Il a appellé sa compagne à son secours, qui a essayé, en se rendant sur place, d'obtenir qu'il ne soit pas emmené, mais il l'a été quand même.
Madame est restée seule et désemparée.
Monsieur M..... est venu de Colombie en 2000, sa compagne l'a rejoint en 2001.
Le Couple a deux enfants scolarisés à Aubervilliers.
L'aîné de 12 ans est au collège Gabriel PERY.
Le cadet de 9 ans est à l'école primaire Joliot CURIE.
La famille, remplissant tous les critères de la circulaire Sarkozy, s'est présenté au mois d'Août 2006 à la Préfecture. Comme la plupart des familles, elle a reçu un refus de séjour, suivi, pour Monsieur, d'un Arrêté de reconduite à la Frontière.
Le Comité de Vigilance a aidé la famille à faire une requête en annulation de l'Arrêté, dans le très court délai accordé, auprès du Tribunal Administratif.
Après une brève garde à vue, et malgré nos multiples interventions, Monsieur M.... a été placé au centre de rétention du Mesnil Amelot.
Les premiers jours de vacances des enfants se passent dans l'angoisse de ce qui va arriver bientôt.
8 Juillet 2007

Juge des libertés et de la détention
à
Meaux


Monsieur M...
est libéré
Dimanche 8 juillet
Audience devant le juge des libertés et de la détention à Meaux
Procédure annulée, Monsieur M.... est libéré.
Il a rejoint sa famille à Aubervilliers.
Rude journée de samedi, pendant laquelle nous avons cru un moment que Monsieur M.... sortirait du centre de rétention à 16h30. Peu avant l'heure, nous avons appris que la Préfecture avait requis le juge des libertés et de la détention, pour obtenir une rétention supplémentaire, jusqu'au  jugement au Tribunal Administratif. Notre déception a été grande, et l'avocate a passé son samedi sur le dossier, qu'elle croyait clos le matin.
Nous étions trois membres du comité à nous rendre, ce dimanche matin, au Tribunal de grande instance de Meaux. Dans un grand bâtiment, complètement désert, nous avons retrouvé l'avocate, puis Monsieur M.... escorté de deux gendarmes. L'avocate après avoir étudié les derniers éléments fournis par le greffe, nous a expliqué sa stratégie, nous avons ensuite rejoint Monsieur M ...., assez éprouvé par la rétention, et très ému de nous trouver. Tout lui fut expliqué, en notre présence par l'avocate, qui a pris soin de ne rien garantir quant au résultat.
Un gendarme a mis fin à l'entretien. La juge a annoncé immédiatement à l'avocate, qu'elle s'en remettait à ses conclusions, et que la procédure était annulée. En effet, il a été jugé que les 18 heures entre la fin légale de la détention, samedi à 16h30, et l'audience ce jour dimanche à 10h30, étaient abusives et sans cadre légal.  La juge a annoncé la libération de Monsieur M...., elle semblait effective et immédiate, jusqu'à ce que la juge nous annonce que la Préfecture avait maintenant 4 heures pour faire appel.
Nous avons donc été reconduit dans un box par les gendarmes, pour attendre.
Moins d'un quart d'heure plus tard, nous apprenions que la Préfecture ne faisait pas appel.
Monsieur M. a été libéré quelques minutes plus tard, après avoir récupéré ses affaires.
Après un café Seine-et-Marnais, à défaut de Colombien, un coup de téléphone à Madame, et quelques larmes, sur la grande place vide du Palais de Justice, nous avons rejoins Aubervilliers en voiture.
Nous avons laissé ensuite Monsieur M.... aux bons soins de son épouse, et de ses enfants.
Nous avons été chaudement remerciés, il devenait difficile de parler davantage.

Nous remercions l'avocate, qui a pris ce dossier au pied levé,  y a consacré beaucoup d'énergie, et s'est déplacée jusqu'à Meaux, un dimanche matin.
Monsieur M..... se retrouve désormais dans la même situation qu'avant d'être arrêté, c'est à dire qu'il peut l'être à nouveau, comme tous les parents d'Aubervilliers déboutés de la circulaire Sarkozy, et ayant fait une requête en annulation d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Cette requête n'est pas suspensive de la rétention, mais seulement de la reconduite à la Frontière, tant que le Tribunal Administratif n'a pas statué. En cas d'arrestation le Tribunal Administratif est généralement saisi en urgence et statue rapidement.
Quelques jours sans arrestations nous feraient le plus grand bien.
12 Juillet 2007


Un Papa
en rétention

Expulsion
prochaine

Femme et
2 enfants
seuls à
Aubervilliers
Arrestation d'un père de famille bolivien.
Nous avons confirmation d'une arrestation survenue début juillet, d'un père de famille en déplacement en Meurthe et Moselle. Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE  a été conduit à Metz, où un Arrêté Préfectoral de reconduite à la Frontière lui a été notifié, sans qu'il ne comprenne de quoi il s'agissait. Il a laissé passer les 48 heures, pendant lesquelles il avait possibilité de saisir le juge du Tribunal Administratif.
Il est passé devant le juge de la détention et des libertés qui a décidé de le placer en rétention 15 jours de plus, afin d'organiser sa reconduite à la Frontière.
La famille terrassée par la nouvelle de l'arrestation n'a pas su contacter rapidement les bonnes personnes, un avocat dit avoir été prévenu trop tard pour faire une requête en annulation. De précieuses journées ont été perdues, par une suite de multiples malentendus, et aujourd'hui plus aucun recours juridique n'est possible.
Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE  a été conduit au centre de rétention de Palaiseau, au sud de Paris. Sa femme est complètement désemparée, et vient de comprendre la situation. Elle a beaucoup de mal à croire que son mari puisse être expulsé d'un jour à l'autre. L'hospitalité est une tradition très vivace en Bolivie, elle la croyait aussi partagée par le pays des droits de l'homme, la France.
 Les deux enfants du couple sont:
  • une fille de 9 ans scolarisée à l'école Victor HUGO à AUBERVILLIERS
  • un garçon de 14 ans scolarisé au Collège Federico GARCIA LORCA à SAINT-DENIS
La mobilisation s'organise autour de cette famille, privée soudainement de tout revenu.
Les enfants sont très silencieux.
Personne ne sait quand Monsieur Rolando MENDOZA VIDAURRE retrouvera sa famille.
Informations recueillies auprès de la famille et diffusées avec son accord.
18 juillet 2007 Libération d'un jeune majeur Bolivien
Quelques jours après avoir appris l'arrestation déja ancienne d'un jeune majeur sans-papiers d'Aubervilliers, survenue près de Rouen, et alors que des soutiens  venaient de faire le déplacement pour lui rendre visite au centre de détention de Oissel,  nous avons eu le plaisir d'apprendre sa libération et son retour à Aubervilliers, après avoir passé un mois en rétention.
Sa famille, mal informée, a pris de gros risques pour le soutenir dans l'épreuve.
Aujourd'hui la famille est de nouveau réunie, mais la situation est précaire.
Le jeune, qui nous a rendu visite dès son retour, parait encore être un adolescent,  il nous a avoué que le mois avait été dur à Oissel. 
22 Juillet 2007 Libération d'un père de famille  
M Mendoza Vidaurre a retrouvé sa femme et ses deux enfants à Aubervilliers.
Placé en rétention pendant plusieurs semaines, après avoir été arrêté dans l'est de la France, ce père de famille n'a pu recevoir aucune visite de sa famille.
Son cas nous préoccupait beaucoup, car, très mal informé il n'avait pas saisi le tribunal administratif, en vue de voir examiner la légalité de l'arrêté de reconduite à la Frontière qui lui avait été notifié, sans même qu'il en comprenne le sens.
Nous avions reçu la famille et avions les plus grandes craintes de voir le soutien de famille disparaître pour longtemps à plusieurs milliers de kilomètres.
M. Mendoza Vidaurre est passé à plusieurs reprises devant le juge des libertés et de la détention, qui a, chaque fois, prolongé la rétention.
Par chance la procédure d'éloignement n'a pas pu aboutir pendant ce temps là.
Il est désormais libre mais reste sous le coup, pendant un an, d'un arrêté de reconduite à la Frontière.
Nous aussi avons découvert, dans ces deux derniers cas, une très grande solidarité au sein de la communauté bolivienne.
16 Août 2007

Un Papa

en rétention

Plus de recours juridique possible.


Situation critique pour la famille à Aubervilliers


Monsieur GAKOU passe devant le juge des libertés et de la détention
Lundi 20 août à 14 heures
Palais de justice de Paris
Metro Cité
(Entrée avec les touristes se rendant à la sainte Chapelle)
Salle 35 BIS
Monsieur Bakary GAKOU, père de famille d'Aubervilliers, a été arrêté début août au métro Plaisance à Paris.
Il a été placé en centre de rétention à Vincennes, un Arrêté de Reconduite à la Frontière (APRF) lui a été notifié le vendredi 3 août, à la veille du weekend, par Monsieur le Préfet de Paris. Il n'a pas compris de quoi il s'agissait et que les 48 heures pendant lesquelles, il était possible de faire une requête en annulation devant le Tribunal Administratif, englobaient le dimanche.
La famille désemparée n'a pas su joindre à temps les bonnes personnes, le Comité de Vigilance n'a été prévenu que le mardi 14 août, soit près de 2 semaines après l'arrestation.
La Cimade, qui fait un travail colossal dans le centre de rétention, ne peut malheureusement y assurer une présence permanente. Monsieur GAKOU a saisi le Tribunal Administratif, 48 heures et sept minutes après la notification de son APRF.
Il y avait bon espoir de voir l'arrêté de reconduite à la Frontière annulé par le juge, étant donnée l'atteinte considérable portée à sa femme régularisée et à ses enfants.
La requête en annulation d'APRF a été malheureusement rejetée car hors délai de sept minutes.

Monsieur Bakary GAKOU vit en France depuis 8 ans sans interruption, il y réside avec sa femme, qui est, elle, en situation régulière.
De leur mariage célébré en 1997 au Mali, sont nés deux enfants sur le territoire français : l'ainée Sirandou née en juillet 2003, est scolarisée à l'école Pierre Brossolette à Aubervilliers, et la cadette Fatoumata, née en Avril 2005, a de sérieux problèmes respiratoires qui nécessitent des soins et une surveillance médicale constante sans laquelle son état de santé pourrait s’aggraver et avoir des conséquences des plus graves.

Leur mère souffre également des mêmes troubles respiratoires et est enceinte de 6 mois.
Etant titulaire d'une carte de séjour, elle travaille légalement et possède un contrat de travail à durée indéterminée. (CDI).
Monsieur Bakary GAKOU atteste par différentes preuves de vie maritale de l’entretien effectif de ses enfants, il assure l'essentiel des revenus du ménage.

Parents et enfants sont parfaitement francophones, le père de Madame, était gendarme au sein de l'armée française.

Des appels ont été lancés à la Préfeture de Paris, qui est maintenant seule à pouvoir décider de permettre à cette famille, très liée à la France de ne pas être détruite par une décision administrative.
Compte tenu d’une union maritale stable et intense avec sa femme, titulaire d’un titre de séjour, une reconduite à la frontière de Monsieur Bakary GAKOU serait effectuée en violation de l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme. 
En outre, l’article 3-1 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant stipule que « dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit  être en une considération primordiale ». 
De fait du séjour régulier de sa femme et de l’état de santé de son enfant notamment, une reconduite à la frontière prise à l’encontre de Monsieur GAKOU entraînerait une séparation de fait d’avec sa femme et ses enfants puisque ces derniers ont vocation à rester sur le territoire français.
L'enfant à naître ne pourrait connaitre son père éloigné à des milliers de kilomètres, et Madame serait plongée dans la détresse la plus grande, elle-même de santé fragile, avec trois enfants à charge dont un sous traitement médical permanent.

Le comité de vigilance s'est mis au service de la famille que nous avons rencontré à Aubervilliers.
La totalité du dossier a été transmise à la Préfecture de Paris par plusieurs intervenants.
Nous tentons de réconforter Madame, qui envisage très mal d'accoucher, sans son mari à ses cotés car la grosesse s'annonce difficile, après les deux césariennes qu'elle a déja subi.

Tous nos espoirs reposent désormais sur la décision de la Préfecture de Paris. 
 Informations recueillies auprès de la famille et diffusées avec son accord.
Lundi 20 aout

Rétention
prolongée


Dossier
à l'étude
en Préfecture
de Paris.




























Monsieur Bakary GAKOU est maintenu en rétention.
Monsieur Bakary GAKOU est passé pour la seconde fois, après 15 premiers jours de rétention, devant la  Juge de la Liberté et de la détention, qui devait décider soit de le maintenir en détention, soit de l'assigner à résidence dans l'attente de son expulsion vers le Mali.
L'arrêté de reconduite à la Frontière est maintenant définitif faute d'avoir été contesté à temps. (7 minutes de retard).
 
Nous avons accompagné Madame enceinte, et les deux petites filles au Palais de Justice de Paris.
Des membres du Réseau Education Sans Frontières, deux conseillères municipales des Mairies de Paris et Aubervilliers, d'autres soutiens et de la famille étaient venus assister à l'audience et soutenir Madame. Après toutes les autres affaires, l'affaire Gakou a été abordée.

A notre étonnement c'est la représentante de la Préfecture qui a, d'entrée, exposé la situation dramatique de la famille. (voir description ci-dessus). Elle a dit que la Préfecture avait été sollicitée par plusieurs personnes et associations à propos du sort réservé à cette famille en cas de reconduite du Papa.
Tout en nous annonçant que le dossier était à l'étude en Préfecture, la représentante a bien insisté sur le fait que Monsieur Gakou était hors délai pour pouvoir désormais plaider sa cause devant le Tribunal Administratif, et que les considérations quant à la situation familiale était sans objet devant le Juge des libertés qui doit seulement examiner la légalité de la procédure qui a conduit au placement en rétention, (et quelquefois l'annuler pour vice de forme) et éventuellement assigner à résidence la personne, plutôt que la maintenir en rétention.
Plusieurs vices de formes ont été soulevés par l'Avocate, mais la juge les a rejetés car ils auraient dû l'être, quinze jours plus tôt, lors de la première audience du JLD. Il a été demandé comme préalable à une éventuelle assignation à résidence, la remise d'un passeport, ce qui n'a pas été possible.
La juge a suivi la représentante de la Préfecture, qui demandait le strict respect des textes de loi, et il a été jugé que, sans remise du passeport, l'assignation à résidence était exclue et le maintien en rétention décidé.

Nous avons vu Monsieur GAKOU très éprouvé, il lui a été très pénible de croiser le regard de sa femme en entrant dans la salle. Il avait les jours précédents été victime d'un malaise au centre de rétention mais déclaré apte à assister à l'audience.
L'émotion était générale pour toutes les personnes dans la salle, seule la loi est restée aveugle.
Le chagrin des parents a été contenu, mais partagé par tous.
Les petites filles n'avaient pas été admises comme à la première audience. Elles étaient gardées à l'extérieur par des soutiens.
La seule consolation venait de la Préfecture, qui tout en restant ferme sur le droit, a laissé entendre qu'il décision exceptionnelle de clémence du Préfet de Paris n'était pas exclue, bien que nullement garantie.

La juge a bien voulu accepter que Madame puisse s'entretenir avec son mari quelques instants.
Nous avons ensuite retrouvé les petites dehors. Elles sont toujours restées sages et attentives, totalement conscientes que quelque chose de grave arrivait.
Nous avons rejoint ensuite Aubervilliers, la petite s'est endormie immédiatement dans la voiture, et la conversation était ponctuée de lourds silences, que nous essayions de briser.

Le sort de la famille Gakou est désormais entre les mains du Préfet de Paris que la loi autorise à procéder, de sa propre initiative et sans qu'il n'ait à le justifier, à une levée de l'arreté de Reconduite à la Frontière.

M. Gakou ne peut plus faire valoir une atteinte à la vie familliale et aux droits de l'homme, devant le Tribunal Administratif. Il ne nous reste plus qu'à espérer que ces éléments inspireront une décision de clémence à Monsieur le Préfet de Paris.
Si elle intervenait, nous noterons, qu'elle irait dans le même sens que la décision du Préfet de la Seine Saint Denis, qui n'avait pas pris d'arrêté de reconduite à la Frontière contre Monsieur Gakou, bien qu'il se soit maintenu sur le territoire, un mois après avoir reçu un refus de séjour le 7 juin 2006.
Madame ayant, déjà (et toujours aujourd'hui), un titre de séjour, la famille n'avait pas pu bénéficier, ensuite, des mesures de la circulaire du 13 juin 2006. Cette circulaire était réservée aux familles dont les deux parents étaient dans l'illégalité.
 Laisser Madame seule, avec bientôt un nourrisson, en proie aux problèmes médicaux et financiers, c'est condamner les enfants à la misère la plus grande à Aubervilliers.

Nous lançons un appel à Monsieur le Préfet de Paris pour qu'une décision exceptionnelle épargne cette famille, déjà aux prises avec de graves problèmes de santé et un tout prochain accouchement qui s'annonce délicat.

L'espoir est là.
Vous pouvez rendre visite à Monsieur Bakary GAKOU au centre de rétention de Vincennes
ENPP Avenue de joinville 75012 PARIS
(dans le bois de Vincennes, à proximité de l'entrée de l'hippodrome)
21 Aout 2007




Mardi 21 Aôut 10 h 30 du matin. Centre de rétention de Vincennes

Monsieur GAKOU est libre par décision de Monsieur le Préfet de Paris.

Nous rentrons à Aubervilliers rejoindre Madame et les enfants.

Grosse émotion et grand merci à tous.

22 Aout 2007










Les détails de la Libération de Monsieur Gakou.
Après avoir laissé, Madame et les deux fillettes seules à Aubervilliers, nous espérions, sans trop y croire, que M. Gakou pourrait échapper à l'expulsion et qu'il sortirait peut-être à l'issue des 32 jours (durée de rétention maximale autorisée).
A 23 heures 30, le Réseau Education sans Frontières 75 nous annonce la décision communiquée par la Préfecture de Paris, de libérer 2 des pères de familles arrêtés sur Paris, dont M. Gakou. Après vérification des sources, nous avons contacté M.Gakou, pour savoir ce qu'il en était. Il était toujours retenu et n'avait aucune information.
Nous sommes allés à minuit au centre de rétention de Vincennes pour essayer de le ramener le soir même auprès de sa famille. Le poste de garde n'avait reçu aucune consigne. Les bureaux étant fermés, il fallait attendre le lendemain matin 8 heures.
Le lendemain, après deux heures d'attente, Monsieur Gakou était libéré en compagnie de Monsieur Cheng vers 10 h 30 .
Après 18 jours de rétention, les premiers pas dans le soleil du bois de Vincennes sont un éblouissement. Après de nombreux coups de fils à tous ceux qui attendaient confirmation, nous sommes rentrés à Aubervilliers.
Madame prévenue depuis la veille, n'avait pas dormi.
Assister aux retrouvailles fut un beau cadeau. M Gakou avouait qu'il pensait bien ne plus revoir ses filles. Sa reconnaissance est immense pour tous ceux qui sont intervenus en sa faveur et l'on assisté. Les petites filles ne quittent plus leur père d'une semelle.
Nous avons laissé la famille reprendre ses esprits.

La décision du Préfet mérite d'être saluée, même si, pour l'instant, on ignore si l'Arrêté de Reconduite à la Frontière sera levé, et si une régularisation de Monsieur GAKOU interviendra pour qu'enfin le traumatisme d'une disparition brutale de leur père, ne soit plus infligé aux fillettes.

Dans ce dossier qui semblait désespéré au départ, le travail en commun de beaucoup de personnes a réussi à sauvegarder l'unité de cette famille.
 Merci à tous de la part de Madame, de Monsieur, des fillettes et même de l'enfant à naître.
30 Août 2007























Audience mouvementée au Tribunal Administratif de Cergy
 Un couple et une maman étaient convoqués ce matin au Tribunal Administratif, suite aux requêtes en annulation des Arrêtés de Reconduite à la Frontière, pris en 2006 par le Préfet de Seine Saint Denis.
Nous les avons accompagnés au Tribunal. Pour la première fois, les audiences avaient lieu le matin, avec d'autres personnes issues des centres de détention et conduites au Tribunal sous escorte policière.
Après que se soit déroulé la première audience du couple d'Aubervilliers, et alors que nous procédions à l'habituel "débriefing" dans le couloir du Tribunal.  Nous avons été prévenu par Jean Michel Delabre, (RESF93) qu'une audience était en cours avec un papa d'Aubervilliers. Nous avons pu assister, aux dernières minutes de l'audience, et avons découvert un Papa accablé, gardé par des policiers en civil et entouré de deux petits enfants apeurés. La mère était dans la salle, dans un état d'angoisse et de désespoir tel, que le président aurait menacé de la faire évacuer si elle ne se calmait pas.
Le président s'est ensuite retiré pour délibérer. Nous avons tout de suite pris en main la maman, avec l'aide de l'interprète présent. Vu son état d'angoisse, sa confusion était grande et il n'a pas été facile de reconstituer les évènements.
Monsieur a été contrôlé, rue des Ecoles à Aubervilliers, en arrivant chez lui, et sous les propres yeux de Madame, qui guettait son arrivée à la fenêtre. Bien que Madame ait une autorisation provisoire de séjour, elle a eu peur de se manifester. Monsieur a été menotté et conduit au centre de rétention de Bobigny.
Il lui a été remis ensuite un Arrêté de Reconduite à la Frontière, qui, heureusement, a été contesté dans les 48 heures, c'est pourquoi il était conduit ce matin devant le juge du Tribunal Administratif. Sa femme enceinte, l'avait rejoins sur place avec les deux enfants. La famille était totalement inconnue du Comité de Vigilance, et n'avait même pas été informée de l'existence de la circulaire du 13 juin 2006.
Toutes les personnes présentes ont tenté de rassurer Madame, y compris les policiers, membres de l'escorte. L'audience a enfin repris, et nous avons entendu la phrase qui sauve " L'arrêté de Reconduite à la Frontière est annulé", après les quelques minutes nécessaires à la famille pour comprendre qu'il s'agissait d'une libération immédiate, les visages se sont éclairés.
Nous avons ensuite enchainé par la seconde audience pour laquelle nous étions venus.

Des soutiens d'Aubervilliers ont pris en charge la famille et l'a reconduite à Aubervilliers.
Les parents sont venus du Cap Vert, il y a plus de six ans, les deux enfants, (et bientôt trois) sont nés en France. Monsieur circulait avec son passeport, et n'avait constitué aucun dossier, si bien que presque aucune pièce n'avait été transmise au Tribunal. Malgré ces circonstances très défavorables, le Président s'est fait décrire précisément la situation et a décidé d'annuler la reconduite à la Frontière.
Il est vrai qu'il a été à même d'appréhender la situation de détresse totale dans laquelle la famille aurait été plongée si le papa avait été éloigné.
L'administration, elle, semble continuer à refuser d'entrevoir les conséquences de telles décisions.

10 Septembre 07













Madame Felicidad MENDOZA, mère de famille d’Aubervilliers est en garde à vue depuis ce matin au Commissariat de Sèvres dans le 92.

Son mari lui aussi avait été arrêté dans le 92 au mois de juin 2007, puis relâché grâce aux interventions du Comité, et de la Mairie d’Aubervilliers.
 
Le couple est arrivé en France en 1998, depuis les Philippines.
Les deux enfants sont nés en France .
  • Une fille en 1998, 
  • Un garçon né en 2001
Tous deux scolarisés à Aubervilliers.
A la suite du refus de séjour au titre de
la circulaire Sarkozy du 13 juin 2006, chacun des parents a reçu en Arrêté de reconduite à la Frontière.
Deux requêtes en annulation des l’arrêtés de reconduite à la Frontière sont enregistrées au Tribunal Administratif de Cergy. Les parents attendent d’y être convoqués.
 
Depuis ce matin le Comité de Vigilance et une élue d’Aubervilliers essaye d’obtenir des nouvelles du commissariat de Sèvres. Mais aucune nouvelle n’est communiquée, la police dit attendre la décision de la Préfecture du 92.
 
Toutes interventions sont bienvenues, pour obtenir la libération de Madame MENDOSA, afin que lui soit épargné le centre de rétention, et qu'elle puisse retrouver ses enfants, déjà éprouvés par l'arrestation de leur papa au mois de juin. 

Madame Felicidad MENDOZA, mère de famille d’Aubervilliers a été placé en centre de rétention après avoir passé la journée du lundi 11 septembre,  au Commissariat de Sèvres dans le 92.

Son mari lui aussi avait été arrêté dans le 92 au mois de juin 2007, puis relâché grâce aux interventions du Comité, et de la Mairie d’Aubervilliers.
Lundi les interventions répétés du comité et d'élus d'Aubervilliers n'ont pas abouti.
Nous avons cru que Madame MENDOZA était victime d'un second arrêté de reconduite à la Frontière, ce n'est pas le cas.

Informations recueillies auprès de la famille et diffusées avec son accord.
10 septembre
Seconde arrestation
Monsieur B... père de famille d'Aubervilliers, a été arreté à Ivry sur Seine.
Il a été transféré à Cachan et risque de nouveau un Arrêté de reconduite à la Frontière.
La coordination 93 et le comité de Vigilance aide la famille à réunir les pièces.
Un avocat est trouvé.
11 septembre 2007 Encore une arrestation, nous sommes appellés à l'aide par la fille ainée de Monsieur  W..car elle a été informée que son père était arrêté et était au commisariat du 3 ème.
Nous connaissons bien la famille, car nous les avons aidé l'an passé alors qu'ils vivaient à Aubervilliers. Le message ci-dessous a été diffusé sur la liste RESF 75.
Monsieur Huaihui WEN père de famille Chinois d'Aubervilliers.  
au commissariat du 3 ème arrondissement de PARIS   
Sa fille a été prévenue par une personne du Commisariat vers 18 heures, qui a donné le numéro 01 42 76 13 00.
Elle a rappellé ensuite mais on a refusé de lui passer son père, et on lui a interdit de rappeller  "Une dame très méchante".

J'ai rappelé ce soir, 11 septembre vers 20 heures.
Il m'a été dit (par une dame), que l'on ne pouvait pas même me dire s'il y était, et que aucun renseignement ne serait communiqué, et qu'il verra son dossier examiné par l'officier qui se chargera de réunir les pièces et de contacter la famille en temps utile.
Je suis persuadé qu'il est toujours sur place.
J'ai le contact avec sa fille qui m'informera dès qu'elle sera jointe.

Toute personne qui parviendrait à en savoir plus, peut me contacter.
Merci de contacter vos interlocuteurs parisiens, et bonne chance avec le Commissariat.
J'ai proposé de faxer des éléments, cela m'a été refusé.

Les membres de Resf 75 ont pris le relais, mais la famille  nous a informé le lendemain, que le dossier était désormais aux mains d'un avocat spécialisé, et nous a remercié pour notre aide.
12 septembre

Maintien
en rétention
à Paris



2 enfants seuls
avec leur père
à Aubervilliers.
Audience devant le juge des libertés et de la détention pour Madame MENDOZA
14 Heures.Palais de justice de Paris
Elle supporte très mal d'être séparée de ses enfants, et est dans un grand désarroi au centre de rétention.
Nous étions 5 soutiens du comité à nous être déplacés à l'audience, nous y avons retrouvé beaucoup de soutiens de la famille et d'amis philippins. Tous très émus de voir cette maman sous les verrous.
La préfecture du 92 n'avait même pas daigné envoyer un représentant pour contredire l'avocate. Un vice de forme important a été soulevé par l'avocate, car elle a rappelé au juge que le placement en détention devait être une mesure exceptionnelle, et que l'administration se devait de diligenter au plus vite une procédure.
Or la Préfecture n'avait toujours pas saisi le tribunal administratif de Cergy afin que puisse être planifiée une audience, imposant, par sa négligence, des jours de rétention supplémentaires à Madame Mendoza. L'absence même de représentant à l'audience confirmait bien la négligence de l'administration.
Le juge a écouté l'avocate, sans jamais croiser le regard de Madame Mendoza.
Il a ensuite commencé à dicter son jugement. Nous nous sommes réjouis à l'écoute des premieres phrases, jusqu'à que fut prononcé le mot "cependant" et que le juge se mette à brasser du papier, avant de poursuivre sur un ton monocorde et inaudible, et de conclure sur le maintien en rétention. L'avocate a eu la lourde de tâche d'informer Madame Mendoza. Le juge la regardait enfin et observait sa réaction.
Nous avons quité la salle ecoeurés.
Nous sommes, peu après, allés rendre visite à Madame Mendoza au centre de rétention.
Alors que nous pensions la trouver en pleurs, c'est presque elle qui nous a remonté le moral. Elle avait vu avant nous, qu'il n'y avait rien à espérer de ce juge devant lequel certaines de ces co-détenues étaient passées le matin.
Tous nos espoirs se portent maintenant sur le tribunal Administratif, ou sera enfin examiné la situation familiale.
12 septembre à l'aube
Arrestation d'un père de famille

Monsieur Kane a été interpellé à son domicile et conduit au commissariat de Cergy, il est père de 3 enfants, dont deux sont scolarisés respectivement à Joliot-Curie et Jean Perrin, le troisième n'étant pas encore scolarisé. 
Il a commis l'erreur d'acquerir des objets de provenance douteuse, et est entendu par la police. Cette situation préocuppe beaucoup les enseignants et les soutiens car tout le monde sait qu'un sans-papiers n'a pas droit à l'erreur, et que le moindre soupçon de délit, peut être puni d'une destruction de la famille, par l'éloignement du père.
Le comité prend en charge ce nouveau dossier, mais sans grand espoir.
Vers 15 heures nous apprenons la libération de Monsieur Kone, sans suite judiciaires. Grand soulagement de tous.
13 septembre 2007


Audience à CRETEIL
Appel aux soutiens disponibles.
Monsieur B.., père de famille d'Aubervilliers, est passé devant le juge des libertés à CRETEIL.
Son maintien en rétention a été décidé, mais de retour au centre de rétention, il a été libéré faute de place.
Il comparait, maintenant devant le TRIBUNAL ADMINISTRATIF
VENDREDI 14 SEPTEMBRE
à 11H30.
 

Tribunal Administratif de MELUN
43, rue du Général de Gaulle
77008 Melun Cedex
 Accès à partir de la gare SNCF de Melun, par les transports en commun, prendre le bus ligne A, arrêt "centre culturel".
Monsieur B.., papa de 3 enfants a été arrêté lundi 10, à Ivry sur Seine. La famille demeure à Aubervilliers. Il a été placé au centre de rétention de Choisy le Roi.
Il a été frappé d'un Arrêté de reconduite à la Frontière, (APRF) de la part du Préfet du Val de Marne.
Il vient d'avoir la grande chance d'être libéré faute de place, au centre de rétention.
Le juge du Tribunal Administratif doit examiner la légalité de cet arrêté et déterminer, entre autres points, s'il ne viole pas les textes qui protègent la famille et les enfants.
Si le juge le décide, ce papa, devra être reconduit à la frontière.
Il devra décidé de laisser ou non sa femme et ses enfants seuls en France.

La volonté de la Préfecture est de renvoyer les familles au complet, mais elle n'hésite pas à éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un papa d'Aubervilliers.
En cas de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal, l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en violation des lois françaises et des textes signés par la France, il arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les familles dans l'angoisse.
Un jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire de Séjour de 3 mois, sans autorisation de travailler, dans l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans garantie d'obtenir une régularisation.
La situation s'annonce très délicate à Melun.
Jeudi 20 Septembre 2007
Venez avec nous.

Tribunal
Administratif
de Cergy







Madame Mendoza
est libre

La famille MENDOZA passe jeudi 20 Septembre
au Tribunal Administratif, à Cergy.
La maman est en rétention à Paris depuis le 11 Septembre..
(En France depuis 1998, les deux enfants sont nés en France)  
Venez soutenir la famille MENDOZA
Jeudi 20 septembre 2007
Après avoir passé la semaine à préparer le dossier, avec l'aide précieuse de Madame Felicidad MENDOZA, qui, depuis le centre de rétention, faisait le lien entre toutes les personnes concernées, nous avons conduit ce matin Monsieur Allan MENDOZA au Tribunal, accompagné