
Accompagnements
des familles
au Tribunal
Administratif
|
Les
audiences
au Tribunal Administratif.
Période
2006-2009
COMITÉ
DE VIGILANCE D'AUBERVILLIERS
CONTRE
LES EXPULSIONS DES
FAMILLES ET ÉLÈVES SANS-PAPIERS

Tribunal Administratif de Cergy |
| |
 |
Le
Tribunal Administratif peut être saisi, en cas de contestation d'une
décision de l'administration.
Il est chargé d'examiner si la décision administrative ne
vient pas en contradiction des lois francaises, textes et
traités signés par la France. S'il considère que l'administration n'a
pas respecté la loi, il peut
annuler la
décision administrative et demander à l'administration de
rééxaminer le dossier.
Plusieurs centaines de parents d'Aubervilliers ont fait
l'objet
d'un refus de séjour, puis pour la majorité, d'un
Arrêté Préfectoral de Reconduite à la
Frontière (APRF)de la part du Préfet de Seine Saint
Denis, suite aux demandes de régularisation en 2006 .
Nous avons aidé les familles à saisir le Tribunal
Administratif, face à nos doutes quant au serieux de l'examen
des dossiers en Préfecture, au cours de l'été 2006.
Depuis décembre
2006, les familles d'Aubervilliers victimes d'un
Arrêté Préfectoral de Reconduite à la
Frontière, sont convoquées au Tribunal Administratif de
Cergy. Elles ont pour la plupart affaire à un avocat
commis
d'office, qui doit, face à un représentant de la
Préfecture, convaincre le juge d'annuler l'APRF. La
constitution
d'un dossier complet sur la famille est primordiale pour que le juge
puisse apréhender au mieux la situation.
A ces audiences s'ajoutent celles qui ont lieu suite à une
arrestation suivie d'un APRF remis en main propre, et contesté
dans un très court délai de 48 heures.
Depuis janvier 2007, les refus de séjour sont faits sous la forme
d'une OQTF
(Obligation à Quitter le Territoire Français).
Il est encore possible de saisir le tribunal Administratif, mais cela
doit être fait à l'aide d'un avocat, et sans qu'il ne soit
possible de rajouter des pièces ultérieurement. La
nouvelle loi impose au Tribunal Administratif de juger sous 3 mois,
ce
qu'il s'efforce de faire, malgré l'avalanche d'OQTF émises
par la Préfecture.
Plusieurs Tribunaux
Administratifs ont déja annoncé qu'ils ne pourraient
bientôt plus faire face, et que les autres affaires ne pourraient
être traitées dans des délais dignes.
Les personnes qui ont contesté des refus de séjour, sans
APRF, doivent attendre près de 2 ans pour voir leur dossier
examiné. Paradoxalement, pour les bons dossiers, il aurait
été préférable d'avoir reçu un APRF
ou une OQTF,
pour voir la situation examinée plus rapidement. Pour les
parents déboutés de la circulaire Sarkozy, avec un simple
refus de séjour, ou un refus implicite (sans réponse de
la Préfeture) il semblerait que les jugements soient
avancés.
Un an après ces refus de séjour, personne n'avait été encore convoqué.
 |
Toutes les audiences:
cliquez
sur les dates
|
Décembre
2006
4
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le 14 Décembre 2006! |
23
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le 6, le 7 et le 8
Février!
A 11 h 45, Place de la Mairie.
|
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge
du tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le
juge le
décide un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les
parents devront
décider de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille. |

Manifestez
votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de
11 h 45 à 12 h 15
- le
Mardi 6 février
- le
Mercredi 7 février
- le
jeudi 8 février
Les
audiences débuteront à 13h30,
elles dureront tout l'après-midi.
|
Un car
affrété par la Mairie accompagnera les familles
et les soutiens au:
Tribunal Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de la Mairie à 12 h 15
Vous
pouvez aussi exprimer votre solidarité en nous rejoignant au
Tribunal:
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour les 6,7 et 8 Février:
44 parents convoqués (21 couples et 2 parents
isolés)
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél.
: 01.48.11.17.90
|
Une
élève
Audience du Mardi 6
février |
|
Maternelle
Anne Sylvestre
69,
avenue de la République
Tél. :
01.48.11.34.41
|
Trois
élèves
Audiences des Mardi 6 et Mercredi
7 février |
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
Deux
élèves
Audiences des Mercredi 7 et
Jeudi 8 février |
Maternelle Jean Perrin
Rue Lopez et Jules Martin
Tél. : 01.48.33.17.18 |
Un
élève
Audience du Mardi 6 février |
|
Ecole
élémentaire Jean Jaurès
3-5
rue Paul Bert
Tél. : 01.48.33.05.46
|
Un
élève
Audience du Mercredi 7
février |
Ecole
Elementaire Edgar Quinet
2 rue Edgar Quinet
Tél.
: 01.48.11.17.90 |
Un
élève
Audience du Mardi 6
février |
Ecole
élémentaire Firmin Gémier
14
rue Firmin Gémier
Tél. :
01.48.33.78.21 |
Un
élève
Audience du Jeudi 8
février |
Ecole
élémentaire Jean Macé
44-46
rue Henri Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
Un
élève
Audience du Jeudi 8
février |
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
Un
élève
Audience du Jeudi 8
février |
Ecole
élémentaire Robespierre
Chemin des
Prés Clos
Tél. : 01.48.33.22.71 |
Deux
élèves
Audience du Mardi 6 et Jeudi 8
février |
Collège
Jean Moulin
76 rue Henri Barbusse
Tél.
: 01.43.52.63.07 |
Deux
élèves
Audience du Mercredi 7 et
Jeudi 8 février |
Collège
Henri Wallon
146 rue des Cités
Tél.
: 01.48.11.18.20 |
Un
élève
Audience du Mardi 6
février |
Lycée
Jean-Pierre Timbaud
103 avenue de la République
Tél.
: 01.48.33.87.88 |
Une
élève
Audience du Mercredi 7
février |
|
M.
Chaudhry , père de famille d' Aubervilliers, en
rétention
depuis le 15 février, passe au Tribunal Administratif de
PARIS.
Le
juge doit décider de la légalité de
l'Arreté de reconduite à la Frontière
pris par la
Préfecture.
Si
le juge le confirme, M. Chaudhry sera reconduit au Pakistan, et devra
abandonner sa femme et ses trois enfants à Aubervilliers.
Nous
connaissons bien M Chaudhry à Aubervilliers, nous suivons
son dossier,
et l'avons aidé à faire son recours suite
à l'inexplicable refus de
séjour reçu, dans le cadre de la circulaire
Sarkozy.
M.
Chaudhry,
remplissait tous les critères exigés. Il parle et
comprend le francais.
Il est
arrivé
légalement en 2000 avec un contrat de travail. Les
trois enfants sont tous
nés en France.
Les
deux ainées sont scolarisés l'une
à l'école
maternelle Jean Jacques ROUSSEAU et l'autre à
l'école primaire
Eugène VARLIN, en CP. Elle sait déjà
lire et est avide de lecture.
Les
enfants ne connaissent pas d'autre pays que la France.
M.
Chaudhry craint beaucoup de tomber entre les mains des
autorités pakistannaises.
En
cas de retour forcé du soutien de famille, Madame Chaudrhy
et
les trois enfants seront réduits à la
misère
à Aubervilliers.
L'émotion
est grande parmi les amis de la famille et les
membres du comité.
Le
Comité de Vigilance d'Aubervilliers appelle tous les
soutiens,
enseignants, parents d'élèves, élus et
citoyens à venir soutenir la
famille Chaudhry Mercredi 21
Février 2007 à 9 heures.
TRIBUNAL
ADMINISTRATIF DE
PARIS
7 rue de
Jouy 75004 PARIS
75181
Paris Cedex 04
Accès
par transports publics
Métro
Saint-Paul (Le Marais)
[ligne 1]
ou Pont Marie (Cite des Arts) [ligne7]
|
|
GRANDE NOUVELLE
M
Chaudhry est libre.
Le
juge a annulé l'arrêté de reconduite
à la frontière pris par le Préfet de
Paris.
Les
membres du Comité de Vigilance, rejoints par RESF75 ont
assisté à l'audience du 21 février
2007, au
tribunal administratif de Paris. Des voisins et amis
français de
la famille étaient là aussi.
Grâce
au travail acharné de son avocate, et
malgré l'opposition systématique de l'avocat de
la
Préfecture, le juge a décidé d'
annuler
l'arrêté de reconduite à la
frontière, qui
aurait conduit M Chaudhry à devoir abandonner sa femme
à
Aubervilliers avec leurs 3 enfants nés en France.
M.
Chaudhry craignait beaucoup de tomber entre les mains des
autorités pakistanaises.
Il
aurait très probablement connu la prison pour de nombreuses
années, et n'aurait pas pu voir grandir ses enfants.
M. Chaudhry se trouve
maintenant avec ses enfants à Aubervilliers.
Il
vous adresse
à tous ses plus profonds remerciements.
M Chaudhry
n'est pas
pour autant régularisé, la Préfecture
peut faire appel.
Le
juge n'a pas le pouvoir d'ordonner sa régularisation, il
peut
simplement demander à la Préfecture de
réexaminer
la situation.
Les
enfants de M. Chaudhry garderont longtemps le souvenir de leurs
vacances de Février 2007, nous comptons sur les maitresses
pour
les apaiser.
Seule la Préfecture
peut autoriser la famille Chaudhry à vivre à
Aubervilliers, sans la peur.
Nous ne
désespérons pas de son
humanité.
Grand
merci à la CIMADE
du centre de détention de Vincennes qui a
accompagné M. Chaudhry dans ses démarches.
|
|
8
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Vendredi
2 mars 2007!
A 11 h 15,
à la boutique
de quartier quatre-chemins
134 Avenue de la République à Aubervilliers.
|
|
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés
à Aubervilliers,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge du
tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le juge le
décide un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les parents
devront
décider de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille.
|

Manifestez
votre soutien
à
la Boutique de quartier quatre-chemins
134 AV de la République
à
11 h 15
- le
Vendredi 2 mars
- Les audiences
débuteront à 13h30, à Cergy
elles
dureront tout l'après-midi.
|
Les soutiens et les familles
rejoindront le Tribunal par les transports en commun.
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de la Boutique de quartier à
11h30
Vous
pouvez aussi exprimer votre solidarité en nous rejoignant au
Tribunal:
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 2 mars 2007:
15 parents
convoqués (7 couples et 1 parent isolé): 10
élèves de 9 écoles d' Aubervilliers |
|
Maternelle
Anne Sylvestre
69,
avenue de la République
Tél. :
01.48.11.34.41
|
un
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
un
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Maternelle
Pierre Brossolette
50 rue
Hélène Cochennec
Tél. : 01.48.33.24.52
|
un
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Ecole
élémentaire Joliot Curie
24-26 rue de la Maladrerie
Tél. : 01.48.33.17.18 |
Un
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Ecole
élémentaire Firmin Gémier
14
rue Firmin Gémier
Tél. :
01.48.33.78.21 |
deux
élèves
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Ecole
élémentaire Jean Macé
44-46
rue Henri Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
un
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Ecole élémentaire
Honoré de Balzac
15 rue du Goulet/rue Louis Fourrier
Tél. : 01.48.11.35.10 |
un
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Collège
Jean Moulin
76 rue Henri Barbusse
Tél.
: 01.43.52.63.07 |
un
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
Collège
Henri Wallon
146 rue des Cités
Tél.
: 01.48.11.18.20
|
une
élève
Audience du vendredi 2 Mars 2007 |
|
8
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Vendredi
9 mars 2007!
A 11 h 15,
à la boutique
de quartier quatre-chemins
134 Avenue de la République à Aubervilliers. |

Manifestez
votre soutien
à la Boutique de quartier
quatre-chemins
134 AV de la République
à
11 h 15
- le
Vendredi 9 mars
- Les audiences
débuteront à 13h30, à Cergy
elles
dureront tout l'après-midi.
|
Les soutiens et les familles
rejoindront le Tribunal par les transports en commun.
Tribunal Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Départ
groupé depuis la Boutique de quartier à
11h30
Metro 4 chemins.
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous au
Tribunal:
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 9 mars 2007:
16 parents
convoqués (8 couples)
5 élèves de 4 écoles d' Aubervilliers
sont connus par le Comité |
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
deux
élèves
Audience du vendredi 9 Mars 2007 13h30 |
Maternelle
Jacques Prévert
1-9 rue des Cités
Tél. : 01.48.33.19.84 |
un
élève
Audience du vendredi 9 Mars 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Firmin Gémier
14
rue Firmin Gémier
Tél. :
01.48.33.78.21 |
un
élève
Audience du vendredi 9 Mars 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
un
élève
Audience du vendredi 9 Mars 2007 13h30 |
|
8
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Vendredi
16 mars 2007!
A 11 h 45,
Place de la Mairie
à Aubervilliers
|
|
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés
à Aubervilliers,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge du
tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le juge
confirme la décision de la Préfecture, un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les parents
devront
alors décider de laisser,
ou non, leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille.
Les
familles comparaîtront libres, les jugements sont
généralement mis en
délibéré pour
plusieurs semaines, mais certains ont déja
été rendus le jour même.
La plupart des familles doivent se contenter des
avocats commis d'office, qui doivent argumenter face au
représentant de la Préfecture.
Les dossiers sont communiqués à l'avocat commis
d'office, juste avant l'audience. |

Manifestez votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de 11 h
45 à 12 h 15
- le
Vendredi 16 mars
- Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
Nous
avons besoin d'interprètes bénévoles
en chinois pour aider l'avocat
à dialoguer avec la famille avant l'audience.
|
La mairie met à la
disposition des soutiens et les familles,
un autocar pour se rendre au Tribunal:
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de
la Mairie à 12 h 15
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous
au
Tribunal, ou en nous rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 16 mars 2007:
16 parents
convoqués (8 couples)
13
élèves de 10 écoles d' Aubervilliers,
1
collège à La Courneuve et 1 lycée
à Drancy.
|
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
Deux
élèves
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Maternelle
Jacques Prévert
1-9 rue des Cités
Tél. : 01.48.33.19.84 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Maternelle
Angela Davis
rue Danielle Casanova
Tel: 01 49 37 93 00 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Maternelle
Paul Bert
116 rue des Cités
Tél. : 01.48.33.05.46
|
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Maternelle
Jean-Jacques Rousseau
2 rue Paul Doumer
Tél. : 01.48.33.52.47 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Jean Macé
44-46 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Joliot Curie
24-26 rue de la Maladrerie
Tél. : 01.48.33.17.18 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Collège
Jean Moulin
76 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.43.52.63.07 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Collège
Rosa Luxemburg
2 mail Benoît Frachon
Tél. : 01.53.56.15.20
|
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Collège
Raymond Poincarré
84 av République 93120 LA COURNEUVE
Tel: 01 48 36 28 65 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
Lycée
Paul Le Rolland
136 av Castelnau 93700 DRANCY
Tel: 01 48 32 01 30 |
Un
élève
Audience du vendredi 16 Mars 2007 13h30 |
|
5
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Mardi
3 avril 2007!
Départ à 11 h 15,
à la boutique
de quartier quatre-chemins
134 Avenue de la République
à Aubervilliers.
Voitures
bienvenues
|
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés
à Aubervilliers,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge du
tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le juge
confirme la décision de la Préfecture, un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les parents
devront
alors décider de laisser,
ou non, leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille.
Les
familles comparaîtront libres, les jugements sont
généralement mis en
délibéré pour
plusieurs semaines, mais certains ont déja
été rendus le jour même.
La plupart des familles doivent se contenter des
avocats commis d'office, qui doivent argumenter face au
représentant de la Préfecture.
Les dossiers sont communiqués à l'avocat commis
d'office, juste avant l'audience. |

Manifestez votre soutien
- à la Boutique de
quartier Quatre-Chemins
134
AV de la République à 11 h 15
- au Tribunal Administratif
à Cergy à
partir de 13h30
|
Les voitures sont
bienvenues, pour conduire les soutiens et les
familles, au Tribunal:
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ
groupé depuis la Boutique de quartier à
11h30
Vous aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant avec
nous au Tribunal, ou en nous y rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
|
|
Familles
et écoles concernées pour le mardi 3 Avril 2007:
8
parents
convoqués ( 6 couples et 2 parents seuls)
8 élèves concernés de 7
écoles d'Aubervilliers.
|
Maternelle
Saint-Just
Chemin des Prés Clos
Tél. : 01.48.33.22.71 |
Un
élève
Audience du 3 avril 2007 13h30 |
Maternelle
Jacques Prévert
1-9 rue des Cités
Tél. : 01.48.33.19.84 |
Un
élève
Audience du 3 avril 2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Babeuf
Chemin des Prés Clos
Tél. : 01.48.33.22.71 |
Un
élève
Audience du 3 avril 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Eugène Varlin
5 rue Hémet
Tél. : 01.43.52.40.03 |
Un
élève
Audience du 3 avril 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Edgar Quinet
2 rue Edgar Quinet
Tél. : 01.48.11.17.90 |
Un
élève
Audience du 3 avril 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Albert Mathiez
2 rue Edgar Quinet
Tél. : 01.48.11.17.90 |
Un
élève
Audience du 3 avril 2007 13h30 |
|
|
Collège
Rosa Luxemburg
2 mail Benoît Frachon
Tél. : 01.53.56.15.20
|
Deux
élèves
Audience du 3 avril 2007 13h30 |
|
|
|
9
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Vendredi
27 avril 2007!
A 11 h 45,
Place de la Mairie
à Aubervilliers.
|
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés
à Aubervilliers,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge du
tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le juge
confirme la décision de la Préfecture, un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les parents
devront
alors décider de laisser,
ou non, leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille.
Les
familles comparaîtront libres, les jugements sont
généralement mis en
délibéré pour
plusieurs semaines, mais certains ont déja
été rendus le jour même.
La plupart
des familles doivent se contenter des
avocats commis d'office, qui doivent argumenter face au
représentant de la Préfecture.
Les
dossiers sont communiqués à l'avocat commis
d'office, juste avant l'audience. |

Manifestez votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de 11 h
45 à 12 h 15
- le
Vendredi 27 avril
- Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
Nous
avons besoin d'interprètes bénévoles
en chinois pour aider l'avocat
à dialoguer avec la famille avant l'audience.
|
La mairie met à la
disposition des soutiens et les familles,
un autocar pour se rendre au Tribunal:
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de
la Mairie à 12 h 15
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous
au
Tribunal, ou en nous rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 27 avril 2007:
17
parents
convoqués ( 8 couples + 1 parent isolé)
8 élèves de 5 écoles d' Aubervilliers,
1 au collège à Bobigny et 1 au lycée à Paris.
|
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
1 élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
Maternelle
Louise Michel
5 rue Hémet
Tél. : 01.43.52.40.03 |
1 élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
Maternelle
Pierre Brossolette
50 rue Hélène Cochennec
Tél. : 01.48.33.24.52 |
2 élèves
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
| . |
|
Ecole
élémentaire Robespierre
Chemin des Prés Clos
Tél. : 01.48.33.22.71 |
1 élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Edgar Quinet
2 rue Edgar Quinet
Tél. : 01.48.11.17.90 |
1 élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Albert Mathiez
2 rue Edgar Quinet
Tél. : 01.48.11.17.90 |
1 élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
| . |
|
Collège
Henri Wallon
146 rue des Cités
Tél. : 01.48.11.18.20 |
1 élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
Collège
République
84 r République 93000 BOBIGNY
Tel: 01 48 30 42 47 |
1
élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
| . |
|
Lycée François Truffaut
28 rue de Debelleyme 75003 PARIS
Tel: 01 42 71 22 77 |
1 élève
Audience du 27 avril 2007 13h30 |
|
 |
|
6
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Jeudi
10 mai 2007!
A 11 h 45,
Place de la Mairie
à Aubervilliers.
|
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés
à Aubervilliers,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge du
tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le juge
confirme la décision de la Préfecture, un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les parents
devront
alors décider de laisser,
ou non, leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille.
Les
familles comparaîtront libres, les jugements sont
généralement mis en
délibéré pour
plusieurs semaines, mais certains ont déja
été rendus le jour même.
La plupart des familles doivent se contenter des
avocats commis d'office, qui doivent argumenter face au
représentant de la Préfecture.
Les dossiers sont communiqués à l'avocat commis
d'office, juste avant l'audience. |

Manifestez votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de 11 h
45 à 12 h 15
- le
Jeudi 10 mai
- Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
|
La mairie met à la
disposition des soutiens et les familles,
un autocar pour se rendre au Tribunal:
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de
la Mairie à 12 h 15
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous
au
Tribunal, ou en nous rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 10 MAI 2007:
6
parents
convoqués ( 2 couples et 2 parents isolés)
6 élèves de 5 écoles d' Aubervilliers. |
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
1
élève
Audience du 10/05/2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
1 élève
Audience du 10/05/2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Jules Guesde
3-5 rue Paul Bert
Tél. : 01.48.33.05.46 |
1 élève
Audience du 10/05/2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Honoré de Balzac
15 rue du Goulet/rue Louis Fourrier
Tél. : 01.48.11.35.10 |
1 élève
Audience du 10/05/2007 13h30 |
|
|
Collège
Jean Moulin
76 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.43.52.63.07 |
2 élèves
Audience du 10/05/2007 13h30 |
|
 |
|
5
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Mardi 15 mai 2007!
A 11 h 45,
Place de la Mairie
à Aubervilliers |
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés
à Aubervilliers,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge du
tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le juge
confirme la décision de la Préfecture, un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les parents
devront
alors décider de laisser,
ou non, leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille.
Les
familles comparaîtront libres, les jugements sont
généralement mis en
délibéré pour
plusieurs semaines, mais certains ont déja
été rendus le jour même.
La plupart des familles doivent se contenter des
avocats commis d'office, qui doivent argumenter face au
représentant de la Préfecture.
Les dossiers sont communiqués à l'avocat commis
d'office, juste avant l'audience. |

Manifestez votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de 11 h
45 à 12 h 15
- le
MARDI 15 mai 2007
- Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
|
La mairie met à la
disposition des soutiens et les familles,
un autocar pour se rendre au Tribunal:
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de
la Mairie à 12 h 15
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous
au
Tribunal, ou en nous rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 15 mai 2007:
10
parents
convoqués (5 couples):
7 élèves de 5 écoles d' Aubervilliers et 1collège à
La Courneuve.
|
Maternelle
Jean Perrin
Rue Lopez et Jules Martin
Tél. : 01.48.33.17.18 |
1 élève
Audience du 15 mai 2007 13h30 |
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
1
élève
Audience du 15 mai 2007 13h30 |
Maternelle
Jacques Prévert
1-9 rue des Cités
Tél. : 01.48.33.19.84 |
1 élève
Audience du 15 mai 2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Jean Macé
44-46 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
1 élève
Audience du 15 mai 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
1 élève
Audience du 15 mai 2007 13h30 |
|
|
Collège Jean-Vilar
28, rue de la Gare
93120 LA COURNEUVE
Tél. : 01 48 11 15 40
|
2 élèves
Audience du 15 mai 2007 13h30 |
|
 |
|
4
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Vendredi 25 mai 2007!
A 11 h 45,
Place de la Mairie
à Aubervilliers |
La Préfecture de
Bobigny a envoyé des Arrêtés de
Reconduite à la frontière
à la plupart des parents d'enfants scolarisés
à Aubervilliers,
qui
s'étaient présentés en toute bonne
foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir
d'être
régularisés.
Bien
que grand nombre de
familles
remplissent tous les critères énoncés
dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été
régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour
beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la
Frontière.
Désespérés
, d'être arrachés à leur vie en France,
ou ils se sont intégrés possèdent
logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de
Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal
Administratif.
Le juge du
tribunal Administratif
doit statuer sur la légalité
des Arrêtés pris par la Préfecture.
Si le juge
confirme la décision de la Préfecture, un
papa, une maman, ou les deux parents pourront etre
reconduits à la frontière.
Les parents
devront
alors décider de laisser,
ou non, leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer
les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas
à
localiser le reste de la famille.
Les
familles comparaîtront libres, les jugements sont
généralement mis en
délibéré pour
plusieurs semaines, mais certains ont déja
été rendus le jour même.
La plupart des familles doivent se contenter des
avocats commis d'office, qui doivent argumenter face au
représentant de la Préfecture.
Les dossiers sont communiqués à l'avocat commis
d'office, juste avant l'audience. |

Manifestez votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de 11 h
45 à 12 h 15
- le
VENDREDI 25 mai 2007
- Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
|
La mairie met à la
disposition des soutiens et les familles,
un autocar pour se rendre au Tribunal:
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de
la Mairie à 12 h 15
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous
au
Tribunal, ou en nous rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 25 MAI 2007:
8
parents
convoqués ( 4 couples)
4 élèves de 4 écoles maternelles d' Aubervilliers.
|
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
1 élève
Audience du 25 Mai 2007 13h30 |
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
1
élève
Audience du 25 Mai 2007 13h30 |
Maternelle
Robert Doisneau
7-11 rue Gaëtan Lamy
Tél. : 01.43.52.42.78 |
1 élève
Audience du 25 Mai 2007 13h30 |
Maternelle
Jean-Jacques Rousseau
2 rue Paul Doumer
Tél. : 01.48.33.52.47 |
élève
Audience du 2007 13h30 |
|
 |
|
4
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Mardi 12 juin 2007!
A 11 h 45,
Place de la Mairie
à Aubervilliers
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Le juge du tribunal
Administratif doit statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas à
localiser le reste de la famille.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrété de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, sans
autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation.
Les premières APS de 3 mois viennent d'ëtre renouvellées pour une
nouvelle durée de 3 mois, sans qu'aucune décision de
régularisation ne soit intervenue.
Dans
l'attente, les familles sont donc contraintes, cette fois-ci officiellement,
de
travailler au noir, alors que beaucoup disposent de promesses
d'embauche. |

Manifestez votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de 11 h
45 à 12 h 15
- le
mardi 12 juin 2007
- Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
|
Les soutiens et les familles,
rejoindront le Tribunal en voiture,
véhicules
bienvenus.
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de
la Mairie à 12 h 15
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous
au
Tribunal, ou en nous rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 12 juin 2007:
8
parents
convoqués ( 4 couples)
5 élèves de 5 écoles d' Aubervilliers. |
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
1 élève
Audience du 12 juin 2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
1 élève
Audience du 12 juin 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Jules Guesde
3-5 rue Paul Bert
Tél. : 01.48.33.05.46 |
1 élève
Audience du 12 juin 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Albert Mathiez
2 rue Edgar Quinet
Tél. : 01.48.11.17.90 |
1 élève
Audience du 12 juin 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Victor Hugo
15 rue du Goulet/rue Louis Fourrier
Tél. : 01.48.11.35.10 |
1 élève
Audience du 12 juin 2007 13h30 |
|
|
|
Des
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Vendredi 22 juin 2007!
A 11 h 45,
Place de la Mairie
à Aubervilliers
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Le juge du tribunal
Administratif doit statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas à
localiser le reste de la famille.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrété de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, sans
autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation.
Les premières APS de 3 mois viennent d'ëtre renouvellées pour une
nouvelle durée de 3 mois, sans qu'aucune décision de
régularisation ne soit intervenue.
Dans
l'attente, les familles sont donc contraintes, cette fois-ci officiellement,
de
travailler au noir, alors que beaucoup disposent de promesses
d'embauche. |

Manifestez votre soutien
Place
de la Mairie d'Aubervilliers
de 11 h
45 à 12 h 15
- le
vendredi 22 juin 2007
- Les
audiences débuteront à 13h30, à Cergy, elles dureront
tout l'après-midi.
Nous
avons besoin d'interprètes bénévoles
en chinois pour aider l'avocat
à dialoguer avec la famille avant l'audience.
|
Un car
affrété par la Mairie accompagnera les familles
et les soutiens au:
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de
la Mairie à 12 h 15
Vous
aussi, pouvez exprimer votre solidarité en venant
avec nous
au
Tribunal, ou en nous rejoignant à Cergy.
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 22 juin 2007:
18
parents
convoqués ( 9 couples)
13 élèves de 8 écoles d' Aubervilliers.
|
Maternelle
Anne Sylvestre
69, avenue de la République
Tél. : 01.48.11.34.41 |
1 élève
Audience du 22 juin 2007 13h30 |
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
2 élèves
Audience du 22 juin 2007 13h30 |
Maternelle
Francine Fromond
34 rue Bordier
Tél. :
01.48.33.26.39 |
1
élève
Audience du 22 juin 2007 13h30 |
Maternelle
Louise Michel
5 rue Hémet
Tél. : 01.43.52.40.03 |
1 élève
Audience du 22 juin 2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Robespierre
Chemin des Prés Clos
Tél. : 01.48.33.22.71 |
1 élève
Audience du 22 juin 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
1 élève
Audience du 22 juin 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Joliot Curie
24-26 rue de la Maladrerie
Tél. : 01.48.33.17.18 |
3
élèves
Audience du 22 juin 2007 13h30 |
|
|
Collège
Jean Moulin
76 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.43.52.63.07 |
3 élèves
Audience 22 juin 2007 13h30 |
|
 |
|
Des
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le Mardi 26 juin 2007!
A 11 h 15,
Boutique de Quartier 4 Chemins
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Le juge du tribunal
Administratif doit statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas à
localiser le reste de la famille.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrété de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, sans
autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation.
Les premières APS de 3 mois viennent d'ëtre renouvellées pour une
nouvelle durée de 3 mois, sans qu'aucune décision de
régularisation ne soit intervenue.
Dans
l'attente, les familles sont donc contraintes, cette fois-ci officiellement,
de
travailler au noir, alors que beaucoup disposent de promesses
d'embauche. |

Manifestez
votre soutien
à
la Boutique de quartier quatre-chemins
134 AV de la République
à
11 h 15
- le
Mardi 26 juin
- Les audiences
débuteront à 13h30, à Cergy
elles
dureront tout l'après-midi.
Nous
avons besoin d'interprètes bénévoles
en chinois pour aider l'avocat
à dialoguer avec la famille avant l'audience.
|
Les soutiens et les familles
rejoindront le Tribunal par les transports en commun.
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ de la Boutique de quartier à
11h30
Vous
pouvez aussi exprimer votre solidarité en nous rejoignant au
Tribunal:
Accès par transports publics
RER
: A (Cergy-Préfecture) .
En
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 26 juin 2007:
16 parents
convoqués
9 élèves de 6 écoles d' Aubervilliers, 1
de La Courneuve et 2 de Paris.
|
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
1 élève
Audience du 26/07/2007 13h30 |
Maternelle
Jacques Prévert
1-9 rue des Cités
Tél. : 01.48.33.19.84 |
1 élève
Audience du 26/07/2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Jean Macé
44-46 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
1 élève
Audience du 26/07/2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Victor Hugo
15 rue du Goulet/rue Louis Fourrier
Tél. : 01.48.11.35.10 |
1 élève
Audience du 26/06/2007 13h30 |
|
|
Collège
Jean Moulin
76 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.43.52.63.07 |
1 élève
Audience du 26/06/2007 13h30 |
Collège
Diderot
5 rue du Commandant L’Herminier
Tél. : 01.49.37.91.50 |
1 élève
Audience du 26/06/2007 13h30 |
Collège Valmy
199 quai Valmy 75010 PARIS
Tel: 01 42 09 63 36
|
1 élève
Audience du 26/06/2007 13h30 |
|
|
Lycée
Professionnel Hôtelier
135 r
Belliard 75018 PARIS
Tel: 01 40 25 93 93
|
1
élève
Audience du 26/06/2007 13h30 |
Lycée
Arthur RIMBAUD
112-114 Avenue Jean Jaurès 93120 LA COURNEUVE
Tél.
: 01 48 36 31
77
|
1
élève
Audience du 26/06/2007 13h30 |
|
 |
|
Un
Papa arrété passe jeudi 5 Juillet
au Tribunal Administratif, avec sa femme.
Appel aux soutiens.
(Fils
et Frère de Français, Père d'un enfant
régularisé)
Venez
soutenir la famille
Rendez vous à 10 heures à Cergy.
|
|
|
Monsieur G....
était jugé au Tribunal Administratif
Des membres du Comité ont accompagné la famille de Monsieur G..... au
Tribunal Administratif avec
Madame G.... qui était aussi convoquée, Monsieur G....
avait été conduit là, par la Police, depuis le centre de rétention. L'avocat est arrivé le dernier,
ajoutant encore du stress à la famille venue en nombre. En cours
d'audience, il s'est avéré qu'une
bonne partie des pièces manquaient au dossier,
nous avons eu la chance de voir le Président proposer
d'écouter la plaidoirie, puis de suspendre la séance, pour permettre à l'avocat de
finir son travail. A l'issue de la plaidoirie, beaucoup de choses restaient
à dire
et ne l'avait pas été, l'irritation de la famille était à son comble,
une fois les pièces fournies,
le juge a accordé un droit de réponse à la
Préfecture, mais l'avocat
n'avait plus droit à
la parole.
La Préfecture avait décider d'abroger
l'Arrêté de reconduite à la Frontière le plus ancien,
c'était donc le plus récent qui a été jugé.
Devant la complexité du cas le juge a mis l'affaire en
délibéré, nous sommes sortis du Tribunal assez
énervés et avons
oublié de dire au revoir à l'avocat.
Madame G..... est allée retrouver sa petite fille à
Aubervilliers, et Monsieur G..... a été reconduit en
centre de rétention. La
décision s'est fait attendre tout l'après midi.
Ce n'est que vers 19 heures que nous avons enfin appris, en pleine
réunion du Comité de Vigilance, que Monsieur G..... était libre,
ce que nous avons aussitôt annoncé aux familles.
Applaudissements
fournis.
Dans le feu de l'action, la vague d'émotion, a vite été
absorbée, par
les soutiens les plus impliqués. Ce n'est que dans les heures qui
suivent que nous réalisons vraiment, ce qui a été évité à ce papa, que la
Préfecture voulait contraindre à abandonner deux enfants
vivants en
France, dont l'un régularisé, et l'autre agée de 7 ans.
Notre
joie n'est pas complète ce soir, car nous avons appris qu'un
autre papa
avait été arrêté aujourd'hui, et lui aussi
placé en rétention. |
Des
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir les
Jeudi
30 Aout 2007!
Les audiences débutent à 9 heures.
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Le juge du tribunal
Administratif doit statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, si elle ne parvient pas à
localiser le reste de la famille.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrété de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, sans
autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation.
Les premières APS de 3 mois viennent d'ëtre renouvellées pour une
nouvelle durée de 3 mois, sans qu'aucune décision de
régularisation ne soit intervenue.
Dans
l'attente, les familles sont donc contraintes, cette fois-ci officiellement,
de
travailler au noir, alors que beaucoup disposent de promesses
d'embauche. Quelque fois cependant, et depuis peu, les APS
sont
maintenant assorties d'une autorisation de travailler. |

Manifestez
votre soutien
- le
jeudi 30 aout
- Les audiences
débuteront à 9h, à Cergy
|
Tribunal
Administratif
2
- 4 bd de l'Hautil
95027
Cergy-Pontoise
Départ à 7h30 depuis la place de
la Mairie,
en voiture pour les familles.
Les soutiens peuvent nous rejoindre:
Par RER
: A (Cergy-Préfecture) .
ou en
voiture:
Autoroute
A15 (sortie Cergy-Préfecture
n°9)
|
|
Familles
et écoles concernées pour le 30 Aout 2007:
3
parents
convoqués que nous connaissons ( 1 couple et 1 parent isolé)
2 élèves de 2 écoles d' Aubervilliers.
|
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
1 élève
Audience du 30 Août 2007 9h00 |
Maternelle
Robert Doisneau
7-11 rue Gaëtan Lamy
Tél. : 01.43.52.42.78 |
1 élève
Audience 30 Août 2007 9 h00 |
|
 |
|
Audience
mouvementée le 30 Août au Tribunal Administratif de Cergy
Un couple et une maman étaient convoqués ce matin
au Tribunal Administratif, suite aux requêtes en annulation des
Arrêtés de Reconduite à la Frontière, pris
en 2006 par le Préfet de Seine Saint Denis.
Nous les avons accompagnés au Tribunal. Pour la première
fois, les audiences avaient lieu le matin, avec d'autres personnes
issues des centres de détention et conduites au Tribunal sous
escorte policière.
Après que se soit déroulé la première
audience du couple d'Aubervilliers, et alors que nous procédions
à l'habituel "débriefing" dans le couloir du Tribunal.
Nous avons été prévenu par Jean Michel Delabre,
(RESF93) qu'une
audience était en cours avec un papa
d'Aubervilliers. Nous avons pu assister, aux dernières
minutes
de l'audience, et avons découvert un Papa accablé,
gardé par des policiers en civil et entouré de deux
petits enfants apeurés. La mère était dans la
salle, dans un état d'angoisse et de désespoir tel, que
le président aurait menacé de la faire évacuer si
elle ne se calmait pas.
Le président s'est ensuite retiré pour
délibérer. Nous avons tout de suite pris en main la
maman, avec l'aide de l'interprète présent. Vu son état
d'angoisse, sa confusion était grande et il n'a pas
été facile de reconstituer les évènements.
Monsieur a été contrôlé, rue
des Ecoles à
Aubervilliers, en arrivant chez lui, et sous les propres yeux de
Madame, qui guettait son arrivée à la fenêtre. Bien
que Madame ait une autorisation provisoire de séjour, elle a eu
peur de se manifester. Monsieur
a été menotté et
conduit au centre de rétention de Bobigny.
Il lui a
été remis ensuite un Arrêté de
Reconduite à la Frontière, qui, heureusement, a
été contesté dans les 48 heures, c'est pourquoi il
était conduit ce matin devant le juge du Tribunal Administratif.
Sa femme enceinte, l'avait rejoins sur place avec les deux enfants. La
famille était totalement inconnue du Comité de Vigilance,
et n'avait même pas été informée de
l'existence de la circulaire du 13 juin 2006.
Toutes les personnes présentes ont tenté de rassurer
Madame, y compris les policiers, membres de l'escorte. L'audience a
enfin repris, et nous
avons entendu la phrase qui sauve "
L'arrêté de Reconduite à la Frontière est
annulé", après les quelques minutes
nécessaires à la famille pour comprendre qu'il s'agissait
d'une libération
immédiate, les visages se sont
éclairés.
Nous avons ensuite enchainé par la seconde audience pour laquelle nous
étions venus.
Des soutiens d'Aubervilliers ont pris en charge la famille et l'a
reconduite à Aubervilliers.
Les parents sont venus du Cap Vert, il y a plus de six ans, les deux
enfants, (et bientôt trois) sont nés en France. Monsieur circulait avec son
passeport, et n'avait constitué aucun dossier,
si bien que presque aucune pièce n'avait été transmise au Tribunal.
Malgré ces circonstances très défavorables, le Président s'est fait
décrire précisément la situation et a décidé d'annuler la reconduite à
la Frontière.
Il est vrai qu'il a été à même d'appréhender la
situation de détresse totale dans laquelle la famille aurait été
plongée si le papa avait été éloigné.
L'administration, elle, semble continuer à refuser d'entrevoir
les conséquences de telles décisions.
|
Appel
aux soutiens disponibles.
Monsieur B....., père de
famille d'Aubervilliers, est passé devant le juge des
libertés à CRETEIL.
Son maintien en rétention a été décidé, mais de retour au centre
de rétention, il a été libéré faute de place.
Il
comparait, maintenant devant le TRIBUNAL ADMINISTRATIF
VENDREDI
14 SEPTEMBRE
à 11H30.
Tribunal Administratif de MELUN
43, rue du Général de Gaulle
77008 Melun Cedex
Accès
à partir de la gare SNCF de Melun, par les transports en commun,
prendre le bus ligne A, arrêt "centre culturel". |
Monsieur
B.... papa de 3 enfants a été
arrêté lundi 10, à
Ivry sur Seine. La famille demeure à Aubervilliers. Il a
été placé au centre de rétention de Choisy
le Roi.
Il
a été frappé d'un Arrêté de
reconduite à la Frontière, (APRF) de la part du
Préfet du Val de Marne.
Il
vient d'avoir la grande chance d'être libéré faute de place, au centre
de rétention.
Le
juge du Tribunal Administratif doit examiner la légalité
de cet arrêté et déterminer, entre autres points,
s'il ne viole pas les textes qui protègent la famille et les
enfants. |
Si le juge le décide,
ce
papa, devra
être reconduit à la frontière.
Il devra décidé de
laisser
ou non sa femme et ses enfants seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un
papa d'Aubervilliers.
En
cas de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, sans
autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation. |
La
situation s'annonce très délicate à Melun. |
La
famille MENDOZA passe jeudi 20 Septembre
au Tribunal Administratif, à Cergy.
La maman est en rétention à Paris depuis le 11 Septembre..
(En
France depuis 1998, les deux enfants sont nés en France) 
Venez
soutenir la famille MENDOZA
|
|
Madame
Felicidad MENDOZA, mère de famille d'Aubervilliers
arrêtée Lundi 10 septembre à Sèvres 92, puis
conduite au centre de rétention de Paris-Cité, ou elle
est, depuis une semaine.
Le juge des libertés de Paris l'a maintenue en rétention pour 15 jours,
le Mardi 11 Septembre.
Elle
a passé la semaine à Cité, privée de son
mari et de ses deux enfants, qui ne peuvent pas lui rendre visite .
Le
couple est arrivé en France en 1998, depuis les Philippines.
Les
deux enfants sont nés en France en 1998 et 2001,et sont tous
deux en primaire à Paul LANGEVIN à Aubervilliers.
Elle s'occupe aussi des enfants de deux familles de quatre enfants
chacune.
Elle et son mari sont sous le coup d'un APRF du 93, suite au refus de
séjour de la circulaire Sarkozy.
Son
mari lui aussi avait été arrêté dans le 92
au mois de juin 2007, puis relâché grâce aux
interventions du Comité, et de la Mairie d’Aubervilliers.
Le durcissement de la situation n'a pas permis la libération de
Madame MENDOZA.
L'émotion
est vive à Aubervilliers.
Madame Felicidad MENDOZA comparaîtra devant le juge du Tribunal Administratif de
CERGY Jeudi 20 Septembre à 10 heures, son mari
devrait y être convoqué aussi.
Un avocat est choisi par la famille, nous lui prêtons main forte.
Nous
sommes inquiets pour elle, car c'est une femme très active qui
supporte mal la détention, et la coupure brutale avec sa
famille. Depuis bientôt 10 ans en France et plongée dans
des familles françaises par son travail, elle parle et comprend
très bien le Français. Nous l'avons
régulièrement au téléphone. |
Si le juge le décide,
les
parents, devront
être reconduits à la frontière, vers un pays qui a beaucoup changé en
bientôt 10 ans.
Il devrons décider
de laisser
ou non leurs enfants seuls en France, qui est le seul
pays qu'ils connaissent.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un
papa d'Aubervilliers.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, avec
ou sans autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation. |
Jeudi 20 Septembre 2007
Rendez-vous à 8h30, place
de la Mairie,
Nous
irons en voiture.
Les
véhicules sont bienvenus.
Début
de l'Audience à 10 Heures, à Cergy.
|
Tribunal
Administratif
2 - 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent nous rejoindre:
Par RER : A (Cergy-Préfecture) .
ou en voiture:
Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9) |
Ecoles
concernées pour le 20 Septembre 2007:
Famille
Mendoza, 2 enfants qui ont toujours vécu à Aubervilliers.
|
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
ancienne école des
deux enfants |
Ecole
élémentaire Paul Langevin
24-26 rue de la Maladrerie
Tél. : 01.48.33.17.18 |
école primaire des
deux enfants |
|
 |
|
Merci
aux soutiens
Madame
Felicidad MENDOZA est libre.
Les arrêtés de reconduite à la Frontière sont annulés.
Matinée du Jeudi 20 septembre
2007
Après
avoir
passé la semaine à préparer le dossier, avec
l'aide précieuse de Madame Felicidad MENDOZA, qui, depuis le
centre de rétention, faisait le lien entre toutes les personnes
concernées, nous avons conduit ce matin Monsieur Allan MENDOZA
au Tribunal, accompagnés de nombreux soutiens.
Nous y
avons retrouvé Madame
Felicidad MENDOZA sous escorte policière. Les embrassades menottes aux
poignets nous ont profondément émus.
La
salle d'audience
était remplie par les soutiens, et la famille. Le Président, que nous
ne connaissions pas, a dirigé les débats. Il a
demandé que lui soit exposée en détail la
situation, par l'avocat, puis par la Préfecture.
Il
a posé de nombreuses questions au couple. Ensuite, il a demandé aux
soutiens d'intervenir.
Une conseillère
municipale d'Aubervilliers, la directrice de l'école des
enfants, puis la future employeur sont chacune intervenues pour
confirmer les attestations déjà jointes au dossier, et
les dires de l'avocat.
Madame
Felicidad MENDOZA a
ensuite repris la parole, attentivement écoutée par le
Président, elle a, entre autres, expliqué comment elle s'était
mis à apprendre le Français à la naissance de sa
fille aînée, pour pouvoir dialoguer avec les
médecins, puis, plus tard, pour pouvoir aider les enfants dans
leurs devoirs.
La
décision d'éloignement de cette maman, si bien
intégrée, passait désormais pour une aberration
totale.
La Préfecture a, cependant, comme d'habitude, trouvé des
reproches à faire au couple, en particulier du fait que leur
première demande de séjour ne date que de 2006,
après 8 ans de séjour irrégulier.
Le
Président s'est retiré ensuite pour délibérer.
Ces
quelques minutes ont
été pénibles, car le Président n'avait pas
laissé transparaître son opinion, et que le et qu'il nous
était bien difficile de rassurer la famille.
L'audience
a repris, le
Président a annoncé l'annulation de l'arrêté
de reconduite de Madame, puis de Monsieur, puis a annoncé
l'affaire suivante.
C'est
dans les embrassades que nous avons évacué la salle.
Après
10 jours de
rétention, privée de ses enfants, Madame Felicidad
MENDOZA ne sera pas reconduite aux Philippines, comme s'acharnait
à le faire la Préfecture en demandant avec insistance un
laissez-passer consulaire auprès des autorités
philippines.
Ce soir
la famille s'est
reconstitué, tout a été expliqué aux
enfants, qui avaient de plus en plus de mal à croire à la
thèse d'une mission spéciale de baby-sitting de leur
maman, coîncidant avec une baisse de moral subite de leur papa.
L'épreuve
de la
rétention nous apparait injustifiable pour cette maman, elle
nous montre que la machine administrative est impossible à
arrêter ailleurs que devant un juge administratif.
La
somme de travail pour y
parvenir et les souffrances endurées nous ont, une fois de plus,
détourné d'autres tâches beaucoup plus utiles
et constructives.
Merci à
tous les
soutiens qui sont venus rendre visite au centre de rétention
à Madame MENDOZA, et sont venus à l'audience. Ils ont
permis à Madame MENDOZA de ne pas sombrer dans le
désespoir et au juge de mieux appréhender la situation.
|
Après Midi du Jeudi 20
Septembre.
Quelques
familles
d'Aubervilliers, prévenus très tardivement étaient
aussi convoquées l'après midi.
Certaines,
pour qui
nous avions fait la requête en annulation, il y a bientôt
un an, avaient quitté la ville et ne nous avaient donné
aucune nouvelle depuis. Nous avons fait notre possible pour les
conseiller et leur avons donné la liste des pièces
à fournir sans pouvoir faire davantage faute de temps.
Pour les
familles que
nous suivons, les derniers compléments de requête ont pu
être faits dans les temps. L'interprète en chinois a
décidé de quitter le tribunal pour une sombre histoire de
Parking, il a heureusement pu être remplacé in extremis.
Entre
autres cas, une
mère de famille divorcée et très affaiblie par un
séjour tout récent à l'hôpital était
accompagnée de sa fille lycéenne.
Le frère
aîné, retenu par son travail, fait vivre sa mère et sa soeur.
Le
président a
dialogué avec la fille. Il lui a demandé si elle
était régularisée, elle a répondu
mélancolique, qu'elle était arrivée en France
à 13 ans et 2 mois. Ces 2 mois constituant pour elle, un
obstacle infranchissable pour accéder à la
régularisation. Le Président l'a félicité
pour ses notes excellentes, tiquant cependant sur une mauvaise note en
Français. Elle a répondu que c'était parce qu'elle
était en S.
Le
président a
apprécié la réponse, et a fait part à la
Préfecture de ce nouvel obstacle à l'apprentissage de la
langue.
Par quel
aveuglement
l'administration a-t-elle donc pu décider la reconduite de la
maman en Chine, ou elle se trouverait toute seule et malade, alors que
ses enfants sont son seul soutien?
Tous les
jugements ont été mis en délibéré.
Face à
la
tension extrême de la matinée, nous avons vécu ces
audiences dans la sérénité.
|
Des
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir les
Jeudi 4
Octobre 2007!
Les audiences débutent à 13 h30.
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Après presque 1 an d'attente, le juge du tribunal
Administratif doit, maintenant, statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un
papa d'Aubervilliers.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, avec
ou sans autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation. |
Jeudi 4 octobre 2007
Rendez-vous à 11h15,
à la boutique de quartier
134 Avenue de la République
Nous irons en voiture.
Les
véhicules sont bienvenus.
Début
de l'Audience à 13h30, à Cergy.
|
Tribunal
Administratif
2 - 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent nous rejoindre:
Par RER : A (Cergy-Préfecture) .
ou en voiture:
Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9) |
|
Familles
et écoles concernées pour le 4 octobre 2007:
6
parents
convoqués ( 2 couples et 4 parents isolés)
10 élèves de 6 écoles d' Aubervilliers, et 1 lycée
à Drancy.
|
Maternelle
Stendhal
181 av. Victor Hugo
Tél. : 01.48.11.35.10 |
2 élèves
Audience du 4 octobre 2007 13h30 |
Maternelle
Gérard Philipe
Rue Firmin Gémier
Tél. : 01.48.33.78.21 |
1 élève
Audience du 4 octobre 2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
2 élèves
Audience du 4 octobre 2007 13h30 |
Ecole
élémentaire Victor Hugo
15 rue du Goulet/rue Louis Fourrier
Tél. : 01.48.11.35.10 |
2 élèves
Audience du 4 octobre 2007 13h30 |
|
|
Collège
Gabriel Péri
101 Bd Edouard Vaillant
Tél. : 01.48.33.24.45 |
1 élève
Audience du 4 octobre 2007 13h30 |
Collège
Jean Moulin
76 rue Henri Barbusse
Tél. : 01.43.52.63.07 |
1 élève
Audience du 4 octobre 2007 13h30 |
|
|
Lycée Eugène
DELACROIX
4 rue du Docteur Schweitzer
93700 DRANCY
Tel: 01 41 60 83 15 |
1
élève
Audience du 4 octobre 2007 13h30 |
|
 |
|
Compte rendu de l'Audience du
4 Octobre 2007 au Tribunal Administratif de CERGY.
Nous
avons accompagné les familles à Cergy, qui peu
rassurées, n'y seraient peut-être pas allées seules.
Il s'agissait cette fois-ci,
pour la première fois, de
parents Capverdiens,
un interprète en Portugais avait été prévu
par le Tribunal, mais la plupart des familles purent s'en passer.
Petit
rappel:Les
îles du Cap-Vert restèrent inhabitées
jusqu'à l'arrivée des explorateurs portugais en 1456,
elles resteront une
colonie Portugaise pendant 500 ans, jusqu'en 1975.
Beaucoup de Cap verdiens ont rejoint le Portugal. Etant donné la
libre circulation largement pratiquée entre la France et le
Portugal et le grand nombre de Portugais établis en
France, des Capverdiens ont suivi en France des employeurs, des parents
ou des amis Portugais. Beaucoup disposaient de titre de séjour Portugais,
mais une fois en France ils découvrirent qu'il était strictement impossible
d'obtenir le droit de travailler en France.
Les
intéressés, maintenant domiciliés en France, ne
pouvaient plus désormais faire renouveler un titre de
séjour au Portugal. Ils découvrirent aussi, rapidement,
que posséder un
titre de
séjour Portugais, était le contraire d'un atout pour
obtenir une régularisation en France. A la vue d'un tel
titre, les fonctionnaires préfectoraux éconduisent
systématiquement le demandeur en lui disant de s'adresser
à l'administration portugaise. Certains parents ont eux
passé des longues années au Portugal, sans obtenir de
titre de séjour, du fait de leur négligence, ou de
l'inertie de l'administration portugaise.
Pour
d'autres, leurs
enfants nés au Portugal, sont désormais de nationalité Portugaise.
Les
grands parents peuvent être aussi de nationalité Portugaise.
A
l'automne 2006, la préfecture de Bobigny, totalement aveugle au sort
qu'elle réservait à des familles pour partie européenne, a
décidé de reconduire les parents au Cap-Vert.
Lors de
notre
rencontre de janvier 2007, avec Monsieur le sous-préfet Dubaut,
nous avions demandé ce qu'il adviendrait des enfants Portugais,
si leurs parents étaient reconduits au Capvert.
Nous
avions alors
compris la légèreté avec laquelle les
décisions préfectorales avaient été prises, sans
considération aucune pour l'intérêt de ces enfants
Européens, qui eux sont en situation régulière en
France, mais seraient dans l'illégalité au Cap-Vert.
Une
famille dans
cette situation a comparu à l'audience. La Préfecture a
brandi ce qu'elle croyait être le passeport d'un des parents,
récemment renouvelés à Lisbonne, ce qui prouvait
la discontinuité du séjour en France. Après un
moment d'incompréhension, le papa a reconnu le passeport
Portugais de sa fille.
Le
président a rappelé à la Préfecture que les
enfants Portugais avaient tout à fait le droit de voyager au
Portugal et d'y faire renouveler leur passeport. Le père,
lui, a confirmé n'avoir jamais quitté la France depuis
son arrivée. La préfecture illustrait ainsi, une fois de
plus, avec quelle légèreté les dossiers
étaient examinées. S'il s'était agit du passeport
du papa il aurait été émis par le Cap-Vert et non
pas par le Portugal.
Nous
avons eu aussi le cas d'une
maman qui avait quitté le Cap-Vert en 1974 et vecu ensuite plus de
trente ans au Portugal, sans malheureusement obtenir la
nationalité Portugaise. La préfecture persiste a vouloir la reconduire
au Cap-Vert, pays
qu'elle n'a même pas connu, parce qu'il n'existait même pas encore, à
l'époque, comme pays souverain; il était encore colonie du Portugal
Face à
de telles abberations, le
représentant de la préfecture a persisté à
défendre les décisions préfectorales de
reconduite, l'abrogation des APRF n'était pas à l'ordre
du jour.
Toutes
les décisions ont été
mises en délibéré,
sauf pour un couple qui curieusement n'avait pas de lien avec le
Portugal. Les parents du mari étant décédés
et ceux de la femme émigrés aux Etats Unis, le couple
n'avait pas non plus de lien avec le Cap vert. La date d'arrivée
en France était ancienne.
Le
Président a
annoncé l'annulation des arrêtés de reconduite des
deux parents, qui avaient du mal à le croire.
Nous
avons rejoint Aubervilliers, avec les familles.
|
Appel aux soutiens
Une
papa en rétention passe au Tribunal Administratif de Melun
Lundi 22 Octobre 2007 à 13 h 45. |
Monsieur Gheorghe GROHOLSCHII,
moldave,
est le père de Andrian, élève au Lycée
professionnel Jean-Pierre Timbaud d’Aubervilliers.
Il a été arrêté le 16 Octobre au matin, pour défaut de titre de
séjour, et placé le soir au centre de rétention du Mesnil Amelot.
Là,
il lui a été notifié un arrêté Préfectoral de reconduite
à la Frontière, par
le Préfet du 93. Son avocat a aussitôt saisi le tribunal
administratif, dans l’espoir que le juge administratif juge cette
décision administrative illégale et l’annule.
Le juge de la liberté et de la détention avait
décidé de le liberer, à la suite d'une erreur de
procédure, malheureusement le parquet a fait appel. Le juge de
la cour d'appel a décidé de maintenir Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII en rétention.
La
famille a été très éprouvée de ce revirement, alors qu’elle le croyait
libre. |
| Le
Tribunal Administratif doit maintenant juger de la
légalité de l'Arrêté de reconduite à
la Frontière. A l'issue de l'audience, Monsieur Groholschii
sera, soit libéré, soit replacé en
rétention puis expulsé. |
La
famille a besoin de soutien dans cette épreuve,
l’entrée est libre, toutes les personnes disponibles
peuvent venir.
Votre
présence montrera au juge que le sort de cette famille ne vous
laisse pas indifférent, elle peut être le petit + qui fera
pencher la balance du bon coté. Toute manifestation
bruyante de mécontentement est à proscrire, pour ne pas
irriter le juge.
|
Tribunal Administratif de Melun à
13 h 45, Lundi 22 Octobre
43 rue
du Général De Gaulle
77008
MELUN
Ligne RER D, direction Melun
A
partir de la gare de Melun, prendre le bus ligne A, arrêt
"centre culturel". |
Situation de la famille
Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII est entré en France en 2000, il est allé ensuite
rechercher, en Moldavie, sa femme et son fils qui sont arrivés en 2002.
La famille vit en France depuis 5 ans et le père maçon subvient
entièrement aux besoins de la famille, ses qualifications sont
recherchées dans le bâtiment. La famille est locataire d’un appartement
à Aubervilliers.
Le fils Andrian a très vite appris le Français,
âgé aujourd’hui de 17 ans, il est cette année un bon élève du
lycée
Jean Pierre Timbaud d’Aubervilliers. Etant arrivé en France avant 13
ans, il est en droit d’obtenir un titre de séjour à 18 ans.
Si
ce papa est expulsé il deviendra très difficile à Andrian de poursuivre
ses études.
L’absence
du soutien de famille conduira Andrian et sa mère dans de grosses
difficultés.
Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII a pourtant multiplié les démarches en Préfecture
pour se faire régulariser, il a toujours été éconduit. Aujourd’hui le
Préfet a décidé sa reconduite à la frontière, sans considérer
l’excellente intégration de cette famille.
Le juge du Tribunal
Administratif devra décider, si cette Arrêté de
Reconduite à la frontière est légal et ne viole pas les lois
françaises, et les traités signés par la France, en particulier dans le
domaine des droits de l’homme, de la protection de la famille et des
droits de l’enfant.
Si le juge confirme l’Arrêté de Reconduite à la
Frontière, la Préfecture aura les mains libres pour reconduire Monsieur
Gheorghe GROHOLSCHII en Moldavie et détruire cette famille.
|
|
Monsieur
Groholschii est libre.
Le
juge du
Tribunal administratif de Melun a annulé l'Arrêté
de reconduite à la Frontière pris par le Prefet du 93.
Grosse émotion pour la famille et les soutiens. |
Compte
rendu de l'audience du 22 Octobre 2007, au Tribunal Administratif de
Melun
Après avoir passé, le
weekend à réunir les pièces qui nous paraissaient
importantes, sans savoir si l'avocat chargé de l'affaire serait
interessé par notre contribution, nous avons dû, au dernier moment
persuader Madame de se rendre au Tribunal. La crainte de
l'arrestation de la famille au complet,
bien qu'elle soit fort peu probable, d'après nos meilleures
sources, est toujours une éventualité qui risque de
disuader les familles de se déplacer, alors qu'il est
très important de montrer au juge qu'il a, entre ses mains, le sort d'une famille et
non pas d'un simple individu.
Nous avons donc retrouvé devant le Tribunal, Madame Groholschii
acompagnée de personnes régularisées de la famille
de Monsieur. Deux
professeurs
du Lycée Jean Pierre Timbaud, étaient aussi venues
d'Aubervilliers, porteuses d'une pétition des professeurs d'
Andrian.
Monsieur Groholschii était gardé dans une camionette de
la gendarmerie stationnée dans la cour du Tribunal. Les sept
jours de rétention étaient inscrits sur son visage.
Nous avons enfin découvert l'avocat, et avons pu faire un point
rapide avec lui, avant que la juge ne décide de modifier l'ordre
de passage pour commencer par Monsieur Groholschii, et une autre
personne. Nous sommes donc rentrés dans la salle du Tribunal,
d'aspect vieillot et dont le plancher gemissait sous le poids des
gendarmes. A notre grande surprise aucun représentant de la
Préfecture ne s'était déplacé, l'avocat était donc seul
face au juge.
Il a pu présenter ses arguments sans contradicteur. Il a
mentionné le fait que la Préfecture avait motivé
l'Arrêté de Reconduite à la Frontière sur
une entrée illégale sur le territoire, alors que l'entrée avait été
régulière avec visa touristique.
Il s'est étonné que la Préfecture ne mentionne
aucune des multiples démarches faites en Préfecture par
la famille jusqu'en 2006, et semble considérer qu'elle avait
affaire à une personne inconnue de ses services. Un argument
important était le fait qu'ayant été l'objet de
refus de séjour en 2006, la
Préfecture, du fait d'une lacune de la loi, n'est pas en droit de
notifier une APRF en 2007. Il a enfin insisté sur la profession de maçon qui
autoriserait peut-être bientôt la régularisation, sur les bons résultats d'Andrian,
sur la parfaite
intégration de la famille à Aubervilliers, et sur la présence de soutiens
sur la ville.
Monsieur Groholschii a eu droit à la parole, mais il n'a pas
parlé en Français intimidé par l'interprète
qui devait craindre pour sa place. Il est bien regrettable que
la juge ait pu croire qu'il ne parle pas français,
alors qu'il s'exprime très couramment, et n'a aucune
difficulté à se faire comprendre par tous, y compris les
gendarmes.
L'affaire a été mise en délibéré, puis la seconde personne a comparu.
Ensuite la juge s'est retirée de longues minutes, avant de revenir pour
rendre sa décision.
Nous avons tendu l'oreille, alors que le parquet gémissait de
plus belle sous les déplacements incessants de personnes pour
qui cet instant n'était rien.
Ceux qui avaient saisi le sens du verdict, on pu rassurer les autres. L'arrêté
de reconduite à la Frontière était annulé
pour défaut de base légale. Il nous faudra attendre
le jugement complet pour savoir si la vie de famille a
été considérée par la juge, ou s'il ne
s'agit que d'une annulation de pure forme.
Après quelques conciliabules de gendarmes, Monsieur Grocholschii nous
a été rendu, avec des yeux un peu plus rouges. Ils nous a
tous embrassés et chaudement remerciés.
Après un petit café de "Débriefing", nous sommes tous repartis soulagés
vers nos occupations.
La
famille tient à remercier tous ceux qui ont contribué au résultat.
|
Des
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir les
Jeudi
25 Octobre 2007!
Les audiences débutent à 13 h30.
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Après presque 1 an d'attente, le juge du tribunal
Administratif doit, maintenant, statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un
papa d'Aubervilliers.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, avec
ou sans autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation. |
Jeudi 25 octobre 2007
Rendez-vous à 12h00,
Place de la Mairie
2 rue de la Commune de Paris
93300 Aubervilliers.
Nous irons en voiture.
Les
véhicules sont bienvenus.
Début
de l'Audience à 13h30, à Cergy.
|
Tribunal
Administratif
2 - 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent nous rejoindre:
Par RER : A (Cergy-Préfecture) .
ou en voiture:
Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9) |
|
Familles
et écoles concernées pour le 25 Octobre 2007:
4
parents
convoqués ( 2 couples et 2 parents isolés)
4 élèves de 3 écoles d' Aubervilliers. |
Maternelle
Marc Bloch
31 av. du Président Roosevelt
Tél. : 01.48.11.17.90
|
1 élève
Audience du 25/10/2007 13h30 |
Maternelle
Louise Michel
5 rue Hémet
Tél. : 01.43.52.40.03 |
2 élèves
Audience du 25/10/2007 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Albert Mathiez
2 rue Edgar Quinet
Tél. : 01.48.11.17.90 |
1 élève
Audience du 25/10/2007 13h30 |
|
 |
|
Compte
rendu d'Audience du 25 Octobre 07 à Cergy
Requêtes en annulation des arrêtés de Reconduite à la frontière de
l'automne 2006
Nous
avons accompagné les familles originaires d'Afrique noire, deux mamans
sont venues avec leurs derniers nés. Une jeune mère semblait terrorisée
par le Tribunal, avant même que son tour ne vienne, nous
avons dû la
rassurer et lui assurer qu'aucune arrestation n'aurait lieu
aujourd'hui. Nous avons eu de la peine pour ces mères, mariées très
jeunes et parfois considérées comme mineurs par leur mari.
Un papa avait même ommis de faire faire une demande de séjour pour sa
femme.
La Préfecture s'est montré très suspecte vis à vis des récits et pièces
fournies.
Les
papas étaient considérés comme des faussaires, quand aux mamans, rares
sont celles qui ont été interrogées. Un avocat a évoqué de fort risques
d'excision pour les fillettes en cas d'expulsion, la Préfecture a
balayé l'argument, précisant que la France n'était nullement tenue
d'accorder le séjour à toute personne prétendant être menacée
d'excision.
En fin d'après midi, les avocats étaient excédés des
réponses de la Préfecture, qui chargeant les parents de tous les maux,
persistait à considérer que déraciner des enfants nés
en France, pour
les plonger dans un pays inconnu et misérable ne posait aucun problème. |
Une
famille
d’Aubervilliers
passe
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez la soutenir le
Jeudi
20 Décembre 2007!
L'Audience débute à 13 h30.
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août 2006, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Après presque 1 an d'attente, le juge du tribunal
Administratif doit, maintenant, statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un
papa d'Aubervilliers.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, avec
ou sans autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation. |
Tribunal
Administratif à 13 h 30
2 - 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent nous rejoindre: Par RER : A
(Cergy-Préfecture) .
ou en voiture: Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9) |
1 Famille
et 1 école concernées pour le 20/12/2007:
1
COUPLE de parents
convoqué..
|
Maternelle
Robert Doisneau
7-11 rue Gaëtan Lamy
Tél. : 01.43.52.42.78 |
2 élèves
Audience du 20/12/2007 13h30 |
|
 |
Suite à la grève des avocats commis d'office cette audience n'a pu
avoir lieu le 20 décembre 2007.
Elle a été reportée à une date ultérieure.
Une loi votée cet été, et passée presque
inaperçue, réduit la rémunération
déjà maigre des avocats commis d'office qui
défendent les étrangers sans-papiers.
La baisse du traitement des défendeurs des étrangers, ne
semble pas avoir aussi été imposée à
la partie adverse. Nous n'avons pas entendu parlé d'une baisse
du traitement des représentants de la Préfecture.
|
Des
familles
d’Aubervilliers
passent
au Tribunal Administratif
à Cergy !
Venez les soutenir le
Jeudi 3
Janvier 2008!
L'Audience débute à 13 h30.
|
La Préfecture de Bobigny a
envoyé des Arrêtés de Reconduite à la frontière à la plupart des parents
d'enfants scolarisés, qui
s'étaient présentés en toute bonne foi, à
la Préfecture au mois d'août 2006, dans l'espoir d'être
régularisés.
Bien que grand nombre de familles
remplissent tous les critères énoncés dans la circulaire Sarkozy seulement
35 parents ont été régularisés et environ
300 ont reçu un refus de séjour suivi, pour beaucoup,
d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Désespérés , d'être arrachés
à leur vie en France, ou ils se sont intégrés
possèdent logement et
travail, et qui est le pays de leurs enfants, ils ont fait appel au
Comité pour faire parvenir, dans le très court
délai d'une semaine qu'autorise la loi, une
Requête en Annulation de l'Arrêté de Reconduite
à la Frontière auprès du Tribunal Administratif.
Après presque 1 an d'attente, le juge du tribunal
Administratif doit, maintenant, statuer sur la légalité des Arrêtés pris par
la Préfecture.
Si le juge le décide,
un papa,
une maman, ou
les deux parents pourraient, en cas d'interpellation, être reconduits à
la frontière.
Les parents devront décider
de laisser
ou non leurs enfants et conjoints seuls en France.
La
volonté de la Préfecture est de renvoyer les
familles au complet, mais elle n'hésite pas à
éloigner des parents seuls, comme s'est arrivé au mois d'Aout pour un
papa d'Aubervilliers.
En cas
de jugement positif, c'est à dire si le juge déclare illégal,
l'arrêté de reconduite à la Frontière pris par la Préfecture, en
violation des lois françaises et des textes signés par la France,
il
arrive que la Préfecture fasse appel et plonge de nouveau les
familles dans l'angoisse.
Un
jugement positif permet la délivrance d'une APS Autorisation Provisoire
de Séjour de 3 mois, avec
ou sans autorisation de travailler, dans
l'attente du réexamen du dossier par la Préfecture, sans
garantie d'obtenir une régularisation. |
Tribunal
Administratif à 13 h 30
2 - 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent nous rejoindre: Par RER : A
(Cergy-Préfecture) .
ou en voiture: Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9) |
Familles
et écoles concernées pour le 03/01/2008:
10
parents
convoqués ( 4 couples et 2 parents isolés)
10 élèves de 7 écoles d'
Aubervilliers, 1 école à Noisy le sec, et 1
école à St Ouen.
|
Maternelle
Anne Sylvestre
69, avenue de la République
Tél. : 01.48.11.34.41 |
2 élèves
Audience du 03/01/2008 13h30 |
Maternelle
Jacques Prévert
1-9 rue des Cités
Tél. : 01.48.33.19.84 |
1 élève
Audience du 03/01/2008 13h30 |
|
|
Ecole
élémentaire Condorcet
44-46 rue Henri
Barbusse
Tél. : 01.48.33.07.72 |
1 élève
Audience du 03/01/2008 13h30 |
Ecole
élémentaire Jean Jaurès
3-5 rue Paul Bert
Tél. : 01.48.33.05.46 |
1 élève
Audience du 03/01/2008 13h30 |
Ecole
élémentaire Joliot Curie
24-26 rue de la Maladrerie
Tél. : 01.48.33.17.18 |
1 élève
Audience 03/01/2008 13h30 |
|
|
Collège
Gabriel Péri
101 Bd Edouard Vaillant
Tél. : 01.48.33.24.45 |
1 élève
Audience du 03/01/2008 13h30 |
Collège
Rosa Luxemburg
2 mail Benoît Frachon
Tél. : 01.53.56.15.20 |
1 élève
Audience du 03/01/2008 13h30 |
Collège
BOISSIERE
93 Noisy le Sec
|
1
élève
Audience du 03/01/2008 13h30 |
Collège
Michelet
93 Saint Ouen |
1
élève
Audience du 03/01/2008 13h30 |
|
 |
|
Compte
rendu d'Audience du 3 Janvier 2008
Tribunal Administratif de Cergy
Requêtes
en annulation des arrêtés de Reconduite à la frontière de l'automne 2006
4
arrêtes de reconduite à la frontière annulés à l'audience (2 familles)
Nous avons accompagné 6 familles originaires d'Amérique Latine.
Arrivés à 13 heures 30, nous avons été
placé en salle d'attente comme habituellement, alors que
d'autres familles du département, venues avec leur propre avocat
étaient audiencées. Vers 14 heures, nous n'avions
toujours pas rencontré les avocats commis d'office qui devaient
prendre en charge les familles, et pour lesquels nous avions
préparé les dossiers.
Au fur et à mesure que le temps passait, nous pressentions quelque
chose d'anormal, le personnel du Tribunal nous informa que
la
grève des avocats commis d'office était toujours en cours,
et nous ne comprenions pas pourquoi le greffe nous avait placé
en salle d'attente, alors que la fois précédente
l'audience avait été annulée.
Enfin la greffière en chef, à l'issue des audiences en
cours, est venue nous annoncer que le Président, en accord avec
la Préfecture,
laissait le choix aux familles de comparaître le jour même,
sans avocat, ou de se voir reconvoquées après la grève des
avocats.
Les familles étant complètement ignorantes des textes de
la loi française, que les avocats ont coutume de mettre en avant
pour démontrer l'illégalité des décisions
préfectorales, nous étions assez inquiets de nous trouver
dans cette situation. Le greffe nous a rassuré, nous
précisant qu'il ne s'agissait que d'un examen de la situation
familiale, et non pas d'une bataille juridique.
Les
familles se sont alors tournées vers nous, prêtes à suivre notre
opinion.
Nous
étions
assez mal à l’aise pour leur indiquer la marche à
suivre sachant les conséquences qu’un jugement
négatif pourrait avoir pour elles. Nous avons laissé les
familles libres de leur choix.
Le Président, à chaque début d'audience, a pris grand soin de présenter le
choix
à chaque famille, exigeant une traduction intégrale par
l'interprète, bien que la plupart des familles comprennent
parfaitement le français. L'audience étant attendue
depuis plus d'un an, seules
2
mères célibataires ont optées pour un report. Les
autres 6 personnes convoquées (4 familles) ont confirmé
leur accord par écrit, en début d'audience.
Le Président a ensuite posé les questions habituelles:
date d'arrivée en France des parents, des enfants, raisons du
départ du pays d'origine, activités professionnelles,
famille restée au pays, démarches de
régularisation.
Les premières questions ont été traduites en espagnol, mais rapidement le dialogue se faisait
directement en Français entre les parents et le président.
La parole a été donnée, ensuite, à la
Préfecture, qui a demandé quelles précisions de
détail, et qui, dans
quelque cas, n'avait rien à ajouter, ce qui est très rare.
Il nous a, tout de même, été servi la récitation habituelle,
pour les deux familles qui avaient des enfants nés à
l'étranger, la préfecture persistant à affirmer,
qu'étant donné que la cellule familiale avait
été constituée à l'étranger, il n'y
avait aucun obstacle à poursuivre la vie familiale à
l'étranger.
Pour la préfecture un enfant qui n'a connu que l'école
française n'aura aucun problème d'intégration dans
le pays de ses parents. Sans vouloir nier la qualité de
l'enseignement en France, il
est tout de même peu probable qu'un retour forcé soit
vécu sans traumatisme considérable pour des enfants
privés de tous leurs repères et plongés
brutalement dans la misère. Beaucoup d'entre eux
n'auraient d'ailleurs plus l'occasion de fréquenter une
école, qui n'est pas gratuite comme en France. Des parents ont
d'ailleurs précisé être venu en France pour pouvoir offrir une
éducation à leurs enfants.
Nous avons eu le grand plaisir de voir 4 arrêtes de reconduite à
la frontière annulés à l'audience, (2 familles)
les 2 autres cas ont été mis en
délibéré, il s’agissait de pères
convoquées sans leur femme. Les femmes étaient
présentes, mais seront convoquées plus tard pour des
requêtes en annulation de refus de séjour sans
arrêté de reconduite à la frontière.
Comme
d'habitude
l'allégresse des parents vainqueurs faisaient plaisir à
voir, il fallu aussi rassurer les parents qui restaient dans l'attente.
Nous sommes rentrés bien content d'avoir vaincu ce nouvel
obstacle qui a bien failli faire ajourner les audiences tant attendues,
nous gardons une petite pensée pour la famille.
Macédonienne, convoquée le 20 décembre 2007, et
dont l'audience a été reportée au tout dernier
moment, sans même qu’il ne leur ait été
proposé de comparaître sans avocat.
|
Compte
rendu d'Audience du 10 Janvier 2008
Tribunal Administratif de Cergy
Requête
en annulation d'un arrêté de Reconduite à la frontière de l'automne 2006
arrêté
de reconduite à la frontière annulés à l'audience
Une seule famille roumaine était convoquée ce
jeudi, et aucun des soutiens
habituels n'était disponible pour se rendre au Tribunal. Les
roumains
ayant accès désormais à la libre circulation au sein de l'espace
Schengen, les
conséquences d'une hypothétique reconduite à la Frontière, mis à part
le
traumatisme de l'arrestation, et les frais pour revenir en France
n'aurait
nullement changé le destin de cette famille, bien établie en France, mais
toujours obligée de travailler illégalement faute d'autorisation.
Prévenue au dernier moment de l'impossibilité que nous avions
d'accompagner la
famille, une mère
de famille, qui était passée au tribunal l'an dernier et qui
est maintenant régularisée, a proposé spontanément d'accompagner la
famille au
Tribunal.
Nous avons été très agréablement surpris de cette
initiative, et sommes très reconnaissants de cet élan de solidarité.
Le représentant de la Préfecture, persistait à
affirmer la
légalité de l’arrêté de reconduite de
2006 pour le père, la maman, elle, déclarait,
n’avoir rien reçu de la Préfecture.
L’arrêté
de reconduite à la frontière était parvenu au papa
le jour même de la naissance du second enfant du couple.
Une suspension d’audience a été demandée par
la Préfecture,
afin de vérifier si aucun arrêté de reconduite
n’avait été pris à l’encontre de
la maman, et non retiré à la poste. Il aurait
été considéré comme notifié, et
même
comme définitif puisque aucune requête en annulation
n’a été faite.
Après de longues recherches,
la Préfecture devait reconnaître
qu’elle avait réservé un sort différent à chacun des deux parents.
Ce qui laisse
entrevoir, une fois de plus, de quelle façon ont été traités les
dossiers des
parents d’enfants scolarisés de l’été 2006.
Le président a jugé qu’il était illégal de prononcer un arrêté
de reconduite à la frontière contre le papa, alors que la maman était à
son neuvième
mois de grossesse et accouchait le jour même de la notification de
l’arrêté. Il
a annulé la décision de la Préfecture et a ordonné le réexamen du
dossier.Espérons
que la Préfecture autorisera ce père de famille,
doté d’une promesse d’embauche,
à travailler légalement, et à s’acquitter
des cotisations sociales, plutôt que
de persister à lui imposer de travailler au noir pour pouvoir
élever ses
enfants en France. |
Compte
rendu d'Audience du 17 Janvier 2008
Tribunal Administratif de Cergy
Requête en Annulation d'une Obligation à Quitter le Territoire
Nous avons accompagné ce jeudi ,
une mère de famille d’Aubervilliers séparée de son mari et qui élève
seule ses deux enfants, tout en veillant sur sa mère âgée et malade.
Malgré l’absence de l’avocate, nous
avions réussi à persuader
Madame qu’elle ne serait pas arrêtée si elle se rendait au tribunal ;
elle avait tout de même rêvé, la veille, qu’on lui passait les menottes
au tribunal, avant de finalement la libérer. Le
rêve s’étant bien terminé, nous avons pris la route vers le tribunal,
accompagné par sa mère âgée de 83 ans.
Cette vieille femme, titulaire
d’une carte de résidente Algérienne, avait décidé, dans la nuit,
d’accompagner sa fille. Elle était la première levée ce matin.
Cette maman a fait une demande de séjour en Août
2006 au titre de la circulaire Sarkozy.
Bien que sa situation fut
particulièrement délicate, la Préfecture lui a délivré un arrêté de reconduite à
la frontière à l’automne 2006. Elle a saisi alors le
tribunal administratif et attend toujours, depuis plus d’un an, d’y
être convoquée.
Entre temps, en proie à la grande angoisse de se faire
arrêter et d’avoir à abandonner ses enfants, elle n’a pas
pu attendre davantage et a,
de nouveau, redemandé l’examen de sa situation en Préfecture.
La Préfecture lui a aussitôt
délivré une OQTF Obligation à quitter le territoire, en mai 2007.
Pendant quelques mois, elle se
trouvait donc, sous le coup d’un Arrêté de Reconduite à la Frontière et
d’une obligation à quitter le territoire, l’administration n’hésitant
pas à ordonner que
la même personne soit reconduite deux fois en Algérie.
Aujourd’hui était examiné, la
décision de refus la plus récente : OQTF de mai 2007.
Une seconde audience devrait suivre
pour l’APRF de l’automne 2006.
L’histoire de cette femme nous a ému. Elle vivait en Algérie, sous la
domination d’un mari violent. Leur maison a été détruite par
un tremblement de terre. Sortie à temps, elle a dû vivre
longtemps sous la tente avec ses enfants, dans des conditions très
difficiles et abandonnée par son mari. Tous ces frères et sœurs
demeurant régulièrement en France, ou étant de nationalité française,
elle les a rejoint en 2003, sans plus rien laisser
derrière elle, en Algérie, et sans nouvelles de son mari. Sa première
demande de séjour a été suivie d’un APRF que le juge du
Tribunal Administratif, sensible à sa détresse, a annulé en 2004.
La Préfecture a ensuite délivré une autorisation de séjour de 6 mois,
qui n’a pas été renouvelée. Sa seconde demande au titre de la
circulaire Sarkozy d’août 2006 a
été suivi d’un APRF.
Cette femme vit difficilement à
Aubervilliers, traversée par des crises d’angoisses liées à sa
situation de sans-papiers et aussi liées aux traumatismes antérieurs. Sa plus grande peur est de
se trouver séparée de ses enfants. Elle veille sur la
santé de sa mère très âgée, qui ne pourrait vivre seule.
Le
commissaire du gouvernement a décrit la situation sans complaisance.
Aucune procédure de divorce n’ayant
été entamé, il a déclaré que Madame étant mariée, elle devait rejoindre son mari en
Algérie, pour y poursuivre sa vie de famille.
Il a signalé que ses enfants, qui
avaient été suivis par des psychologues dans le passé, étaient
désormais guéris et que rien
n’empêchait le retour.
Sa vieille mère quant à
elle, pouvait très bien être prise en charge par les frères et sœurs
établis en France.
Il a ensuite déclaré qu’aucune
pièce n’avait été versée au dossier attestant les mauvais traitements
infligés par le mari.
Nous avons alors demandé la parole.
Elle nous l’a été accordée. Nous
avons pu signaler au juge qui l’ignorait encore, que madame était
partie d’une ville en ruine et complètement désorganisée
dans laquelle, il était bien difficile de retrouver ses voisins pour
leur faire rédiger des témoignages. Appelée à la barre, Madame a
confirmé les conditions de son départ vers la France, où elle avait retrouvé
toute sa famille, la sincérité de son discours a touché le tribunal qui
lui a tout de même toujours reproché le manque de pièces et, en
particulier, le justificatif que sa maison avait été détruite. Un
avocat habile aurait pu dénoncer le ridicule de la situation ;
le tribunal estimant que plutôt que de veiller sur ses enfants rescapés du tremblement de
terre et vivants sans toit dans la nature, Madame aurait
mieux fait de parcourir la ville en ruine pour réunir tous les
justificatifs et témoignages possibles avant de quitter le pays. Comment cette maman qui n’a
eu que quelques instants pour fuir sa maison avant qu’elle ne
s’effondre, pourrait-elle fournir au tribunal toutes les pièces
demandées ?
L’avocate malheureusement avait été
retenue ailleurs, tout comme le représentant de la Préfecture aussi.
Les conclusions
défavorables du Commissaire du Gouvernement ont été suivies
d’un silence.
La juge a alors précisé, à Madame,
qui semblait désorientée, que nous venions d’écouter les conclusions du
Commissaire du Gouvernent. La juge a ensuite précisé « ce sont les
siennes », laissant entrevoir la possibilité
qu’elles ne soient pas celles du tribunal, mais sans en dire plus.
Aux regards interrogatifs de
Madame, ont été répondus des regards
légèrement apaisants sans qu’il fut possible de
comprendre, s’ils étaient de circonstance, pour faire décroître
l’angoisse du moment, ou s’ils laissaient espérer un verdict favorable.
En sortant du Tribunal,
cette maman regardait le ciel ; encore étonnée,
d’être libre et de pouvoir toujours le voir. Elle nous a dit
que, dans ces premiers jours en France, elle ne cessait de regarder le
plafond de son appartement, tant elle avait souffert de vivre en plein
air, dans la nature.
Nous revenions à Aubervilliers,
comme d’un grand voyage.
Le jugement devrait nous parvenir
sous un mois.
Début
Fevrier, le jugement est rendu.
Contre
l'avis du commissaire de la république,
le juge a annulé l'obligation à quitter le territoire.
Le déplacement à Cergy n'aura pas été inutile, nous sommes chaudement
remerciés. |
|
Audience au Tribunal Administratif de
Cergy le jeudi 31 janvier 2008 .

Arguments
inédits
de la part de la Préfecture
Compte rendu d’Audience
Nous avons accompagné une famille Macédonienne au Tribunal
Administratif.
Le père et la mère avaient été
frappé d’un arrêté de reconduite à la
frontière
à l’automne 2006 à la suite de leur demande de
séjour dans le cadre de la
circulaire Sarkozy. Depuis cette date ils
attendaient d’être convoqués au
Tribunal Administratif, dans l’espoir de votre la décision du préfet
annulée
par le juge.
Une première audience avait été reportée, suite à une grève des avocats
commis
d’office. Pour cette audience la famille avait préféré confier
l’affaire à un
avocat rémunéré. Arrivé
en 1998, le couple dispose
en France de solides soutiens du coté de la famille du papa qui se
trouve
entièrement installée en France. Un de ses frères dirige une petite
entreprise
de bâtiment dans laquelle le travail ne manque pas.
Depuis leur arrivée en France, deux
petites filles
jumelles sont nées, elles sont aujourd’hui scolarisées à
Aubervilliers.
Après avoir fait une demande d’asile qui a été rejeté, le
couple a encore fait plusieurs demandes de séjour, la dernière datant
de 2006.
D’après notre expérience nous considérons ce dossier comme bon, les
demandes
répétées de séjour prouvant la volonté d’intégration de la famille. L’absence
de
demandes de séjour antérieures ayant toujours été largement interprétée
par les
représentants de la Préfecture, comme une volonté de l’étranger de se
soustraire à la loi.
Le
représentant de la Préfecture a souligné que cette
famille n’avait pas obtempéré aux demandes sucessives qui lui avaient
été
faites de quiter la France. Nous
évoquerions plutot le fait que ces
demandes répétées illustrent la farouche volonté de la famille de vivre
enfin
dans la légalité.
A une famille
qui ne se serait pas signalée à la
Préfecture, il n’aurait pas été possible de reprocher le refus
d’obtempéréer aux injonctions de quiter la France; c’est pourquoi ,
nous avons,
après l’audience, posé
la question au représentant
de la Préfecture sur la marche à suivre pour un étranger
: faire des demandes
répétées ou laisser passer les années
sans faire de demande ?
Il nous a été répondu, que ce n’était pas les demandes répétées
qui étaient reprochées, mais le fait de n’avoir pas obéi aux
invitations à
quitter le territoire. L’audience suivante étant annoncée, nous n’avons
pu
poursuivre la discussion.
Notre expérience nous montre que bien
rares sont les régularisations qui s’obtiennent
sans que la personne n’ait déjà fait l’objet d’un refus initial.
A propos de l’éloignement des enfants vers un pays totalement inconnu,
pour
eux, qui sont nés en France, le
représentant de la
Préfecture a évoqué l’enfance de Monsieur le Président de la
République Valery GISCARD
D’ESTAING né en Allemagne et qui y a vécu quelques années
enfant, avant
de connaître la France. La
réussite ultérieure du personnage démontrerait, d’après la Préfecture,
qu’un changement de
pays ne compromet en rien l’avenir d’un
enfant. Personne dans la salle n’a cru utile de
poursuivre le débat.
Les parents choqués de tant d’adversité, ont eu, ensuite, du mal à
répondre en
Français aux questions de la juge.
L’audience a été mise en délibéré.
La famille française de Monsieur, habituée à prendre les affaires en
main,
avaient eu du mal à se contenir pendant l’audience, et elle a ensuite
reproché
aux parents de s’être laissés impressionner. Nous avons dû rassurer
tout le
monde en disant que bien rares étaient les parents qui parvenaient à
maîtriser
leur émotion, et que l’essentiel était les pièces jointes au
dossier.
La
prestation de l’avocate a été vivement appréciée de tous.
Nous sommes ensuite à Aubervilliers pour préparer
la réunion du comité ainsi que la manifestation de Samedi
2 février. |
Audience au Tribunal Administratif de
Cergy le jeudi 7 février 2008 .
Compte rendu d’Audience
Requêtes en annulation
des arrêtés de reconduite à la
frontière pris à l’automne 2006, suite aux demandes de séjour faites
par les
parents d’enfants scolarisés répondants aux critères énoncés dans la
circulaire
Sarkozy du 13 juin 2006.
Nous avons accompagné deux familles
haïtiennes convoquées au
Tribunal ce jeudi.
Pendant le trajet, nous
les avons fait raconter, une fois de
plus, leur histoire, dans le but de dégager les points forts sur
lesquels pourraient
s’appuyer l’avocat commis d’office.
Pour une fois il s’agissait de parents de grands enfants, collégiens
et lycéens à Aubervilliers. Alors que nous faisions le récapitulatif
des
situations de chaque enfant, un papa se met à évoquer ce qui lui a fait
quitter
son pays. Il nous apprend que des milices gouvernementales se sont
rendues chez
lui, dans le but de s’en prendre à lui. Seul un de ses fils était sur
place, il
a été assassiné. Un silence suit, pendant lequel nous
réalisons que cet élément
ne figure pas au dossier, alors qu’il est primordial pour que le juge
puisse
apprécier le réel
danger de mort que fait courir la préfecture à cette famille
en la faisant reconduire de force à Haïti.
Nous reprenons doucement la conversation pour savoir
pourquoi ce fait ne nous avait jamais
encore été signalé lors de la
constitution du dossier. Le papa nous répond que la
demande d’asile faite en
précisant tous les détails de cet assassinat, ayant été rejeté, il
pensait que
cela ne servait plus à rien de faire état de ce cruel événement. Nous
comprenons
aussi, que comme beaucoup de parents éprouvés, ce papa doit veiller à
ce que ce
souvenir ne l’empêche pas de vivre en prenant une place trop
importante. Ne
plus l’évoquer reste la plus classique défense.
Au Tribunal, nous avons
affaire à un avocat commis d’office,
peu coutumier de ce type d’audience, il n’a visiblement pas pu étudier
les
dossiers avant l’audience. Nous nous signalons à lui, mais il veut tout
d’abord
étudier le dossier seul avant de s’entretenir avec les familles. Il
réapparaît,
longtemps après, à la recherche d’une dame dont il a terminé l’étude du
dossier, et s’aperçoit alors qu’elle n’est pas présente et que son
étude aura
été vaine. Il replonge dans l’étude des dossiers restants. Nous nous
impatientons
en salle d’attente alors que les audiences se succèdent. La greffière
comprenant la situation ne nous appellera pas en salle d’audience avant
que
nous ayons pu enfin nous entretenir avec l’avocat.
L’entretien
tant attendu se déroule enfin, dans un climat
quel que peu tendu. Nous
faisons tout le nécessaire pour transmettre ce que
nous jugeons important, et nous accorder avec l’avocat dans l’intérêt
primordial
des familles.
Nous sommes enfin appelés en salle d’audience après
plusieurs heures d’attente, dont quelques minutes d’entretien avec
l’avocat.
L’audience se déroule de façon classique. L’avocat fait les contestations habituelles sur
le manque de motivation de l’arrêté de reconduite
à la frontière
qui reprend toujours les mêmes motivations standards pour toutes
les familles ; la Préfecture répond que la
motivation détaillé n’est pas nécessaire
car la décision de refus de séjour est antérieure
de 1 mois à l’APRF, et les
motifs du refus de séjour n’ont pas à être
repris dans l’APRF (les
motifs du refus n’y sont pas plus explicites).
Constatant dans le dossier que la famille avait déjà fait d’autres
demandes de
séjour, le représentant de la Préfecture comme la semaine passée,
souligne que
la famille n’a pas obéit aux invitations à quitter
la France qui lui ont été faites précédemment.
Nous
préférerions que soit retenu le fait que ces demandes répétés prouvent la
volonté de la famille de sortir de l’illégalité; il est
vrai que le fait
de quitter la France est une autre voie pour sortir de l’illégalité.
Dès
le dépôt de la seconde demande de séjour, la
Préfecture peut constater que la
famille n’a pas obéit à l’invitation à
quitter la France qui lui a déjà été
notifié. Etant donné que la réalité
administrative consiste presque toujours à
régulariser après de multiples refus de séjour,
nous ne voyons pas l’utilité
qu’il y a à souligner le refus d’obtempérer,
celui-ci étant presque toujours le
seul chemin qui conduit à la régularisation.
Le
représentant de la Préfecture dira aussi que les familles ne démontrent pas d’une
intégration socioprofessionnelle
particulièrement établie. Cette observation s’adressant à
des parents à
qui il est interdit de travailler, nous tenterons, sans succès, d’en
savoir
plus, après l’audience.
Les
jugements ont été mis en délibéré.
|
Audience au Tribunal Administratif de
Cergy le jeudi 14 février 2008 .
Compte rendu d’Audience
Situations peu ordinaires
Requêtes en annulation
des arrêtés de reconduite à la
frontière pris à l’automne 2006, suite aux demandes de séjour faites
par les
parents d’enfants scolarisés répondants aux critères énoncés dans la
circulaire
Sarkozy du 13 juin 2006.
Nous avons accompagné 3 familles ce
jeudi ; un couple
et deux mamans était convoqués
Une maman a été
convaincue in extremis de venir, nous avons
pu la persuader qu’il n’y avait pas de risque d’arrestation, l’autre
mère de famille
était la femme d’un Monsieur que nous connaissons bien pour avoir
partagé avec
lui, il y a maintenant un an, les affres de l’arrestation,
avant que ne soit
finalement annulé l’arrêté de reconduite à la frontière que le Préfet
de Paris
avait pris à son encontre. Cette famille bien établie à Aubervilliers,
et dont les trois
enfants sont nés en France, attendait cette audience avec
impatience, le papa
possède depuis plus d’un an une autorisation provisoire de séjour,
délivrée
par la Préfecture de Bobigny mais sans autorisation de
travailler ni sans
pouvoir bénéficier d’aucune aide, alors que l’état dit, par ailleurs,
lutter
contre le travail au noir.
L’avocate a exposé la
longue histoire de la famille, qui,
installée très légalement en France, a du plonger brutalement dans la
clandestinité, pour des raisons de politique interne au pays d’origine,
puis ont
été évoquées les circonstances particulières de l’arrestation du papa,
et enfin
la situation actuelle qui n’a pas évoluée depuis un an.
Les deux représentants de
la Préfecture semblaient découvrir
le dossier, et n’ont pu répondre sur l’attitude d’expectative de
la Préfecture,
qui laisse la famille dans l’incertitude.
Le juge a posé de
nombreuses questions à Monsieur, et a
exigé que lui soit exposé la situation dans le détail.
Pour plus de facilité il
a été fait appel à un interprète qui a su
répéter en français académique, ce qui
avait été dit dans un mélange de plusieurs
langues, dont l’Anglais et le français.
Une fois la situation appréhendée dans son ensemble, le juge a décidér d’annuler
la décision de reconduite à la frontière de la maman.
Nous sommes sortis de la
salle, et avons rassuré la maman pour qui
l’évocation de ce passé avait été
éprouvante. Un
sentiment d’inquiétude habite cette famille, il est grand
temps de leur
permettre d’accéder à une existence légale.
Dans les couloirs du
Tribunal, nous
avons été appelé par un
avocat commis d’office à qui avait été
attribué le dossier d’un famille d’Aubervilliers. Il s’étonnait beaucoup que le
dossier soit uniquement constitué de la requête
en annulation initiale, faxée, mais sans aucune pièce
complémentaire. Nous
avons immédiatement fait le point par téléphone, pour découvrir que
cette
famille n’avait
jamais plus donné signe de vie depuis l’automne 2006, et
ne nous
avait jamais fait parvenir les pièces demandées. Aucun des parents n’était
présent à l’audience. A la lecture des quelques éléments
disponibles l’avocat considérait
le dossier comme bon, lui, comme nous, était navré de la négligence
de cette famille, qui laissait
passer sa chance de régularisation.
De retour vers la salle
d’Audience, nous avons découvert que
le couple que nous avions accompagné avait été audiencé, à notre
insu, devant
le juge, pendant que nous étions occupés. Nous avons été fort contrarié
de n’avoir
pas pu assister à l’audience, accaparé d’un coté par un
avocat, et pas prévenu
par celui qui défendait la famille. La décision a été mise en
délibéré, le
dossier est considéré par nous comme bon, mais
l’incertitude demeure.
Ensuite comparaissait une
mère seule dont la situation était
tout a fait particulière.
De nationalité burkinabé, la préfecture avait ordonné la
reconduite vers ce pays, mais
elle n’y avait vécu que ces deux premières années
de vie, avant que ses parents émigrent en Cote d’Ivoire,
pays dans lequel elle
avait été élevée, avait rencontré le père de ses enfants, y avait laissé un
enfant de sept ans. La famille c’était ensuite
installée en France,
deux enfants
y était nés. Le père,
lui, en situation
régulière les avait reconnus et, bien
que le couple soit actuellement séparé, le papa participe toujours à
l’entretien
des enfants de France, ainsi qu’à celui de l’aînée de la famille, à qui
il rend
régulièrement visite en Cote d’Ivoire.
La
reconduite de la
maman au Burkina,
pays ou elle n’a plus la moindre attache, ne lui
permettrait même
pas de retrouver son aînée, et la forcerait à abandonner
à leur père, qui réside
légalement en France, ainsi que les deux enfants nés en France. Le
juge, n’avait encore
jamais connu un cas aussi complexe et a su apprécier, en grand
connaisseur des
situations familiales. Dans la bonne humeur, il a mis le cas en
délibéré.
Nous avons rejoint
Aubervilliers avec les familles.
|
|
Audience au Tribunal Administratif de
Cergy le Mardi 11 Mars 2008 .
Compte rendu d’Audience
Arrêté
de reconduite à la Frontière annulé ,
suivi
d'une Obligation à quitter le territoire
Nous avons accompagné ce
mardi une famille chinoise bien connue au comité de vigilance.
Cette famille avait fait une
demande de séjour en août 2006, à la faveur de la
circulaire du 13 juin 2006.
Bien que remplissant tous les critères, elle a reçu, comme la très
grande
majorité des familles, un refus de séjour, suivi, peu après, d’un Arrêté de Reconduite
à la frontière des deux parents. Avec l’aide du comité,
les parents ont pu
saisir le tribunal administratif pour contester cette décision, et a eu
la
chance d’y être convoqués au début 2007.
La décision de la préfecture
a été jugée illégale par le juge du tribunal administratif, car prise
au mépris
des lois françaises et entre autres de l’article 8 de la déclaration
des droits
de l’homme. Les deux arrêtés de reconduite à la frontière
ont été annulés par
le juge, et la Préfecture a été invité à réexaminer la situation de
cette
famille. La
préfecture n’a pas contesté le jugement, comme elle
pouvait le
faire en saisissant la cour d’appel. Elle a délivré des autorisations
provisoires de séjour aux parents. Lors d’un renouvellement, les titres de
séjour provisoires ont été échangés, sans explication, contre deux
obligations
à quitter le territoire visant les deux parents. Le choc a
été rude pour les
parents qui vivaient enfin dans la légalité d’avoir à brutalement replonger
dans la clandestinité. L’accablement des parents comme
celui des enfants nous a
serré le cœur. Certes la préfecture n’était pas tenue par la décision
de
justice à accorder un titre de séjour définitif, mais nous avons encore
du mal
à comprendre pourquoi elle a notifié des obligations à quitter le
territoire
sans même
qu’une nouvelle demande de séjour n’ait été faite par les intéressés.
Sur la demande de séjour de 2006, auront donc été pris, tour à tour, un arrêté
de reconduite à la frontière (jugé illégal), puis une obligation à
quitter le
territoire. Très active au comité de vigilance, la cadette
de la famille qui à
plusieurs reprises servie d’interprètes à d’autres familles qui avaient
affaire
à des avocats, a dû maintenant se consacrer au dossier familial. Une requête en
annulation de l’arrêté de reconduite à la frontière a été rédigée par
une
avocate et adressée au tribunal administratif. Dans le
même temps un dossier
jeune majeure était constitué avec l’aide très précieuse d’une
militante du
RESF93. La loi française accordant le séjour à la cadette
âgée maintenant de 18
ans, si elle peut prouver qu’elle est arrivée avant 13 ans. Ce dossier
nous a
été signalé perdu en préfecture, nous avons dû en fournir un double, pour qu’enfin,
quelques jours avant la date d’audience, la cadette puisse enfin se
voir délivrer
un titre, non encore définitif mais bien réel.
Il était malheureusement
trop tard pour joindre cette pièce au dossier des parents, mais
l’avocate a pu
en faire état à l’audience.
Nous avons attendu notre
tour sur les bancs du tribunal, profitant de l’occasion pour nous
plonger dans
les devoirs scolaires que la cadette, au sortir du lycée, avait apporté.
Simone de Beauvoir et Sartre
ont occulté un instant le projet de la préfecture qui est de priver
cette
lycéenne de ses parents, et par là même de tout espoir de poursuivre sa
scolarité.
Il est en effet fort peu
probable que ses parents puissent continuer à subvenir à ses besoins
une fois brutalement
parachutés en Chine, pays ou ils n’ont plus leur place depuis bientôt
10 ans.
L’audience
a débuté. La
préfecture n’avait pas répondu au mémoire en défense
rédigé par l’avocat, et
aucun
représentant n’était présent. Nous n’avons donc rien pu
savoir des
motivations de la préfecture, mis à part les motifs standards et
succincts
énoncés dans l’obligation à quitter le territoire. L’avocate a été
brève, elle
a résumé la situation familiale : arrivée des parents il y a 10
ans,
régularisation toute récente de la cadette, intégration de la famille à
Aubervilliers ainsi que le parcours juridique suivi. Le
commissaire du
gouvernement a rappelé le précédent jugement, et a vivement suggéré au tribunal
de ne pas donner suite aux vues de la Préfecture. Il a
même insisté pour que la
Préfecture soit condamnée à dédommager la famille des frais engagés et
condamnée
à 100 € d’amende par jour de retard dans la délivrance d’un titre de
séjour. Les
juges ont cherché à savoir quelles pouvaient être les motivations de la
Préfecture. Ils ont demandé à la famille si une
explication leur avait été
donnée en Préfecture. Une élue d’Aubervilliers, présente en préfecture
à ce
pénible moment-là, a demandé la parole, pour témoigner que rien n’avait
été précisé.
Le juge a refusé de lui accorder la parole, mais l’avocate et les
parents,
seuls à avoir la parole ont confirmé l’information.
L’audience a été mise en
délibéré.
Nous sommes sortis de la
salle dans l’expectative, l’avocate et nous, par expérience, ne voulant
plus
rien présager d’une bonne
impression d’audience. L’absence de l’adversaire
était assez frustrante, nous
ne saurons donc jamais ce qui est reproché à cette
famille, alors que d’autres parents, dans des situations
moins favorables sont déjà
régularisés. L’administration restera aujourd’hui la machine implacable
au
pilote mystérieux ou peut-être sans pilote.
Il y avait aussi, convoqué à
l’audience,
un papa obligé à quitter la France par la Préfecture, en y laissant sa femme,
au statut reconnu de réfugiée politique, et ses deux enfants. La
préfecture
avait motivé sa décision en précisant « qu’elle ne portait pas
atteinte à
la vie familiale de l’intéressé et qu’il pouvait la poursuivre dans son
pays d’origine
accompagné de sa conjointe ».
Conjointe pour laquelle il
avait été officiellement reconnu, par les autorités françaises, qu’elle
risquait sa vie en cas de retour, et à qui la France avait accordé
l’asile.
L’administration n’auraient-elle
pas pu éviter à cette famille, et au contribuable qui en supporte les
frais, l’épreuve
d’avoir à saisir le tribunal pour que soient appliquées les lois
françaises qui
garantissent le droit de vivre en famille ?
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Audience au
Tribunal Administratif de Cergy le Jeudi 13 Mars 2008 .
Compte rendu d’Audience
Nous avons accompagné 3
familles au tribunal administratif,
sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière, suite aux refus
de
séjour de l’automne 2006.
IL s’agissait d’un couple et de deux femmes seules, tous parents
d’élèves à Aubervilliers.
Le couple a retrouvé son avocat au tribunal, et a été
audiencé alors que nous préparions les audiences avec les avocats
commis d’office,
et l’interprète en Espagnol.
Cette affaire a été mise en délibéré.
Le dossier de ces mères seules paraissait simple, à première
vue, chacune faisant état d’un enfant en France. Les audiences ont
débuté
dans un climat détendu. Le fils d’une des deux mamans était là et a pu
répondre
au président qui lui demandait des nouvelles de son excellente
scolarité. Le
représentant de la Préfecture, de son œil pointu, a remarqué qu’un second
enfant, à charge, avait été signalé sur une déclaration fiscale.
La mère,
questionnée par le Président n’a
pas hésité à confirmer l’existence de l’aîné bientôt
majeur, qu’elle aide à faire des études de droit dans le
pays d’origine. Le
président a questionné le cadet sur son frère, il ne l’avait pas vu
depuis des
années. Le représentant de la Préfecture a déploré que la situation de
famille
dans son entier n’ait pas été exposée clairement dans le dossier et a
fait
savoir que les
annonces de dernière minute n’étaient pas appréciées. Il
s’est
déclaré partagé sur ce dossier. Le président, au regard de la situation
familiale en France a
déclaré l’annulation de l’arrêté de reconduite à la
frontière en séance.
Pour la seconde maman, assistée de l’interprète, la
situation paraissait limpide, et la Préfecture ne soulevait aucun
obstacle à l’annulation
de sa décision de 2006. Le Président, a cependant poursuivit le
questionnaire
habituel, et en est
venu au nombre d’enfant(s). Nous avons tous eu la surprise
de voir la maman répondre
3 dont 2 à l’étranger. L’annulation imminente a
disparue du paysage, nous en avons tous été peiné. L’affaire a été mise
en
délibéré.
Dans les deux cas, nous avons apprécié le professionnalisme,
de la Préfecture dans le premier cas, puis du président, dans le second
cas,
qui ont su appréhender la situation réelle afin d’asseoir le jugement
sur des
bases solides. Les mamans, mises en confiance, ont décidé, in extremis,
de
signaler leurs enfants au pays. Nous avons eu confirmation, une fois de
plus,
que la vérité était
bonne à dire, et que le mensonge ne pouvait conduire qu’à
des situations inextricables.
|
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Prochaine Audience le 3
septembre 2008 au Tribunal
administratif de Melun
Le père d'un étudiant chinois très brillant, a été arrêté fin août sur
son lieu
de travail avec 15 de ses collègues. Les femmes ont été immédiatement
libérées,
faute de place au centre de rétention, mais les hommes ont été placés en
centre
de rétention et frappés d'un arrêté de reconduite à la frontière du
préfet de
Paris.
Nous avons été contacté par le
fils, (étudiant en situation régulière), qui
après avoir subi une très sévère sélection en Chine, a pu bénéficier
d'une
bourse de l'état français pour poursuivre un travail universitaire de
très haut
niveau à Orsay. Ces professeurs et collègues se sont
immédiatement émus de cette
événement et ont découvert ,comme de plus en plus de français, le sort
réservé
aux familles sans-papiers, qui peuvent etre détruites du jour au
lendemain par
une décision administrative prise à l’aveugle.
Le jeune
homme a été très entouré, un avocat a été trouvé
pour la comparution du 29 août devant le juge des libertés et de la
rétention.
Après une journée entière passée au tribunal de Meaux de 10h
à 19 h, la libération
a été ordonnée par le juge, pour un vice de procédure
dans l’arrestation.
Grand soulagement pour la
famille, et les soutiens
universitaires, mais
l’arrêté de reconduite à la frontière demeure. Il a été
contesté dans les temps et la requête en annulation sera examinée ce
mercredi 3
septembre par le président du tribunal administratif de Melun.
Ce papa d’Aubervilliers
est en France depuis 9 ans, il
y
travaille durement et soutient son fils dans ces études.
Son retour forcé en
Chine sera un grave handicap pour le jeune homme, qui ne pourra plus
désormais se
consacrer entièrement à ses études. Au lieu d’être soutenu par son
père, c’est
lui qui devra soutenir ses parents : sa mère seule et sans
ressources à
Aubervilliers, et son père isolé en Chine, pays ou ils n’a plus de
point de
chute.
L’état Français qui
soutient financièrement le jeune homme
dans ses études agit, sans
le moindre discernement, contre sont propre intérêt
en perturbant gravement la destinée de cet étudiant brillant. Sans
soutien
paternel, il devra peut-être envisager de poursuivre ses études
ailleurs, et d’autres
pays tireront bénéfice de ses travaux.
La Mairie d’Aubervilliers a établi un
certificat de
parrainage à cet étudiant.
Le Comité de Vigilance sera présent à
l’audience.
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Compte
rendu de l'Audience du 3 Septembre 2008 à Melun

Annulation
de l'arrêté de reconduite à la frontière
pour
Monsieur Jongcun JIN.
Père
d'un brillant étudiant d'Aubervilliers. |
| La
juge du Tribunal administratif de Melun a annulé
l'arrêté de reconduite à la frontière pris
par le Préfet de Paris. |
Nous
avons retrouvé à Melun le jeune étudiant Chengfei
JIN. Son père, qui aurait comparu libre, avait
décidé, sur le conseil de son avocat, de ne pas venir au tribunal
de peur d’y être arrêté.
En effet, le jugement qui avait ordonné sa libération (pour vice de
procédure dans l’arrestation) venait
d’être cassé en cour d’appel, juste
après sa libération. Cette
situation toute nouvelle permettait théoriquement à la
préfecture de le placer, à tout moment en
rétention, et en particulier à l’issue de l’audience, si
le jugement avait été négatif.
L’avocat initial, qui avait obtenu la libération, avait transmis les éléments à sa
consoeur, commise d’office, qui devait, elle, tenter de
faire annuler l’arrêté de reconduite.
Rejoints par les
enseignants de l’université d’Orsay,
nous avons été reçus par l’avocate de
permanence qui avait huit Arrêtés de Reconduite à
la Frontière, pris par différentes Préfectures,
à traiter.
L’entrevue
a été rapide, et coupée de plusieurs coups de téléphone inopportuns.
Nous étions un peu inquiets de voir notre exposé, si souvent interrompu.
Nous avons dû ensuite laisser la place aux autres personnes.
L’audience a débuté, la partie adverse (Préfecture de Paris)
était représentée, non pas par un fonctionnaire détaché, mais par un véritable avocat qui,
dès la première affaire parisienne, a montré son professionnalisme et son
aisance,
qui contrastait quelque peu avec la diction quelque peu laborieuse de
l’avocate commise d’office. Les autres Préfectures
n’avaient pas cru utile d’être
représentés à l’audience.
L’affaire de Monsieur JIN a été abordée,
l’avocate a mis en avant la durée de séjour de
bientôt 10 ans, les preuves de présence, les demandes de
séjour successives de Monsieur JIN et, surtout, a
présenté son fils Chengfei, arrivé en 2005, pour
faire des études très poussées, à Orsay en
physique des Plasmas. Il fait l’admiration de ses
professeurs. Quatre
d’entre eux étaient présents, et avaient rédigé des lettres de soutien pour
indiquer au juge que cette réussite exceptionnelle était, pour
beaucoup, due au soutien parental.
Un étudiant de ce niveau, doit assurer une présence
permanence au laboratoire, il ne dispose que de près peu de
temps pour d’autres activités. La reconduite de son
père en Chine, pays dans lequel il n’a plus aucun point de
chute, aurait totalement renversé la situation. Au lieu
d’être soutenu par son père, c’est
lui-même qui devrait soutenir ses parents,
son père isolé en Chine, et sa mère, sans
ressources, à Aubervilliers. Il était pas difficile de
comprendre que ses études auraient été pour le
moins perturbées voir interrompues.
La
présence du
Comité de Vigilance, et le certificat de parrainage du Maire
d’Aubervilliers ont été mentionnés.
Chengfei, après accord de l’avocat de la préfecture,
a été autorisé à parler. Il a pu rectifier
une erreur dite par son avocate, (ce
seul fait laissait entendre qu’il n’avait rien perdu des
débats, alors qu’il ne pratique le Français que
depuis 3 ans !). Il a aussi confirmé les grandes
difficultés à venir, qu’entraînerait la
reconduite de son père.
L’avocat de la Préfecture a vivement déploré
l’absence de Monsieur JIN, il a contesté la durée
de séjour, et la validité des photocopies des preuves de
présence présentées. Il a surtout souligné
que la délivrance d’un carte de séjour
étudiant n’autorisait
jamais les parents du titulaire à résider en France.
L’affaire a été mise en
délibéré et nous avons dû assister aux
audiences suivantes.
Une petite fille de 6 ans dormait sur un pupitre du tribunal, son père
comparaissait entre deux gendarmes. Papa
de trois enfants scolarisés, la Préfecture avait
décidé de le reconduire à la frontière, il
était soutenu dans la salle pour un collectif du 91 et avait
réuni au lendemain de la rentrée des classes 65
signatures de parents d’élèves de la classe de ses
enfants.
Vers 14h30, l’audience a été suspendue. Le
résultat des délibérés étant
annoncé pour 15h30.
A l’heure dite, nous avons entendu la phrase tant espérée : « L’arrêté de reconduite à la
frontière est annulé »,
après les congratulations d’usage, nous avons
évacué la salle. Dans la cour du tribunal les gendarmes
libéraient les retenus. La petite fille qui retrouvait son papa,
distribuait des chewing-gums à tout le monde.
Nous avons raccompagné Chengfei et des soutiens vers Aubervilliers.
Nous
avons tous eu le
sentiment que sans les lettres de soutien des professeurs, le
certificat de parrainage de la Mairie d’Aubervilliers, notre
présence sur place, la décision aurait été
tout autre.
Chengfei
adresse ses plus vifs remerciements à tous ceux qui ont aidé sa famille.
Le comité de vigilance poursuit son travail avec la famille JIN,
pour enfin obtenir un titre de séjour, le chemin est encore
long. Il devrait débuter par la délivrance d’un
titre provisoire de séjour.
La préfecture de Paris a un mois pour faire appel de ce jugement.
Chengfei va enfin pouvoir replonger dans ses études,
après une semaine d'angoisse, passée entre Orsay,
Aubervilliers, Paris, Le Menil Amelot, Meaux et Melun. Il a au moins
progressé en géographie.
|
Appel
aux soutiens disponibles
pour Audience au Tribunal Administratif.
Monsieur
Dieuler NICOLAS, père de famille d'Aubervilliers,
est
frappé d'un Arrêté de Reconduite à la Frontière.
Il est
en rétention à Bobigny et
passe
Lundi au tribunal Administratif de Cergy
|
|
Audience au Tribunal
Administratif
de Cergy
LUNDI
19 JANVIER 2009
à 10 heures. |
Tribunal
Administratif
2 - 4 bd de l'Hautil
95027 Cergy-Pontoise
Les soutiens peuvent rejoindre la famille:
Par RER : A (Cergy-Préfecture) .
ou en voiture:
Autoroute A15 (sortie Cergy-Préfecture n°9) |
|
Monsieur
Dieuler NICOLAS a été arrêté ce mardi dernier à 6 heures en prenant le
RER.
Il
a été placé en garde à vue à Bobigny.
Lorsque
nous l'avons appris, il avait déjà été transféré au centre de rétention.
L'administration
a décidé sa reconduite à la Frontière.
 |
Il
laisserait à Aubervilliers sa femme et leur fille âgée de 4 ans et
demi, scolarisée à Aubervilliers.
Le
fils ainé de la famille est aussi sur le territoire national, il est
âgé de 11 ans et est scolarisé avec ses cousins, qui sont en situation
régulière. |
|
Situation
familiale:
Monsieur
NICOLAS est établi en France depuis 2000, soit depuis bientôt 9 ans.
Sa
concubine l'a rejoint en 2001 avec leur petit garçon.
Les parents
ont aussitôt demandé l'asile en Guyane Française. Le
père, puis la mère ont été convoqués à Paris pour examen
du dossier.
Déboutés de
leur demande, ils
n'ont jamais pu, ni retourner en Guyane, ni parvenir à faire venir leur
enfant.
L’enfant, âgé aujourd'hui de 11 ans, a été contraint de poursuivre sa
scolarité en Guyane, avec ses cousins.
Le frère de Monsieur NICOLAS et ses
enfants sont établis en Guyane en situation régulière.
Monsieur NICOLAS assure
l’entretien de son fils, en lui faisant parvenir l’argent
nécessaire.
En 2004,
est née à Paris un second enfant, qui, elle, ne
connaît que la métropole .
Elle est scolarisée à Aubervilliers et fréquente très régulièrement le
centre de loisirs.
La
famille a fait une demande de séjour en 2006, en Préfecture de Bobigny,
dans le cadre de la circulaire ministérielle du 13 juin
2006. Bien
que correspondant aux critères énoncés par le Ministre, la famille
NICOLAS comme 80% des familles d’Aubervilliers a
reçu un arrêté de reconduite à la frontière.
Il
a été aussitôt contesté auprès du tribunal administratif, comme portant
une atteinte disproportionnée à la vie familiale. Malheureusement, le
tribunal débordé de requêtes, et après deux ans d’attente, a décidé de
prononcer une
ordonnance de non lieu à statuer, sans même examiner le
dossier.
|
Le
juge doit décider, lundi, de la légalité de l'arrêté de reconduite à la
Frontière pris le 13 janvier 2009 par la
Préfecture.
Il
doit en particulier se prononcer sur le fait qu'il puisse violer les
lois françaises qui protègent la famille, la déclaration des droits de
l'homme, et la déclaration des droits de l'enfant et autres lois et
traités internationaux signés par la France.
La
maman se trouve maintenant face à la terrible perspective de se
retrouver seule, avec deux enfants à charge.
Si
le juge considère que la décision de la Préfecture est légale, Monsieur
NICOLAS
retournera en rétention et tout sera fait pour l'expulser au plus vite.
Dans le cas contraire il sera libéré dans l'attente d'une éventuelle
régularisation.
Monsieur NICOLAS ne trouvera
aucun soutien familial en Haïti. Ses parents sont décédés depuis fort
longtemps.
La concubine de Monsieur NICOLAS
est dans la plus grande détresse, la petite fille pleure très souvent
et réclame son papa.
La famille est assisté d'un avocat.
(renseignements
communiqués en accord avec la famille) |
|
|
Le
juge a confirmé l’Arrêté de reconduite à la Frontière de la Préfecture
de Seine Saint Denis.
Monsieur
Dieuler NICOLAS, père de deux enfants scolarisés est maintenant
expulsable, si la Préfecture de Seine Saint Denis ne reconsidère pas sa
situation familiale. |
Nous
avons accompagné la femme de Monsieur NICOLAS ce matin, au Tribunal
Administratif.
L’avocat
n’a pas réussi à faire valoir le dossier de Monsieur NICOLAS, que nous
persistons à considérer comme un bon dossier.
- Arrivée
en France en 2000 soit bientôt 9 ans, les deux premières années en
Guyane, les sept suivantes en région parisienne.
- Deux
enfants scolarisés sur le territoire Français : l’aîné de 11
ans en Guyane et la petite de 4ans et demi à Aubervilliers.
- Preuves
de présence.
Venant
d'un des pays les plus pauvres de la planète, avec leur fils, les deux
parents ont fait, dès leur arrivé en France, dans le département de la
Guyane, une demande d'Asile. L'asile leur étant refusé, ils ont été
convoqués à la commission des recours à Paris, à
neuf mois d’intervalle.
Après
le rejet définitif des demandes d’asile des deux parents, il leur a été
impossible de rejoindre la Guyane pour retrouver leur fils. Ils ont
préféré se maintenir à Paris sans l’enfant, plutôt que de rejoindre
Haïti.
L’enfant,
né en 98, est aux soins du frère et du neveu de Monsieur NICOLAS, qui
sont en situations régulières en France, et établis en Guyane. Monsieur
NICOLAS assure l’entretien matériel de son fils, et la famille souffre
beaucoup de la séparation qui s’éternise.
En
2004, un second enfant est né, une petite fille, actuellement
scolarisée en maternelle à Aubervilliers.
Elle
ne connaît que la métropole et rêve de voir un jour son frère, avec qui
elle communique par téléphone.
La
famille est entièrement francophone.
En
2006, demande de séjour, dans le cadre de la circulaire Sarkozy,
la famille correspondant aux critères énoncés :
-
résidence habituelle en France depuis au moins deux ans à la date de la
publication de la présente circulaire d’au moins l'un des parents;
-
scolarisation effective d’un de leurs enfants au moins, en France, y
compris en classe maternelle, au moins depuis septembre 2005 ;
- naissance
en France d’un enfant ou résidence habituelle en France d’un enfant
depuis qu’il a atteint au plus l’âge de 13 ans ;
- absence
de lien de cet enfant avec le pays dont il a la nationalité ;
- contribution
effective du ou des parents à l’entretien et à l’éducation de l’enfant
dans les conditions prévues par l’article 371-2 du code civil depuis
sa
naissance ;
- réelle
volonté d’intégration de ces familles, caractérisée notamment par,
outre la scolarisation des enfants, leur maîtrise du français, le suivi
éducatif des enfants, le sérieux de leurs études et l’absence de
trouble à l’ordre public.
La
demande a été suivie d’un APRF, aussitôt contesté.
Après
deux ans d’attente, le Tribunal Administratif débordé de dossiers, a
prononcé une ordonnance de non lieu à statuer.
S’il
est reconduit à Haïti Monsieur Nicolas ne reverra:
- Ni
sa femme et sa fille qui habitent Aubervilliers
- Ni
son fils aîné qui est aussi en France, dans le département 97 Guyane.
Les
parents de Monsieur NICOLAS sont décédés, il n’a donc personne pour
l’aider là-bas, et ne pourra plus faire face à l’entretien de ses deux
enfants scolarisés en France.
Je
ne commenterais pas cette décision de justice. |
Nous
recevons un appel de Monsieur NICOLAS depuis le centre de rétention.
Il
en est à son seizième jour et nous demande pourquoi l’escorte ne la pas
conduit devant le juge des libertés pour prolonger sa rétention. Cette
anomalie fait naitre en nous de grands espoirs, mais nous n’osons pas
lui en faire part.
Dans l’heure qui suit c’est l’avocat qui nous confirme la libération de
son client.
Nous avons aussitôt prévenu tout le monde par le communiqué suivant :
TRÈS BONNE NOUVELLE
Monsieur
Dieuler NICOLAS a été libéré aujourd'hui après avoir passe 15 jours en
rétention a Bobigny.
Malgré
les 8 années de présence en France, ses deux enfants scolarises de 11
ans et 5 ans, le juge avait considéré qu il était légal de le
reconduire a des milliers de km à Haïti, loin de sa famille.
Le comité de vigilance d Aubervilliers a tout fait pour que la
situation soit mieux appréhendée par les parties prenantes.
La
décision de ne pas demander au juge deux autres semaines de rétention,
pour tenter de réaliser l'expulsion, est peut-être le fruit de ce
travail.
Dans cette affaire, bien mal partie, des décisions humaines
ont été prises, nous en saluons les auteurs et remercions tous ceux qui
sont intervenus pour sauver cette famille de la dislocation.
|
Nous
avons ensuite eu Monsieur NICOLAS au téléphone à de multiples reprises,
sa joie est grande, il n’en revient toujours pas de se retrouver libre,
sa femme est très éprouvée.
Il reste sous le coup d’un arrêté de
reconduite à la frontière, qui pourrait être exécuté s’il se fait de
nouveau contrôler dans l’année. |
 |
Audience
au Tribunal Administratif de Versailles.
Le Préfet de l'Esssone a décidé de reconduire en Chine, un papa
d'Aubervilliers.
Il devrait quitter:
- sa femme enceinte de sept mois
- sa fille âgée de 6 ans, née à
Aubervilliers
Il comparaitra libre.
Soyons nombreux à l'accompagner avec sa famille . |
Audience au Tribunal
Administratif de Versailles
LUNDI 26 JANVIER 2009 à 14 heures.
56 avenue de Saint
Cloud
78011 Versailles
C'est
depuis l'école de la petite fille, que nous avons appris qu'un papa
n'était pas rentré. Sa femme en larmes, et la petite fille sont venues
apprendre la nouvelle aux enseignants.
Ce papa avait téléphoné en
disant qu'il avait été arrêté dans le 91, sans sans dire où.
Il n'avait
jamais rappelé ensuite.
Nous avons passé des heures à tenter de le localiser, mais sans succès.
Un
seul coup de fil étant autorisé pendant la garde à vue, il n'y avait
que peu d'espoir qu'on l'autorise à rappeller sa femme. Nous avons
lancé des appels sur le réseau RESF, et avons donné de multiples coups
de téléphone, élargissant le rayon autour du lieu supposé de
l'arrestation.
Dans le même temps, nous trions en catastrophe les
pièces de l'épais dossier déjà constitué lors des précédentes demandes
de séjour en 2006 et 2008.
En désespoir de cause, nous préparions un résumé de la situation
familiale prêt à faxer dès qu'il serait localisé.
Enfin
la maman nous informait en fin d'après midi que son mari était libre et
rentrait à la maison. La joie de la maman et de la fillette nous fit
chaud au cœur. Mais nous avions hate de lire le papier remis à ce papa.
Il a rejoint Aubervilliers, le plus vite possible pour nous le montrer.
Il
s'agissait d'un arrêté de reconduite à la frontière, pris par le Préfet
de l'Essonne. |
La
décision de ne pas placer ce papa en rétention laisse la porte ouverte
à plusieurs hypothèses, de la plus humaine à la plus cynique:
- considération
par l'administration de la situation critique dans
laquelle sa femme et sa fille se trouvent.
- manque de place en rétention
- éviter
qu'il exerce son droit de saisir le tribunal administratif pour
contester la décision de reconduite. En effet, tout à la
joie d'être
libéré, bon nombre de personnes, ne comprennent pas que l'arrêté
préfectoral peut être contesté dans le très court délai de 48 heures
après sa notification. En rétention la Cimade fait tout son possible
pour le faire à temps, si la situation familiale le justifie.Par
contre, libre, et sans soutiens avisés qui prennent très vite les
choses en mains, c'est souvent trop tard.
Un
APRF non contesté autorise la reconduite immédiate, lors du prochain
contrôle de Police. Il reste valable un an.
Beaucoup
de parents libérés avec APRF, tout aux joies des retrouvailles, ne
verront jamais leur bon dossier examiné par un juge, car ils ne l'on
pas saisi à temps. Ils sont à la merci d'une expulsion expresse, sans
plus aucune considération pour la vie familiale, leur ancienneté de
séjour et les liens tissés en France. La libération avec APRF
serait-elle une stratégie préfectorale pour créer un vivier de
sans-papiers expulsables sans recours au prochain contrôle, la question
reste posée ?
Nous
préférons croire que des raisons d'humanité ont conduit à la libération
de ce papa, un simple rappel à la loi aurait été bienvenu,
mais la
politique du chiffre exige qu'un APRF de plus soit pris. |
Heureusement les membres du
Comité ont réagit très vite ce vendredi.
Le
tribunal Administratif de Versailles a la particularité d'audiencer
sans délai, même si la personne est libre. Nous avons dû dans la
journée préparer le dossier, et aider la famille à trouver un avocat
disponible.
La
requête en annulation a été enregistrée à temps et l'audience est
prévue
pour lundi 14 heures au Tribunal administratif de Versailles
Si
le juge considère que la décision de la Préfecture est légale, ce papa
sera à la merci du prochain contrôle, tout sera fait, alors,
pour
l'expulser au plus vite.
Dans le cas contraire il devra présenter le jugement en préfecture,
dans l'espoir d'une éventuelle régularisation. |
Soyons
nombreux à accompagner cette famille bien connue du comité, et
dont l'ainée est parrainée par Monsieur le Maire.
|
Compte
rendu d'audience du 26 janvier 2009
C'est
accompagné par le comité que toute la famille Monsieur, Madame et leur
petite fille Chrystelle se sont rendus au tribunal
administratif
de Versailles .
Nous y étions attendus par une solide délégation de
RESF 78, le papa était agréablement surpris de voir tous ces gens qu'il
ne connaissait pas… et qui s'intéressaient à lui !
L'avocate a développé consciencieusement les arguments de ce que nous
appelons un "bon dossier"!:
Ce Monsieur chinois, établi en France depuis 2001, vit avec sa femme,
arrivée la même année, à Aubervilliers.
Ils ont une fillette, née en France, et actuellement scolarisée en C.P,
qui attend avec impatience, la naissance de sa
petite sœur dans un mois et ½ .
Tout
cet équilibre familial a été remis en cause par l'interpellation du
papa, à 6h du matin, alors qu'il se rendait à son travail de cuisinier.
Le Magistrat a écouté attentivement le plaidoyer…
Le papa a été invité brièvement à s'exprimer, ce qu'il a fait, de façon
posée, avec l'aide de l'interprète…
Le cas a été mis en délibéré, jusqu'au lendemain.
Et
la fillette a chaleureusement soutenu son papa en lui proposant d'aller
voir le château (de Versailles !) dont nous lui avions parlé…
Le
lendemain, le verdict est tombé: le juge a considéré qu'il était légal
de reconduire en Chine ce papa, sa vie familiale en France n'a pas été
considérée comme un obstacle.
Faudra-t-il effacer Papa ?
Les lois qui protègent la famille ne sont plus considérées comme
primordiales dans la France de 2009.
Priver une petite fille de son père, et une mère enceinte de son mari
nous semblait être une cruauté d'un autre âge.
Comment reconnaitre la France, dans de telles décisions.
Le papa est désormais à la merci du prochain contrôle, qui sera suivi
de son expulsion sans plus aucun recours.
|

Des
petits enfants
l'attendent
à Aubervilliers.
|
Saber
NAJAH habite à Aubervilliers.
Il est scolarisé au Lycée Georges BRASSENS à
Villepinte
Ses camarades de
Lycée sont
très inquiets de ne plus jamais le revoir.
|
Saber NAJAH a
eu 18 ans, il y a trois mois, il est né le 12/11/1990.
Il
a été contrôlé aux Halles, mercredi 18 février et placé en rétention au
Mesnil Amelot le lendemain.
La Préfecture de Paris a
décidé sa reconduite à la frontière.
L’avocat
a saisi le
tribunal administratif de Melun pour contester cette décision de la
Préfecture de Paris.
Une audience est prévue pour le :
JEUDI
26 FEVRIER à 9H.
TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE MELUN
43, rue du Général de Gaulle
77008 Melun Cedex
Il
faut venir soutenir Saber NAJAH
Ligne RER D, direction Melun
A partir de la gare de Melun, prendre le bus ligne A, arrêt "centre
culturel".
|
 |
Le juge devra décider de la légalité de la
décision de reconduite à la Frontière.
•
Si cette décision est considéré comme allant à l’encontre des lois
françaises et des traités et accords signés par la France, elle sera
annulé et Saber sera libéré.
• Si le juge considère qu’il est
légal de reconduire cet élève en Tunisie, de l’arracher à sa famille
d’accueil, et de lui faire interrompre brutalement sa scolarité, il
sera reconduit en centre de rétention et expulsé dans les jours qui
suivent.
Une
présence Jeudi matin à MELUN de ses camarades et professeurs, et
militants est vivement souhaitée, mais elle ne doit, surtout pas, avoir
pour but de perturber l’Audience, ce qui pourrait nuire à Saber.
Il est important de montrer au juge, dans le calme, que vous n’êtes pas
indifférent au sort de Saber.
Cela peut faire pencher sa décision du bon coté.
|
|
Tunisien,
issu d’une famille nombreuse à très faible revenu, son père étant
journalier agricole, il a rejoint, à l’age de 15 ans, le 15/12/2005,
son cousin germain français, habitant d’Aubervilliers, qui seul pouvait
lui assurer de pouvoir poursuivre sa scolarité.
Cette famille française d’Aubervilliers l’a entièrement pris en charge,
depuis cette époque.
Ils avaient avaient à l’époque une petite fille de 3 ans et un
garçon nouveau né.
Saber s’est aussitôt beaucoup occupé des enfants, car les parents
travaillent tous les deux et ont des horaires variables.
Madame est aide-soignante, et Monsieur Chauffeur d'autobus.
Aujourd’hui les enfants sont âgés de 7 ans, et trois ans et demi.
Ils ont vécu tout leur enfance avec Saber et le considèrent comme leur
grand frère. Son absence leur est inexplicable.
Il va souvent les chercher aux écoles Jean PERRIN et Joliot CURIE
d’Aubervilliers.
Saber
NAJAH a suivi sa scolarité d’abord à la Courneuve, puis au Lycée
Georges Brassens de Villepinte, ou il prépare un CAP-vente pour la fin
de l’année scolaire 2009, et un BEP pour 2010.
Le juge des
libertés a accordé à la Préfecture de Paris, le droit de le maintenir
enfermé pour 15 jours, au centre de rétention, ce qui facilitera
beaucoup son expulsion.
Il y est actuellement, et commence à comprendre qu’il pourrait bientôt
ne jamais revoir son Lycée et sa famille d’Aubervilliers.
Au Mesnil- Amelot, il est considéré comme un jeune français, et les
retenus sont choqués de le voir parmi eux.
Monsieur
le Préfet de PARIS peut décider, à tout moment, de libérer ce très
jeune majeur, il peut aussi lever l’arrêté de reconduite à la
Frontière, ce qui permettrait à cet élève de présenter une demande de
séjour en Préfecture de Bobigny.
Cette demande était en préparation
pour être déposée prochainement, il n’est légalement sans-papiers que
depuis 3 mois, depuis qu’il a eu 18 ans.
Merci d’intervenir, de
manière courtoise,
auprès de Monsieur le Préfet de Paris, et auprès du ministère de
l’immigration pour demander la fin de la rétention et l’abrogation de
l’arrêté de reconduite à la frontière.
|
Préfecture
de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
|
Ministre
de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01
77 72 61 00
fax
: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
|
|

JEUDI
26 FÉVRIER
Audience à 9H.
TRIBUNAL
ADMINISTRATIF
DE MELUN
43, rue du Gal de Gaule
77008 Melun
Ligne RER D,
direction Melun
A partir de la gare de Melun, prendre le bus ligne A, arrêt "centre
culturel".
|
|
Saber NAJAH n’est plus en
rétention,
il a retrouvé sa
famille ce matin à l’issue de l’audience
en appel du juge des libertés.
Il est
assigné à résidence.
La procédure d’éloignement se
poursuit,
car
l’arrêté
préfectoral de reconduite à la frontière
n’a pas été levé par la Préfecture de
PARIS.
Il passe demain au
Tribunal Administratif de MELUN,
il y
comparaîtra
libre.
Il faut
venir soutenir Saber NAJAH
Saber
NAJAH habite à Aubervilliers, et est scolarisé au Lycée Georges
BRASSENS à Villepinte, il vient de passer une semaine très
dure,
derrière les barbelés du centre de rétention.
Le
Préfet de Paris a décidé sa reconduite à la frontière,
le
juge devra se prononcer sur cette décision administrative.
L'audience est publique.
|
|
|
Saber NAJAH a eu 18 ans, il y a trois
mois, il est né le 12/11/1990.
Il a été contrôlé aux Halles, mercredi
18 février et placé en rétention au Mesnil Amelot le lendemain.
La Préfecture de Police de Paris a
décidé sa reconduite à la frontière.
|
Tunisien,
issu d’une famille nombreuse à très faible revenu, son père étant
journalier agricole, il a rejoint, à l’age de 15 ans, le 15/12/2005,
son cousin germain français, habitant d’Aubervilliers, qui seul pouvait
lui assurer de pouvoir poursuivre sa scolarité.
Cette famille française d’Aubervilliers l’a entièrement pris en charge,
depuis cette époque.
Ils avaient avaient à l’époque une petite fille de 3 ans et un
garçon nouveau né.
Saber s’est aussitôt beaucoup occupé des enfants, car les parents
travaillent tous les deux et ont des horaires variables.
Madame est aide-soignante, et Monsieur Chauffeur de bus.
Aujourd’hui les enfants sont âgés de 7 ans, et trois ans et demi.
Ils ont vécu tout leur enfance avec Saber et le considèrent comme leur
grand frère. Son absence leur est inexplicable.
Il va souvent les chercher aux écoles Jean PERRIN et Joliot CURIE
d’Aubervilliers.
Saber
NAJAH a suivi sa scolarité d’abord à la Courneuve, puis au Lycée
Georges Brassens de Villepinte, ou il prépare un CAP-vente pour la fin
de l’année scolaire 2009, et un BEP pour 2010.
L'avocat
a saisi le
tribunal administratif de Melun pour contester cette décision de la
Préfecture de Paris.
Le juge devra décider de la légalité
de la décision de reconduite à la Frontière.
- Si
le juge annule l’arrêté préfectoral, Saber pourra faire sa demande de
séjour à Bobigny.
- Si
le juge confirme la décision, Saber devra se soumettre à la décision
administrative et quitter la France.
Une
présence Jeudi matin à MELUN de ses camarades et professeurs, et
militants est vivement souhaitée, mais elle ne doit, surtout pas, avoir
pour but de perturber l’Audience, ce qui pourrait nuire à Saber.
Il est important de montrer au juge, dans le calme, que vous n’êtes pas
indifférent au sort de Saber.
Cela peut faire pencher sa décision du bon coté.
|
|
|
Monsieur le Préfet de
Police, et Monsieur le Ministre de l’immigration peuvent à tout moment
décider de lever l’Arrêté de reconduite à la frontière, même si le
jugement s’avère négatif.
Cela permettrait à cet
élève de présenter une demande de
séjour en Préfecture de Bobigny.
Cette demande était en préparation
pour être déposée prochainement, il n’est légalement sans-papiers que
depuis 3 mois, depuis qu’il a eu 18 ans.
Merci d’intervenir, de
manière courtoise,
auprès de Monsieur le Préfet de Paris, et auprès du ministère de
l’immigration pour demander la levée de l'arrêté de reconduite à la
frontière, afin que Saber puisse déposer sa première demande de séjour
à Bobigny.
|
|
Coordonnées,
sauf si vous avez des contacts plus directs.
Préfecture
de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
|
Ministre
de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01
77 72 61 00
|
|
|
 |
Saber
ne sera pas reconduit de force en Tunisie
L'arrêté
de Reconduite à la frontière est annulé par le juge du Tribunal
Administratif de Melun.
|
Il pourra donc faire sa
demande de séjour à Bobigny.
Très ému,
il remercie tous ceux qui l'ont aidé.
Saber
NAJAH habite à Aubervilliers, et est scolarisé au Lycée Georges
BRASSENS à Villepinte, il vient de passer une semaine très
dure,
derrière les barbelés du centre de rétention.
Le
Préfet de Paris avait décidé sa reconduite à la frontière, en
lui
interdisant, de fait, de pouvoir faire une demande de séjour.
Il a 18 ans et trois mois.
Grosse émotion de sa famille française, et de tous ses copains venus en
nombre.
Compte
rendu d’Audience Tribunal Administratif de Melun le
26 février 2009
Saber NAJAH jeune majeur de 18ans et
trois mois, placé une
semaine en rétention administrative, puis assigné à résidence depuis la veille. Il
tente de
faire annuler, auprès du Tribunal Administratif de Melun, la décision
de
reconduite à la frontière prise par le Préfet de Police de Paris.
Nous avons retrouvé Saber et toute sa famille française,
cousines oncles et tantes étaient venus, l’inquiétude se lisait dans
les yeux
de tous. Les deux petits enfants français, qui ont toujours vécu avec
Saber
n’étaient heureusement pas présents.
Les camarades de Saber sont arrivés en nombre, ils avaient
mis au point par eux-mêmes toute une organisation, pour pouvoir arriver
en
minibus et voitures particulières jusqu’à Melun.
Ils tentaient de faire sourire Saber, mais n’y parvenaient
pas.
L’avocat est arrivé frigorifié, il était venu en moto depuis
Paris.
Nous avons traversé la cour ou stationnaient les fourgons
cellulaires remplis des retenus extraits dans la nuit du centre de
rétention. Personne
n’avait oublié que Saber était encore, la veille, menotté dans l’un de
ces
fourgons, avant d’être assigné à résidence et de pouvoir passer la nuit
à
Aubervilliers.
Un esprit de solidarité emplît la cour, peut-être est-il
parvenu jusqu’aux cellules.
Nous avons fait les dernières photocopies, et avons pu
fournir, in extremis, la dernière attestation d’une école
d’Aubervilliers que
la famille avait récupéré dans la nuit.
L’audience a débuté. Tout le monde était effaré de ne
pouvoir comprendre un mot de ce que disait le juge, son débit rapide,
son grand
éloignement du public, et la catastrophique qualité phonique de la
salle nous a
fait saisir que bien peu de choses avaient changées depuis 1874, date
de construction
du bâtiment.
Le premier cas était celui d’un homme dont l’avocat disait
que toute sa famille était française ou
résidente en France, et qu’il était le seul à ne pas avoir de papiers.
Le juge
a demandé à l’avocat où étaient les pièces qui le prouvaient.. Il a
répondu que
la famille avait tout en main, mais s’était trompée de Tribunal, il a
demandé un
délai pour que tout puisse être faxé. Aucune contradiction de la
Préfecture
concernée, car aucun représentant n’était présent.
Le juge a refusé, il s’est retiré pour délibérer, puis est
revenu pour dire que la requête était rejetée.
L’intransigeance du juge a jeté
un froid, car il a semblé à beaucoup que le juge faisait payer au
retenu, le
fait d’avoir un dossier si mal bouclé, et une famille paniquée qui
aurait
confondu deux tribunaux. Personne ne saura si les faits présentés
étaient
exacts, ou n’étaient qu’un coup de poker de l’avocat. Comme nous
l’avons déjà
vu, récemment à Cergy, les juges ne tolèrent pas l’improvisation dans
la
préparation des dossiers, malheureusement seuls le retenu et sa famille
déchirée en payeront les conséquences.
Pour tous les cas qui ont suivi, aucun représentant des
Préfectures concernées n’était présent.
Enfin l’affaire de Saber a été appelée, la
Préfecture de
Paris avait, elle, pris les moyens de faire venir un avocat, et pas
simplement
un fonctionnaire représentant la Préfecture.
Saber est venu seul à la barre ; nous avons vu des
signes d’étonnement parmi les retenus et leur escorte.
Les bancs étaient tous
remplis et les copains de Saber se tenaient debout, au fond de la
salle, un
grand silence s’est fait.
L’avocat
de Saber a fait un exposé très complet de la vie de
Saber. Il a fait état de son enfance en Tunisie,
au sein d’une famille en proie
à de grandes difficultés matérielles, de la décision courageuse prise
par ses
cousins français de le prendre à leur charge, pour soulager la famille
et
assurer un avenir scolaire à Saber, de sa parfaite intégration à
Aubervilliers,
et de la réalité de son projet scolaire à Villepinte, attestations des
enseignants à l'appui. Il a aussi parlé de la
grande émotion qui était née à Aubervilliers et à Villepinte, de le
savoir
enfermé et menacé d’expulsion, pour le simple fait d’avoir eu 18 ans,
trois
mois plus tôt, et d’être en retard pour déposer sa demande de séjour .
Les courriers adressés au Ministre de l’immigration et au
Préfet de PARIS par Monsieur le Sénateur RALITE, ancien Maire
d’Aubervilliers,
par Madame le Maire de Villepinte Nelly ROLAND IRIBERRY, par Monsieur
le maire
d’Aubervilliers Jacques SALVATOR, par Monsieur le député-maire François
ASENSI,
par Monsieur le député Daniel GOLDBERG et par beaucoup
d’autres ont été
aussi mentionnés par l’avocat qui a invité, le juge, à en prendre
connaissance
dans le dossier. L’avocat a rendu hommage à la mobilisation du Comité
de Vigilance,
du réseau RESF, des enseignants de Saber, dont bien peu ont pu
malheureusement
être prévenus pour cause de vacances scolaires.
La prise en charge par Saber des petits enfants de la famille
NAJAH,
depuis leur plus jeune âge a aussi été évoquée.
L’avocat de la Préfecture était plus difficile à entendre,
il a, bien sûr, avancé que la vie familiale de Saber était en Tunisie,
auprès de
ses parents et de ses frères et sœurs, que rien ne l’autorisait à vivre
en
France auprès de cousins. Il a pris soin de dire au juge, que
l’homonymie de
Saber et de ses cousins français n’était en aucun cas la preuve de
liens
étroits. Il a osé déclarer à Saber, qu’il n’aurait qu’à faire une
demande de
visa à l’ambassade de France à Tunis, pour pouvoir revenir finir sa
scolarité
en France. Cette proposition a soulevé l’indignation dans la famille
NAJAH, et
chez tous ceux qui savent que les chances d’obtenir rapidement un visa,
de la
part de l’administration consulaire sont proches du « double
zéro ».
L’avocat de Saber, a pu reprendre la parole, pour confirmer
ce point, et rappeler que Saber devait passer son CAP cette année, un
aller-retour,
étendu sur plusieurs mois, réduirait à néant ses chances de réussite.
Le juge
a demandé à voir les cartes d’identités françaises
de Madame et Monsieur NAJAH,
Ils ont rejoint Saber à la barre. Tous ont vu des
parents entourant un enfant en détresse.
Le juge a sermonné Monsieur et Madame NAJAH de n’avoir pas
entrepris de démarches avant l’age de 18 ans, ils ont répondu, éplorés,
qu’ils
n’avaient pas vu l’enfant grandir et que le temps avait passé, sans
qu’ils ne
s’en rendent compte. Le juge ne laissait rien deviner de ses
sentiments. Il a
annoncé que sa décision était mise en délibéré, et qu’il appelait
l’affaire
suivante. Saber nous a rejoint. Après quelques minutes de flottement nous avons tous quitté la
salle, le juge n’a porté
aucune attention à ce mouvement de foule.
L’avocat fut félicité, mais il restait réservé quant au
résultat. Chacun est venu témoigner affection et soutien à Saber. Il
restait
muet.
Les distributeurs de boisson furent mis à l’épreuve. Les
jeunes voulaient tout savoir sur ce que nous faisions pour les
sans-papiers, et
pourquoi. Comme d’habitude, ils découvraient incrédules ce qui pouvait
se
passer dans la France de 2009.
Pour préparer Saber au pire, nous avons parlé avec lui de la
Tunisie, et de l’avenir qu’il aurait peut-être dans ce pays, c’est à ce
moment
là que nous avons réalisé la panique dans laquelle il se trouvait à
l’idée de
s’y retrouver dans quelques jours.
Nous n’avons pas insisté et lui avons montré
les lettres de soutien des hommes politiques qui s’étaient mobilisés
pour lui,
il lisait sans comprendre pourquoi des gens si importants avaient écrit
pour
lui, et était confus de les savoir si bien informés sur sa vie, et si
solidaires.
Personne ne parvint ensuite à le sortir de son silence, les
regards d’encouragement furent notre dialogue.
Le juge s’étant retiré pour délibérer, tout le monde revint
dans la salle d’audience.
Quelques minutes plus tard, le juge fut annoncé.
Le premier cas fut appelé. Un Monsieur dont toute la famille
avait obtenu l’asile politique en Europe, et avait lui aussi dû fuir
son pays,
voyait sa requête rejetée. Le juge fit venir le chef d’escorte et lui
recommanda de bien lire les attendus du jugement avant de réaliser la
reconduite à la frontière. Nous
apprendrons ensuite, que la reconduite à la
frontière était bien jugée légale, mais qu’elle ne devait pas être
réalisée
vers le pays d’origine. Ce Monsieur devra donc trouver un autre pays où
aller.
Il est probable, qu’il n’en trouve pas, et reste sans-papiers en
France,
jusqu’à son prochain arrêté de reconduite à la Frontière, ou sa très
hypothétique régularisation. Le juge lui a laissé ainsi la chance
d’échapper
pour l’instant à ses tortionnaires.
Nous espérons que l’administration lui épargnera de rester
jusqu’au 32 ème jour en rétention administrative.
Saber NAJAH fut appelé. Il rejoint la
barre entouré de ses
parents d’adoption.
Les premiers rangs entendirent. « L’arrêté de
reconduite
à la Frontière pris par Monsieur le Préfet de Police de Paris contre
Monsieur
Saber NAJAH est annulé »
C’est en voyant Saber plonger dans les bras de Monsieur à
Madame NAJAH, que toute la salle comprit, des cris de victoires
jaillirent,
vite réprimandés par
l’avocat au sourire
radieux.
Le juge imperturbable récitât son jugement jusqu’au bout,
qui permettait à Saber à se présenter
en
Préfecture de BOBIGNY pour faire sa demande de séjour.
Il poursuivit ensuite en
sermonnant les associations de défenses
des sans-papiers, « qui
plutôt que de venir au tribunal, auraient mieux fait de préparer la
demande de
séjour dans les temps ». Nous aurions volontiers
répliqué que nous
n’étions pas une administration, ni un service public, mais plutôt que
des
bénévoles sans moyens en temps ni argent, et sans cesse mobilisés sur
le front
des arrestations. Le véritable scandale étant, que sans aide,
d’associations ou
de professionnels rémunérés, il est devenu très difficile de faire
valoir ses
droits au séjour.
Toute contreverse étant exclue, nous avons eu au moins la
satisfaction de savoir que le juge avait remarqué notre présence, et
voulons
croire, que l’excellente tenue et le calme de l’assistance aura été
pour une
part dans sa décision.
Dès que le juge se tût, Saber courût vers les bancs ou se
trouvaient toute la famille NAJAH pour s’y
fondre, c’est in extremis qu’on le
rattrapa pour aller signer les formulaires auprès de la greffière.
Le juge poursuivait en annonçant les verdicts bons et
mauvais, nous préférâmes sortir, pour
épargner aux malheureux retenus le spectacle de notre liesse.
La jeunesse s’enfuit vers la cour du tribunal, ou des
clameurs, trop longtemps contenues, retentirent.
Dans le
hall du tribunal Saber passait de main en main,
embrassés par tous, avant d’aller rejoindre la troupe.
Nous félicitâmes l’avocat, modestement il attribua sa
réussite aux efforts du Comité de Vigilance.
Les représentants du Comité et de RESF, eurent leur grande
part de remerciements de toute la famille
NAJAH, quelques larmes furent échangées.
Saber n’était plus muet.
La jeunesse s’égailla comme une volée de moineaux, l’appel
d’Aubervilliers se fit sentir.
Un vieux Monsieur, qui attendait l’autobus, nous félicitât
sans rien savoir de l’affaire.
Il avait deviné qui était la partie adverse, et quels
étaient ses sombres projets.
Après quelques coups de fils, un peu trop chargés d’émotion,
nous primes la route.
Les dizaines d’heures passées sur le dossier Saber, se
faisaient ressentir.
La
mobilisation avait dépassé tous nos espoirs, en
particulier de la part des hommes politiques du 93, et des camarades de
Saber.
Toutes
les personnes sollicitées nous ont aussitôt fourni
tout le soutien nécessaire, jamais personne n’a cherché à nous
convaincre de
nous plier aux décisions de la Préfecture
de Police de Paris.
Saber va maintenant se précipiter en Préfecture de Bobigny,
nous espérons tous une décision
d’admission exceptionnelle au séjour, dans le
cadre de la vie privée et familiale, de la part de Monsieur le Préfet
de la Seine Saint Denis.
|
|
9
avril 2009

|
Monsieur AKLI, père de
famille d'Aubervilliers est
libre
suite à un vice de Procédure.
Il reste sous le coup de
l'obligation à quitter le territoire.
Le
Tribunal Administratif est saisi.
|
Audience
devant le juge des
libertés.
Nous
étions très pessimistes ce matin, car rien ne semblait supposer qu'une
libération soit possible.
Il
avait été décidé de laisser plaider l'avocat de permanence, l'avocat de
la famille étant absorbé à préparer l'audience du Tribunal
Administratif.
Nous
avions mission de lui présenter le dossier, alors qu'il prenait
connaissance par ailleurs des pièces, justifiant l'interpellation et le
placement au centre de rétention.
Un
premier retenu a été conduit devant le juge, son avocat a fait valoir
le défaut de signature au bas du procès verbal de fin de garde à vue,
la cas a été mis en délibéré.
Pour
Monsieur AKLI, il ne s'agissait pas d'un défaut de signature, mais
d'une pièce manquante. Le procès verbal de fin de garde à vue n'était
pas dans le dossier.
Le juge a
décidé immediatement qu'il y avait vice de procédure.
Eberlué,
Monsieur AKLI a été libéré sur le champ, et est tombé dans les bras de
sa femme.
|
20
juin 2009 Audience devant le juge des libertés Tribunal de Bobigny.
Un papa
d'Aubervilliers, qui avait déjà passé 3 semaines en rétention
en Avril 2009, a de nouveau été contrôlé et placé en rétention, la
Préfecture a saisi le juge des libertés pour pouvoir le placer 15 jours
en rétention pour réaliser l'expulsion.
Ce papa est sous le coup
d'un Arrêté de reconduite à la Frontière de 2009, bien qu'il vive en
France depuis plus de 10 ans. Il a trois enfants,
dont deux nées en France, l'ainée y est arrivée à 8 mois. Les trois
filles sont scolarisées à Aubervilliers. |
Compte
rendu d'Audience:
Nous avons attendu plus de deux heures l’ouverture du tribunal de
Bobigny ce matin.
Ce
n’est qu’une fois le juge arrivé, et les retenus conduits en salle
d’audience, que le tribunal ouvre et laisse entrer le public. L’attente se fait donc debout
en plein vent, ou assis sur les murets en briques des
plates bandes.
L’architecte
a tout prévu, mais à l’intérieur. Sièges et plantes vertes
luxuriantes sont visibles derrières les vitres sales.
La salle d’audience est déjà pratiquement pleine avec les retenus et
les nombreux policiers d’escorte.
Nous
ne trouvons pas le papa. Il est déjà en entretien dans une salle fermée
avec l’avocate commise d’office. La police refuse de nous laisser
assister à l’entretien, et nous dit que nous pourrons voir l’avocate
dès qu’elle aura fini.
Nous devons donc patienter sans même que notre présence soit signalée,
alors que nous avons des pièces à transmettre.
Enfin, profitant d’une diversion nous approchons l’avocate,
et lui proposons nos
pièces et faisons le tri sur deux chaises avec un policier dans le dos.
L’échange est très rapide et aucun point confidentiel n’est abordé.
Nous
désespérons de voir arriver la maman et les trois enfants. L’avocate,
qui s’inquiète d’avoir à plaider sans faire état d’aucun soutien de la
famille, parvient à obtenir que ce cas passe en dernier.
La maman nous expliquera qu’elle
ne pouvait priver de ses filles de la fête de l’école qui se préparait
depuis des mois, elle a donc décidé d’y passer la matinée,
pour épargner aux enfants une grande déception, et tenir l’angoisse à
distance.
L’audience
débute. Les retenus sont essentiellement des nouveaux venus en France
interpellés à Roissy. L’avocate soulève plusieurs vices de procédure,
mais le juge les balaye aussitôt, tout en rédigeant au stylo
son jugement alors que les débats ont toujours cours.
La
salle attend en silence que le juge finisse de rédiger, les retenus
sont invités à signer. Le juge ne daigne pas toujours exprimer
verbalement la décision. Tous
seront reconduits en rétention.
L’un deux demandera au juge que la cour veuille bien l’aider à regagner
son pays, le juge le rassure en lui disant que pour cela, il n’y avait
aucun problème.
La famille arriva enfin, la maman et la fille aînée en salle
d’audience, alors qu’à
travers la vitre sans teint des fenêtres, nous assistions à une
démonstration de danse des deux petites filles cadettes restées dans la
cour. La fête de l’école, ça ne s’oublie pas.
L’affaire est appelée, nous faisons rentrer les petites en
salle d'Audience.
L’avocate
soulève encore des vices de procédures, dont l’un semble flagrant. La
police mentionne un trajet de deux heures entre Montreuil et Bobigny,
les horaires indiqués semblent fantaisistes. Le juge fait la moue face
aux explications de l’avocate. Puis
il découvre soudainement qu’il a affaire à un père de trois enfants.
Bien que les fillettes soient dans la salle, il n’avait pas fait le
lien. Le papa, très nerveux, est rappelé à l’ordre.
Incompréhension et quiproquos règnent, la préfecture affirme que ce
Monsieur est recherché car inscrit dans un fichier judiciaire, nous
fournissons immédiatement le non-lieu dont il a bénéficié des anées
plus tôt. Même acquitté, son nom est resté dans le fichier.
Le
juge se rend compte maintenant que ce Monsieur n’est pas seul. Le
magistrat cherche un code pénal car il n’en a pas, il le demande à
l’avocate qui doit courir le chercher dans son vestiaire. Les livres de
loi disponibles ne sont pas à jour, un code Ceseda en lambeaux est
trouvé.
Le juge plonge dans une longue rédaction, après de longues minutes il
annonce «
Je ne donne pas suite à la requête »
sans indiquer de quelle requête il s’agit. Nous devons nous adresser à
l’avocate pour connaître le sens de la décision. Elle nous répond que
Monsieur va sortir car le juge n’a pas donné suite à la
requête de
la Préfecture qui demandait 15 jours de rétention.
Le papa
reste incrédule, avant de se voir entouré et fêté par ses filles.
Nous sommes soulagés.
La
perspective de vivre une scène contraire en cas de placement en
rétention devenait insupportable, nous n’osions plus regarder les
fillettes.
Leur joie éclate, mais nous pensons qu’aucune n’a pris
vraiment conscience de l’enjeux et du risque de ne plus revoir leur
père avant des années. Aujourd’hui restera le jour de la fête de
l’école, avec en plus un papa heureux en fin de journée (même s’il a
loupé la fête de l’école).
Notre présence et celle, in extremis, des
fillettes et de la maman a peut-être aidé le juge à entrevoir les vices
de procédure, qui restaient jusqu’alors sur le bord de la route.
L’escorte
policière est touchée et, peut-être, contente. Elle doit encore
reconduire ce papa au centre de rétention où il sera maintenu quelques
heures en cas d’appel du jugement. Cette dernière incertitude est
cachée aux fillettes.
En fin de journée la libération nous est confirmée.
Ce papa
reste sous le coup d’un arrêté de reconduite à la Frontière jusqu’en
2010, nous espérons qu’il échappera à une troisième
interpellation.
La matinée n’a pas été perdue, nous avons eu même droit à quelques
démonstrations de danse de la fête de l’école.
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3
septembre 2009 rentrée des classes et audience au Tribunal
Administratif pour un jeune marié.
Un Monsieur Algérien sans papier a épousé une résidente algérienne.
Mal
conseillé, sans attendre, il a aussitôt fait une demande de séjour,
comme il aurait pu le faire s’il avait épousé une Française.
Le
statut de résident Algérien en France, est maintenant très loin de
valoir celui de Français. Beaucoup d’anciens résidents qui se sentent à
l’égal des français, découvrent soudainement que leurs droits sont bien
moindres, et pratiquement nuls lorsqu’il s’agit de faire régulariser un
conjoint.
Il
est alors trop tard pour entreprendre les démarches, souvent envisagées
depuis longtemps, pour accéder à la nationalité française.
La
demande de séjour a donc abouti à une obligation à quitter le
territoire pour le jeune marié.
La famille a aussitôt saisi le tribunal administratif pour tenter de
faire annuler cette décision de la Préfecture de Bobigny.
C’est
dans l’attente d’une convocation à l’audience que le Monsieur a été
arrêté, hors du département.
A
l’issue de la garde à vue, il a été placé en rétention, en vue de
l’expulsion.
La
Préfecture concernée a saisi le Tribunal administratif, pour que
l’audience soit avancée, et que le Monsieur y comparaisse sous escorte
policière, afin qu’en cas de confirmation par le juge de la décision de
reconduite, celle-ci soit aussitôt exécutée, par la force publique.
La famille n’est pas composée uniquement des deux époux, Madame
a deux enfants d’une précédente union : un majeur de nationalité
française, et une petite fille de 9 ans scolarisée à Aubervilliers.
Elle est
prise en charge par son beau-père sans-papiers,
qui assure le rôle du père. La maman étant très prise par son travail à
l’assistance publique (nuits, weekend) c’est souvent lui qui s’occupe
seul de la fillette.
La Préfecture a pourtant décidé de le placer en
rétention pour 15 jours, pour l'expulser ensuite vers l'Algérie, loin
de sa femme et de la petite fille.
Le juge des libertés et de la rétention a accordé les 15 jours de
rétention demandés.
Ce
3 septembre est le jour de la rentrée des classes à Aubervilliers,
c’est aussi le jour où le tribunal doit décider si la petite fille
verra encore le mari de sa maman l’attendre à la sortie de l’école.
La
petite fille a été conduite par sa mère à l'école, les enseignants ont
fait le nécessaire pour fournir immédiatement toutes les preuves de
scolarité de l'enfant, et autres justificatifs attestant la présence
régulière du beau-père auprès de l'enfant, et son implication dans la
scolarité de l'élève. Nous
devons saluer les enseignants, qui ont pris soin de consacrer du temps
à la famille, alors que mille autres choses étaient à
faire en ce jour de rentrée scolaire.
Nous
avons aussitôt transmis le tout à l'avocat, avec qui nous sommes restés
en contact toute la matinée pour compléter le dossier.
A 13 heures,
nous avons retrouvé Madame, venue accompagnée d'une voisine, et
Monsieur sous escorte policière, avec les autres personnes extraites du
centre de rétention. Nous avons tenté de dialoguer avec lui, mais seul
son avocat était autorisé à l'approcher.
Les
soutiens du Réseau Éducation sans Frontières de Paris étaient aussi
présents, c'est eux qui nous avaient signalé l'arrestation et suivaient
l'affaire de très près.
Nous nous sommes entretenus avec l'avocat, qui nous a présenté son
mémoire fait la veille.
En
plus de la vie familiale constituée en France, il mettait en avant un
supposé retard qu'aurait mis la Préfecture à saisir le Tribunal
Administratif. Faute de preuves quant au déroulement des opérations,
nous restions perplexes, sur la stratégie suivie jusqu'à présent.
L'avocat
a débuté sa plaidoirie par ce motif, le juge a immédiatement précisé
qu'il était incompétent dans ce domaine, mais devait uniquement
examiner la légalité de la reconduite à la Frontière.
La vie
familiale a été exposée ensuite. Monsieur, très impressionné, répondait
de façon succincte au juge, mais toujours en Français, malgré la
présence de l'interprète.
L'avocat a présenté Madame, nous
l’avons poussée à se lever pour rejoindre son mari.
Elle a ensuite pris la parole, et a
expliqué de façon très émouvante quelle était sa vie quotidienne à
Aubervilliers, avec son mari et sa fille. Comment son mari s'occupait
de la petite lorsqu'elle était retenue à son travail, comment il la
conduisait chez le médecin, à l'école. Elle a parlé du vide
inexplicable qu'il y avait maintenant à la maison, et des multiples
questions de l'enfant.
Le juge
écoutait attentivement.
La
Préfecture de Bobigny avait été annoncée comme « non représentée » par
le greffier, mais c’est le représentant de la Préfecture de Paris,
présent pour d’autres affaires qui a pris la parole. Inébranlable, il a
encore trouvé des arguments pour justifier l'inacceptable, tout en
disant qu'il n'avait qu'une faible connaissance du dossier, car il
venait de lui être transmis. Nous avons été étonnés que le juge accepte
d’écouter l’avocat de la Préfecture de Paris, qui était totalement
étrangère à la décision de reconduite à la frontière, mais tentait de
la justifier par les moyens habituels.
Les affaires suivantes ont été appelées, le juge devant délibérer
ensuite dans l'après midi.
Nous
avons quitté la salle, puis le tribunal, laissant Madame et sa voisine
attendre que la décision soit prononcée. Le mari restait sous la
surveillance des gendarmes.
Vers
17 heures, la maman nous apprenait la libération de son mari, comme une
chose toute naturelle, sans pouvoir nous en expliquer la raison.
C'est
le mari qui, après avoir embrassé la petite fille, de retour de son
premier jour d'école, s'est précipité à la réunion du comité pour nous
montrer le jugement.
Le
juge avait décidé d'annuler la reconduite à la frontière.
Applaudissements et sourires.
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20 Novembre 2009
Père de famille, placé en rétention en vue d'expulsion.
Monsieur RAKIC a été interpellé à BONDY, ce vendredi matin.
Il n'a été localisé que le soir, à Bobigny.
La
famille vient de s'installer à Aubervilliers, mais avait déjà constitué
un dossier à Pierrefitte, où elle était déja suivie par des militants
associatifs, et connue de la Mairie.
Bien que deux enfants de 8 et 9 ans, arrivés bébés en France, soient
scolarisés à Aubervilliers, la
Préfecture a décidé de reconduire ce papa à la frontière,
et demande 15 jours de rétention pour pouvoir le faire.
Il
passe devant le juge des libertés ce Dimanche 22 Novembre à 10 heures
au Tribunal de Grand Instance de BOBIGNY. Metro Pablo PICASO
Venez le soutenir !
Le
juge des libertés doit statuer sur la régularité de l’interpellation et
accorder ou non à la Préfecture les 15 jours demandés.
- En cas de vice de procédure le juge pourrait le
libérer.
- S’il peut présenter assez de garanties il
pourrait être assigné à résidence.
- Si le juge le décide il serait placé en
rétention pour 15 jours.
Quelque soit la décision du juge des libertés, il reste sous
le coup d’un Arreté de reconduite à la Frontière.
Ayant
contesté cette décision administrative, il sera conduit sous escorte,
ou devra se présenter librement, devant le juge du Nouveau Tribunal
Administratif de Montreuil dans les prochains jours.
Le juge
administratif devra, alors, se prononcer sur la légalité de la décision
Préfectorale de reconduire ce papa à la frontière.
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22
novembre 2009
Dimanche
au TGI de Bobigny
Les
plantes vertes vont bien.
Arrivés avant 10 heures devant le Tribunal, nous retrouvons Madame
et les deux garçons, accompagnée par le Mrap de Pierrefitte qui suit la
famille
depuis des années.
L’attente
se fait debout sous les bourrasques de vent, les
murets de la largeur d’une brique qui permettent de s’asseoir sont
mouillés.
Les portes du Tribunal sont closes, et aucun vigile n’est visible avant
11
heures, alors que la convocation était pour 10 heures.
L’inquiétude monte chez les familles qui nous ont rejoints,
nous avons du mal à les persuader qu’il s’agit bien de l’entrée
principale, et
que elle ouvrira un jour.
Vers 11 heures 30, à travers les vitres sales du tribunal, nous
voyions arriver, les retenus sous bonne escorte. Ils s’engouffrent dans
la
salle d’audience. L’inquiétude grandit, enfin un vigile ouvre les
portes, tout
le monde rentre et passe sous les portiques électroniques, chacun à
droit de
les faire sonner 2 fois, avant d’être admis.
Une
débauche de plantes vertes orne le tribunal, et elles ont
bien profité du chauffage qui nous
a manqué.
Nous nous ruons vers la salle d’audience, elle est déjà
pleine des retenus et des policiers d’escorte, la police nous affirme
qu’il n’y
a plus de place pour nous.
Heureusement, nous parvenons à intercepter dans le couloir,
l’avocat commise d’office, et lui présenter rapidement le dossier et la
famille.
Seules quelques personnes sont admises dans la salle, devant
nos protestations, la police nous indique que nous pourrons rentrer
lorsque la
personne, pour laquelle nous sommes venus, sera conduite à la barre.
Tous les proches des retenus sont agglutinés derrière la
vitre blindée qui donne sur la salle d’audience, ils assistent à l’audience
sans entendre un traître mot de ce qui est dit. Parmi les
interprètes présents,
aucun ne sait, malheureusement, lire le français sur les lèvres du
juge.
Lorsqu’un retenu est conduit à la barre, une vieille femme
se met à pleurer nous lui indiquons qu’elle pourrait rentrer puisque la
police
le tolère. Elle refuse, car elle craint de ne pas pouvoir retenir ses
pleurs,
si elle avait, en plus, le son.
Monsieur RAKIC a été arrêté en compagnie de 3
ex-yougoslaves sur un chantier. Lorsque le
premier des 3 est appelé à la barre nous rentrons, dans la salle
bondée, sans que
la police ne s’y oppose.
A chacun des trois, il est mentionné le procès verbal
d’interpellation qui mentionne que la gendarmerie est intervenue sur le
chantier, car une patrouille les a découverts fortuitement, alors
qu’ils
travaillaient en hauteur sans les équipements de sécurité requis,
absence de
casques et de chaussures de sécurité. Chacun des trois affirme qu’ils
travaillaient mais au rez de chaussée.
La juge leur réplique que travailler sans casque est
interdit.
L’avocate ne saisi pas la balle au bond, elle aurait pu peut-être
s’inquiéter de savoir si
c’est à la gendarmerie de faire respecter le port du
casque, mais pas plutôt à l’inspection du travail.
L’avocate de la Préfecture
justifie l’intervention de la gendarmerie, du fait que les individus
mettaient
leur propre vie en péril.
Les conditions de l’interpellation ne font malheureusement
pas débat, alors qu’il y avait de la
matière. Quand Monsieur
RAKIC comparait, la juge demande à l’avocate les vices de procédures
qu’elle
soulève. L’avocate répond « aucun », la juge est un
peu surprise.
L’avocate a choisi de plaider pour l’assignation à
résidence, étant donnée les garanties présentés, le passeport qui est
aux mains
de la police, et le domicile dont Monsieur RAKIC est maintenant
propriétaire en
titre à Aubervilliers.
La Préfecture s’indigne de voir qu’un Monsieur à qui ont a
dit de quitter la France, ne la quitte pas, et, en plus, y achète un
appartement. Il est dit que Monsieur RAKIC ne se soumet pas aux
décisions de
l’administration, il est donc probable qu’il ne respectera pas non plus
l’assignation à résidence. La Préfecture dit que le maintien en
rétention
s’impose.
Une fois de plus, nous voyons la Préfecture, transformer une
preuve d’intégration incontestable, comme l’acquisition d’un logement,
en un
élément à charge qui montrerait d’après elle qu’il est impossible de
faire
confiance à ce Monsieur.
Monsieur RAKIC rejoint les autres retenus, ses deux garçons
viennent sur ses genoux.
L’audience est interrompue vers 13 heures, le délibéré est
annoncé pour 15 h30.
Les retenus sont reconduits au centre de rétention menottés
deux à deux, pour déjeuner, l’appétit semble leur manquer quelque peu,
l’escorte en aura peut être un peu plus.
Madame RAKIC a heureusement apporté quelques victuailles qui
voisinent avec le dossier dans la poussette de marché.
Avant 16 heures la juge
arrive accompagnée de
la greffière, Elle commence à annoncer les
maintiens en rétention, puis passe à une assignation à résidence d’un
jeune
touriste, surpris sur le chantier, outils à la main. Elle
insiste bien
sur le fait qu’il est impératif de pointer tous les jours au
commissariat, et
qu’en cas de non respect de l’assignation à résidence une peine de
prison de 3
ans était prévue. Nous espérions que Monsieur RADIC pourrait être, lui
aussi, assigné
à résidence. Quand
son tour arrive, la juge annonce qu’elle avait décidé que le
maintien en rétention ne s’imposait pas dans ce cas, elle n’évoque même
pas
l’assignation à résidence. Elle ordonne la libération,
tout en prévenant que la
Préfecture avait maintenant 4 heures pour faire appel, et que la
libération ne
pourrait intervenir que si la préfecture renonçait à son appel.
Monsieur RADIC a été donc reconduit au centre de rétention.
L’attente
commence, elle durera 4 heures, personne en
Préfecture ne semblant capable de prévenir avant cette échéance s’il y
aurait
appel ou non. Comment savoir si les quatre heures ont servis à examiner
chacun
des jugements avec le plus grand soin, ou si plus simplement, la
poussière
s’est déposée pendant 4 heures sur les feuilles sorties d’un fax dans
un bureau
vide.
Vers 19 heures nous raccompagnons les enfants à
Aubervilliers, la maman soutenue par le MRAP de Pierrefitte, reste à
attendre
dans la jungle de plantes vertes.
Vers 20 heures Madame RADIC nous annonce que son mari est
libre, et qu’ils sont tous deux à Aubervilliers. Elle remercie beaucoup
tout le
monde.
La journée a été dure pour les humains. Nous sommes un peu
jaloux des plantes vertes qui sont beaucoup mieux traités que nous, par
le
tribunal. |
Mardi
24 Novembre 2009 10 Heures
Première
Audience au nouveau Tribunal Administratif de Montreuil
Monsieur RAKIC conteste la décision administrative de la Préfecture de
Bobigny
qui
l'oblige à quitter la France, en y laissant sa femme et ses deux
garçons de 8 et 9 ans qui sont arrivés bébés et ne connaissent que
l'école Française.
La famille a besoin de soutien. Venez Nombreux
Tribunal administratif de Montreuil
7, rue Catherine Puig
(au niveau du 206 rue de Paris)
93 100 Montreuil
Métro : Ligne 9, station Robespierre
Bus : Ligne 318, arrêt Robespierre - métro |
|
Compte
rendu d'Audience
Nous sommes arrivés les premiers devant le nouveau Tribunal
Administratif.
La rue est encombré des camionnettes des multiples entreprises qui
procèdent à l’aménagement intérieur. Le tribunal est une fourmilière,
des ouvriers rentrent et sortent avec des escabeaux, des rouleaux de
moquette et des sacs de plâtre.
La famille RAKIC est arrivée au complet, accompagné de proches et aussi
des deux autres personnes interpellés avec Monsieur RAKIC sur un
chantier (non ce n’était pas celui du Tribunal).
L’un a contesté aussi son APRF, l’autre est titulaire d’un visa de
tourisme, mais tout de même frappé d’APRF par la Préfecture, et assigné
à résidence par le juge des libertés. Il doit pointer tous les jours au
commissariat. Curieuse façon d’accueillir les touristes, que de les
assigner à résidence pendant la durée de leur séjour.
A la vue des enfants, le greffe nous annonce que la Présidente ne
tolère pas leur présence dans la salle, ils devront donc attendre dans
la salle d’attente improvisée dans le hall d’entrée, composée de
quelques chaises de style XX ème siècle, toutes périodes, disposées
face à un échafaudage d’intérieur de style très contemporain.
La maman est très inquiète d’avoir à les laisser seuls. Le touriste
restera avec eux.
Les deux garçons sombrent bientôt dans la découverte d’un jeux vidéo de
téléphone portable qui leur fera oublier père et mère, pendant la durée
de l’audience.
Monsieur RAKIC était bien entouré, en plus de sa famille, étaient
représentés : le MRAP de Pierrefitte qui suit la famille depuis
longtemps, le RESF et le Comité de Vigilance d’Aubervilliers.
L’audience a débuté dans une petite salle surchauffée, un marteau et
une perceuse à percussion comparaissaient dans la pièce d’à coté.
Le juge a questionné Monsieur RAKIC, il n’a pas su répondre aux
premières questions . Celà a surpris le juge, qui semblait s’attendre à
pouvoir dialoguer. Une fois que l’interprète eut fini de
traduire, l’avocate a commencé sa plaidoirie par ce point précis : les
difficultés en langue française de Monsieur RAKIC, et son blocage,
quasi total d’aujourd’hui, essentiellement dû à l’émotion. Elle a
évoqué ses collègues de travail, tous originaires de l’ex-Yougoslavie,
les horaires du bâtiment, et le fait que sa femme roumaine ait, elle,
beaucoup de facilités en français.
Ont été évoqués :
• son parcours depuis son arrivée en
France suite à la Guerre de Yougoslavie
• sa vie familiale actuelle et passée.
• L’éducation de ses deux garçons,
entièrement réalisée en France où ils sont arrivés à l’age de 1 et 2
ans, et les grandes difficultés scolaires qu’ils auraient en cas de
retour dans un pays inconnu.
• La profonde volonté d’intégration de la
famille, par le fait qu’elle a réussi à acquérir un appartement à
Aubervilliers.
• La tentative de déposer une demande de
séjour en tant que chef de chantier, et la façon dont Monsieur RAKIC a
été éconduit en Préfecture de Bobigny, après une nuit d’attente.
La représentante de la Préfecture a ensuite pris la parole.
Elle a reproché à Madame de ne pas avoir fait encore de demande de
séjour. Elle a dit qu’à leur âge, les enfants avaient un capacité
d’adaptation étonnante, et qu’un retour en Serbie pouvait se faire sans
dommages. Elle a enfin contesté les capacités de chef de Chantier de
Monsieur RAKIC, car il ne présentait aucun diplôme, ni attestation
prouvant sa compétence dans ce domaine.
L’avocate, après avoir rappelé au juge que la Préfecture de Bobigny, ne
permettaient pas aux roumains de déposer une demande de séjour, sous
prétexte qu’ils auraient peut-être prochainement plus d’obligation à le
faire, a, finement, rappelé que Monsieur RAKIC avait été
interpellé précisément sur un chantier, en compagnie de deux ouvriers
qu’il dirigeait, remplissant, par là- même, le rôle de chef de chantier.
La représentante de la Préfecture a repris la parole, pour dire que les
ouvriers ne portaient pas le casque, ni ne respectaient les consignes
de sécurité, ce qui prouvait bien l’incompétence de Monsieur RAKIC à
occuper le poste de chef de chantier.
Ce duel nous a amusé, le juge peut-être aussi, mais il n’a rien laissé
paraître.
Personne n’a malheureusement pensé aux ouvriers travaillant dans ce
tribunal coiffés des couvre-chef les plus divers, et dont la compétence
ne semblait pas mise en doute par l’Etat Français qui leur avait confié
l’aménagement du Tribunal.
L’affaire a été mise en délibéré, le jugement sera expédié par la poste.
Un débriefing eu lieu sur le trottoir devant le tribunal, en compagnie
de l’avocate. Le vigile, un peu désespéré, voyait se déclencher la
porte automatique à chacun de nos mouvements. Des vagues de froids
successives entraient dans le tribunal.
L’absence d’un auvent pour s’abriter devant le tribunal, de bancs pour
s’asseoir, et le déclenchement de la porte par tous les passants
empruntant la rue, nous confirmait que l’incompétence existe bien dans
le bâtiment, mais pas forcément où la Préfecture la trouve.
En délibéré.
Jugement positif: l'arrêté de reconduite à
la frontière a été annulé par le juge.
Monsieur RAKIC peut faire réexaminer sa situation en Préfecture de
BOBIGNY. |
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